Bigindicator

«Le crépuscule du matin.»

Event  |  Reviews  |  Comments
20121006021024-02__10612
© Courtesy of the artist and Galerie Sultana
«Le crépuscule du matin.»

12 rue ramponeau
75020 Paris
France
October 18th, 2012 - October 28th, 2012
Opening: October 18th, 2012 6:00 PM - 11:00 PM

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://galeriesultana.com
NEIGHBORHOOD:  
20th Arrondissement
EMAIL:  
contact@galeriesultana.com
PHONE:  
+33 01 44 54 08 90
OPEN HOURS:  
Tues-Sat 11-7
TAGS:  
installation, sculpture

DESCRIPTION

Pour sa première exposition personnelle à la galerie Sultana, Emmanuel Lagarrigue a souhaité travailler autour de l’écrivain Hélène Bessette (1918-2000).

Figure littéraire singulière, Hélène Bessette a développé durant les années 1950/1960 une écriture hautement personnelle. Élaborant une oeuvre basée sur une langue anguleuse, sans confort ni bienséance, elle a très tôt fait fi de toute progression linéaire. Comme le dit encore Bernard Noël: “Cette écriture ne s’arrête pas, ne développe pas, n’habille pas, mais décharne, tranche, découpe. Elle n’a cessé de se dépouiller [pour que] ne compte que l’énergie, qui précipite les mots pour donner forme à l’action mentale”.

Poursuivant le dialogue qui le lie depuis ses débuts avec des écrivains (Beckett, Deville, Jauffret, Delaume, Steiner, etc), Emmanuel Lagarrigue propose dans cette exposition un travail de sculpture et d’installation très exigeant. Cherchant à explorer quel impact physique un texte peut avoir tant sur une matière que sur le spectateur, il le traduit et l’encode à même nos perceptions. Utilisant la plasticité propre à la langue de Bessette, il la fait ronger les fondations de notre imaginaire. Ainsi le spectateur se déplacera-t-il dans les soubassements affaiblis du langage, au rythme de ce texte même.

Mêlant dans une approche sculpturale matériaux naturels (chêne, pierre) et lumière par un habile jeu de hors-champ, Emmanuel Lagarrigue délivre une installation à l’apparente simplicité, au calme trompeur. Appelé à déambuler dans un paysage aux formes entaillées, le spectateur circule dans le même temps dans l’espace de la langue et dans celui de son expérience.