Bigindicator

17 juillet 1989 – 20 février 1990

Event  |  Reviews  |  Comments
20160608081923-parmentier_portrait
Portrait of Michel Parmentier © ADAGP, Paris 2016. AMP - Fonds Michel Parmentier, Bruxelles. Photo Malek Alloula, Paris
17 juillet 1989 – 20 février 1990

6. rue Jacques Callot
75006 Paris
FR
June 3rd, 2016 - July 16th, 2016

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.loevenbruck.com/
NEIGHBORHOOD:  
6th Arrondissement
EMAIL:  
contact@loevenbruck.com
PHONE:  
+33 (0)1.53.10.85.68
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-7 or by appointment

DESCRIPTION

Not scandalous, but impertinent

Michel Parmentier is well known for using the pliage (folding) method – which he borrowed from Simon Hantaï – in December 19651 as a way of breaking with the modernist monochrome. To do this, he systematically painted canvases white and then folded them, covering the result in paint that was blue (1966), then gray (1967), and then red (1968) in accordance with the all-over principle. After which the canvases were unfolded and presented, alternating 38 cm horizontal bands of colour with white bands of the same width. He worked with a different colour each year to keep any symbolic value from attaching to the colour.

After a hiatus between 1968 and 1983 when he stopped painting, he resumed his activity on the same principles, now with black, which he maintained for a little under two years. This exception to his old rule of an annual colour marked the completion of his cycle of works on canvas.

22 avril 1986 is the title of his first work on paper. This new support came in rolls, which Parmentier cut into strips of equal length and width and then he pre-folded and kept in unused state. The assemblage of these strips varied from one work to another, with variations inside the horizontal strips covered with matter and not just uniformly painted and coloured but partially covered in the first works with lines in graphite, deliberately allowing a glimpse of the quasi-silence in the mesh of regularly spaced drawn and placed marks.

For example, 17 juillet 1989, with its powder of graphite rubbed on paper, introduces the tension between the spread, rubbed material and the support. This inscription/erasure duality is also at work in similar pieces, albeit with slight differences.

After an exploratory period going through the possibilities of foregrounding the folds – the mechanics that produce them – Parmentier suspended the principle of the all-over, replacing the complete covering of the visible surface with just a horizontal underlining, underlining the folds in a rough fashion, only in those specific spots, repeating this motif four times and once the work had been unfolded, marking them eight times (2 août 1989 and 18 décembe 1989).

Horizontally divided by the operation of unfolding – by the flattening of a difference – these horizontal markings brought to the surface, through the bands, untouched surfaces from the depths where they had been confined. Hidden from the gaze, enclosed, consigned to the darkness of the general apparatus, they now reappear, gaping.

With 12 octobre 1989 Parmentier reprised the principle applied to 17 juillet 1989, except that for the first time he introduced tracing paper as the intermediary/mediator between the wall on which the work is fixed, now visible through the new support, and the “rubbed charcoal.” The translucency of the tracing paper is countered by the spread of the “rubbed charcoal” which veils its transparency, while the “drawn white pastel” of 20 février 1990 literally reproduces in the thickness of the support the texture of the wall. This same “white pastel,” when “rubbed” on paper (10 décembre 1989), reverses the contrast that disjoins the blank horizontal bands from those that are not.

G. M., Brussels, 14 May 2016

1. Décembre 1965 [- Dec. 1965], 1965, paint on free canvas, 4 painted horizontal bands, alternating medium blue Lefranc lacquer and white lacquer 44 cm wide (2+2) and, at the top, 1 white partial band of 17.5 cm, and, at the bottom, 1 blue partial band of 17.5 cm, 234.5 x 211 cm, Villeneuve-d’Ascq, LaM Lille Métropole Musée d’Art Moderne, d’Art Contemporain et d’Art Brut, inv. 2007.1.27, state acquisition 1968, attribution to Lille Métropole Communauté Urbaine in 2008, AMP inv.: MP651200


 

 Pas scandaleuses, mais impertinentes

Michel Parmentier est notoirement connu pour avoir adopté le pliage au cours du mois de décembre 19651 – méthode qu’il emprunte à Simon Hantaï – pour rompre définitivement avec le monochrome moderniste. Pour ce faire, il recourt méthodiquement au pliage de la toile préalablement peinte de blanc avant de la recouvrir entièrement (all-over) de peinture – bleu (1966), gris (1967), rouge (1968). Ces dernières, une fois dépliées et présentées, alternent des bandes horizontales colorées de 38 centimètres de hauteur avec des bandes laissées blanches d’égale hauteur. Pour ne pas succomber à la symbolique de la couleur, il déclinera pour chaque année une couleur différente.

