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Idiose

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Lucie Picandet: Idioses, 2016 Mixed Media On Paper 63 X 61 In. © Courtesy Galerie GP & N Vallois, Paris Picture : AndrĂ© Morin
Idiose

36 rue de Seine
75006 Paris
FR
November 4th, 2016 - December 23rd, 2016
Opening: November 3rd, 2016 6:00 PM - 8:00 PM

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galerie-vallois.com/
NEIGHBORHOOD:  
6th Arrondissement
EMAIL:  
info@galerie-vallois.com
PHONE:  
+33 (0) 1.46.34.61.07
OPEN HOURS:  
Mon-Sat 10:30-1, 2-7:30

DESCRIPTION

Idiose
French feminine noun from the Greek term idios “particular, proper to” and the suffix -ose (in English -osis) “forming feminine substantives designating a process of transformation” (also found in words like anamorphosis, metamorphosis, mitosis, etc.). Designates a thing or a thinking made extremely particular under the instrumentalisation of its mediators.
« Dalle du Lad and Thomery are two distinct projects triggered by the same desire to instrumentalize mediators underlying the act of thinking the self as well as thinking the world, in order to go beyond what we already know. Thus, in this project of putting into images invented words from the poem Dalle du Lad, language, beyond its role as a vehicle, becomes a “tool to think”, for instance, new types of actions ormodes of being in space-time.
In Thomery, memory is exceeded in its role as a vehicle of thinking the self. In my grand-parents’ house, now long gone, my children’s eyes were often lost in the curls, motifs, foliage which ornamented the furniture and rooms and all the little things that would attract my thoughts, and where I would lay the odd questionings popping into my mind, at a time when I was still a stranger in this world. I have collected these images from archive photographs and connected them together to form “tools to help me think my own self”. These tools are made to approximatively measure the thickness of my consciousness. Like valves, they open and close access routes to a deeper memory and self-knowledge. »
Lucie Picandet

JM ALBEROLA LE 0410201622H34
« There exists a territory on Earth resembling this very precise gesture: you must first open your hands and extend your fingers, then join them by interlacing your fingers so as to form a block. This block is simultaneously a compact and multiple brain, as the ten directions of your fingers, before being united, captured information, and this information is now connected and in conversation. This image is that of a work to be done, step by step, may it be strange, unknown, mechanical, or fluid, may it be cosmic or terrestrial. This image of two united hands is like words escaping and spoken in their own language. We must learn it (like we learned to speak MIRÓ, TARKOVSKI and BORGÈS). This both complex and clear territory sometimes appears in its labyrinthine form to help us when in the middle of wars and devastation. Lucie Picandet made a gesture according to her territory. »

Lucie Picandet studied theology, philosophy and the aesthetics of cinema. She then completed a diploma in 2007 from the Paris National Fine Arts School (ENSBA) under the supervision of Jean-Michel Alberola. She also obtained a Masters in Philosophy with distinctions from the University Paris 8 in 2010 which led her to undertake a PhD on the aesthetics of cinema (2011- 2016). Writing is also essential in her work: she writes fiction, in verse and prose, some of which are used as starting points for her creations. Today, she is also a graduate assistant in Aesthetics of Cinema at University Paris 8. Lucie Picandet, 33, won the second edition of the Emerige Revelations Prize. This is her first solo show in a gallery.


 

Idiose
N.f. issu du grec idios « particulier, propre à » et du suffixe –ose « formant des substantifs féminins désignant un processus de transformation » (ex : anamorphose, métamorphose, mitose, etc.).
Se dit d’une chose ou d’une pensée particularisée à l’extrême sous l’effet de l’instrumentalisation de ses médiateurs. « Dalle du Lad et Thomery sont deux projets distincts impulsés par le même désir d’instrumentaliser les médiateurs de la pensée de soi comme du monde afin de dépasser ce que nous pouvons en connaître.
Ainsi, dans le projet de mise en images des mots inventés du poème Dalle du Lad, la langue, au delà de son rôle de véhicule, devient-elle un « outil à penser », par exemple, de nouveaux types d’actions et modes d’être dans l’espace-temps. Dans Thomery, c’est la mémoire qui se trouve dépassée dans son rôle de véhicule de la pensée de soi. Dans la maison de mes grands parents maintenant disparue, mes yeux d’enfant se perdaient souvent dans les volutes, motifs, feuillages et autres attracteurs de pensée qui ornaient les meubles et les pièces, pour y déposer les questionnements abscons de mon esprit encore étranger à ce monde. J’ai recueilli ces formes tirées de photos d’archive et les ai articulées pour en faire des « outils à me penser moi-même ». Ces outils sont faits pour mesurer à tâtons l’épaisseur de ma conscience. Ils ouvrent et ferment, comme des valves, des voies d’accès à une mémoire et une connaissance de moi-même plus profonde. »
Lucie Picandet

JM ALBEROLA LE 0410201622H34
« Il existe sur la Terre un territoire qui ressemble à un geste très précis : il faut tout d’abord écarter les doigts de chaque main puis les joindre en les entrecroisant de manière à former un bloc. Celui-ci est un cerveau compact et multiple à la fois, puisque les dix directions des doigts avant leur réunion ont capturé des informations et que celles-ci sont maintenant en conversation et en connexion. Cette image est celle d’un travail à accomplir, pas à pas, et qu’elle soit étrange, inconnue, mécanique ou fluide, qu’elle soit cosmique ou terrestre, cette figure des deux mains réunies est une parole qui échappe et qui parle sa propre langue. Il faut l’apprendre (comme nous avons appris le MIRÓ, le TARKOVSKI ou le BORGES). Ce territoire complexe et limpide apparaît quelque fois dans sa forme labyrinthique pour nous aider au milieu des guerres et des ravages. Lucie Picandet a fait le geste qui ressemble à son territoire. »

Lucie Picandet a s uivi u ne formation en théologie, philosophie et esthétique du cinéma, complétée par un cursus à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Jean-Michel Alberola. Diplômée en 2007, elle obtient également une mention Très Bien à son Master 2 de Philosophie à l’Université de Paris 8 (2010) qui l’amène à rédiger une thèse (2011-2016) liée à l’esthétique du cinéma. En parallèle, l’écriture occupe une place importante dans son travail : elle rédige des fictions inédites, en vers ou en prose, dont certaines sont le point initial de ses productions. Aujourd’hui, elle est aussi Attachée temporaire d’enseignement et de recherche en Esthétique du Cinéma à l’Université de Paris 8. Âgée de 33 ans, Lucie Picandet est la lauréate de la deuxième édition de la Bourse Révélations Emerige. C’est sa première exposition personnelle en Galerie.

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