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HOME (very) SWEET HOME

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© Courtesy of Galerie Thaddaeus Ropac - Pantin
HOME (very) SWEET HOME

69 avenue du Général Leclerc
93500 Paris
Pantin
FR
May 20th, 2014 - July 26th, 2014

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://ropac.net
NEIGHBORHOOD:  
Other (outside main areas)
EMAIL:  
galerie@ropac.net
PHONE:  
+33 (0)1 55 89 01 10
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 10-7

DESCRIPTION

« Le Marquis qui l’avait vue si touchée des seules beautés du salon et qui avait mieux à lui montrer, espéra que des objets plus touchants la toucheraient davantage, et se garda bien de l’empêcher de courir à sa destinée », Jean-François de Bastide, La Petite Maison, 1758

 

Avec l'exposition HOME (very) SWEET HOME, la galerie Thaddaeus Ropac imagine un appartement au sein duquel œuvres d’art et objets se mettent au service des sens, de l'émotion et de la Stimmung. Le spectateur reproduit les déplacements empruntés par le séducteur de La Petite Maison, une nouvelle signée Jean-François de Bastide (1758), où un libertin prend le pari de séduire une femme grâce aux beautés de sa petite maison. L’histoire montre la prise de possession graduelle de la domesticité qui accompagne celle du désir des deux protagonistes.

Habiter l’espace avec des œuvres et des objets matériels ou immatériels sublime les valeurs associées aux corps, aux sensations et aux émotions. Notre perception de l’environnement est altérée par la vibration psycho-sensible qui répond à la notion d’architecture de l’intime, avancée par Condillac dans son Traité des sensations (1754) puis par Nicolas Le Camus de Mézières dans son ouvrage Le génie de l'architecture ou l'analogie de cet art avec nos sensations (1780). « Faisons régner l’illusion » écrit-il comme un écho à de Bastide, chez qui l'architecture sensualiste tient le premier rôle.

Les «  affectations » relèvent ici d’une conception spatiale qui porte son accent sur les états émotionnels et insiste sur la dimension sensualiste du design et de l’art qui vise à éveiller des émotions vives. Dans ce voyage domestique où les frontières entre sphère intime, topographie et paysage mental s'estompent, le visiteur est invité à imaginer les transformations possibles de son identité et de ses comportements produites par le dialogue entre les œuvres.

Dans La Petite Maison, c’est l’architecte Jacques-François Blondel qui tirait les ficelles du libertinage afin d’inscrire l’architecture et les Arts Décoratifs dans les enjeux sociaux et moraux de son époque. C’est dans ce même esprit que HOME (very) SWEET HOME se propose de nouer un dialogue entre les artistes et les designers. Les œuvres accompagnant ainsi chaque spectateur, qu’il soit chasseur ou proie, dans une aventure sensuelle et intellectuelle de l’âme et du corps.

Reste à savoir si la conjugaison du design et de l’art peut servir d'instrument de persuasion galante ?

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"The Marquis, who had seen how touched she already was by the beauties in the living room, had finer things to show her and trusted she would be touched even more by more touching objects. He took care not to prevent her from hastening to her destiny."

- Jean-François de Bastide, The Little House, 1758

 

With the exhibition HOME (very) SWEET HOME, Galerie Thaddaeus Ropac has imagined an apartment in which works of art and objects of decorative art are used to stimulate the spectators' senses, their emotions, and their mood. The visitor reproduces the movements of the seducer in La Petite Maison (The Little House), a 1758 novella by Jean-François de Bastide in which a libertine wagers that he can seduce a woman simply by exposing her to the beauties of his little house. As the story unfolds, the reader is shown the gradual effect that the aesthetics of the house have on the sensual desires of the two protagonists.

To share space with material or ethereal artworks and objects sublimates qualities associated with the body, the senses and the emotions. Our perception of our surroundings is modified by a psycho-sensitive vibration that corresponds to the notion of  'sensuous architecture' put forward by Condillac in his Treatise on the Sensations (1754) and by Nicolas Le Camus de Mézières in his book The Genius of Architecture or The Analogy of that Art with our Sensations (1780). "Let illusion reign supreme", Le Camus de Mézières writes, echoing de Bastide's La Petite Maison, where sensuous architecture is cast in the leading role.

The “affectations” refer to a spatial conception that emphasises emotional states and underlines a sensuous quality in design and art capable of arousing powerful emotions. In this domestic journey, where the frontiers between the personal sphere, topography, and mental landscape become blurred, visitors are invited to imagine the transformations in their identity and behaviour that are brought about by entering into dialogue with the works.

In La Petite Maison, it was the architect Jacques-François Blondel who made use of libertinage to make architecture and the decorative arts part of the social habits and the morals of his time. In the same spirit,HOME (very) SWEET HOME sets out to establish a dialogue between artists and designers. The works act as a seductive accompaniment to each visitor, whether they are hunter or prey. It is a sensual and intellectual adventure involving both the body and the soul.

Who knows if the combination of design and art can act as an instrument of amorous persuasion?

 

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