Après avoir mis un terme à son activité de peintre entre 1968 et 1983, il reprendra son travail sur le même principe, abandonné quinze années plus tôt, avec du noir, qu’il fera durer un peu moins de deux ans. Cette dérogation partielle à l’annualité de la couleur, à laquelle il s’était antérieurement astreint, achèvera le cycle des oeuvres sur toile.

22 avril 1986 titre sa première oeuvre sur papier. Ce nouveau support se présente en rouleau, que Parmentier débitera en lés, d’égales longueur et largeur, pré-pliés et conservés vierges. L’assemblage des lés fluctuera d’une oeuvre à l’autre, avec des variantes à l’intérieur des bandes horizontales couvertes de matière – non plus uniment peintes et colorées mais partiellement recouvertes dans les premières oeuvres de traits de mine de plomb, qui laisseront volontairement entr’apercevoir des quasi-silences dans l’entremaillage des traits tracés et posés, régulièrement espacés.

Ainsi, 17 juillet 1989, avec de la poudre de mine de plomb frottée sur papier, convoque-t-il la mise sous-tension entre la matière étalée, frottée et le support. Cette dualité inscription/effacement est à l’oeuvre, d’autre part, dans des pièces semblables avec toutefois de légères différences.

Au terme d’une période exploratoire déclinant les possibilités de mettre en avant les plis – la mécanique dont ils procèdent et dont ils sont issus –, Parmentier suspend le principe du all-over, du recouvrement complet de la surface apparente, par le seul motif d’un surlignement horizontal, surlignages des plis, grossièrement exécutés, à ces seuls endroits précis, répétés quatre fois et une fois l’oeuvre dépliée, huit fois marqués (2 août 1989 et 18 décembe 1989).

Ces tracés horizontalement divisés par l’opération du dépli – par la mise à plat d’un écart – font remonter par la bande les surfaces vierges issues du tréfonds où elles se tenaient forcloses. Occultées au regard, enfermées, consignées dans l’obscurité du dispositif général, elles réapparaissent, remises au jour, béantes.

Avec 12 octobre 1989, il reprendra le principe appliqué à 17 juillet 1989, à ceci près qu’il introduit pour la première fois le papier-calque comme intermédiaire/médiateur entre le mur sur lequel l’oeuvre est fixée, lequel transparaît à travers ce nouveau support, et le

« fusain frotté ». À la translucidité de la matière du papier-calque répond l’étalement de la matière du « fusain frotté », qui voile la transparence, alors que le « pastel blanc crayonné » de 20 février 1990 calque littéralement dans l’épaisseur du support les aspérités du mur. Ce même « pastel blanc » qui « frotté » sur papier (10 décembre 1989) inversera le contraste qui disjoint les bandes horizontales vierges de celles qui ne le sont pas.

G. M., Bruxelles, le 14 mai 2016

1. Décembre 1965 [- Déc. 1965], 1965, peinture sur toile libre, 4 bandes horizontales peintes, alternées laque bleu moyen Lefranc et blanc de 44 cm de largeur (2+2) et, en haut, 1 bande partielle blanche de 17,5 cm, et, en bas, 1 bande bleue partielle de 17,5 cm, 234,5 x 211 cm, Villeneuve-d’Ascq, LaM Lille Métropole musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut, inventaire 2007.1.27, achat de l’État en 1968, attribution à Lille Métropole Communauté urbaine en 2008, inventaire AMP : MP651200

ArtSlant has shutdown. The website is currently running in a view-only mode to allow archiving of the content.

The website will be permanently closed shortly, so please retrieve any content you wish to save.