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Manuel Álvarez Bravo. A photographer on the lookout (1902-2002)

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Ondas de papel (Vagues de papier) , vers 1928 © Courtesy of Jeu de Paume
Manuel Álvarez Bravo. A photographer on the lookout (1902-2002)

1, place de la Concorde
75008 Paris
France
October 16th, 2012 - January 20th, 2013
Opening: October 16th, 2012 11:00 AM - 9:00 PM

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.jeudepaume.org/
NEIGHBORHOOD:  
8th Arrondissement
EMAIL:  
carolebrianchon@jeudepaume.org
PHONE:  
+33 (0)01 47 03 13 22
OPEN HOURS:  
Tue 11-9; Wed-Sun 11-7; Closed Mondays including holidays.
TAGS:  
photography

DESCRIPTION

Développée durant huit décennies, l’œuvre photographique de Manuel Álvarez Bravo (Mexico, 1902-2002) constitue un jalon essentiel de la culture mexicaine du XXe siècle. À la fois étrange et fascinante, sa photographie a souvent été perçue comme le produit imaginaire d’un pays exotique, ou comme une dérive excentrique de l’avant-garde surréaliste.

L’exposition veut dépasser ces lectures. Sans nier le lien avec le surréalisme ou les clichés liés à la culture mexicaine, cette sélection de 150 images vise à mettre en lumière un ensemble spécifique de motifs iconographiques dans le travail de Manuel Álvarez Bravo : les reflets et trompe-l’oeil de la grande métropole ; les corps gisants, réduits à de simples masses ; les volumes de tissus laissant entrevoir des fragments de corps ; les décors minimalistes à l’harmonie géométrique ; les objets à signification ambiguë…

L’exposition porte un regard neuf sur l'œuvre d'Álvarez Bravo, sans la restreindre à un ensemble d’images emblématiques avec leur lecture stéréotypée et dévoile des aspects peu connus de sa photographie, d’une pertinence et d’une actualité remarquables. Sa production constitue un discours poétique à part entière, autonome et cohérent, patiemment élaboré au fil du temps.

Or c’est justement cela, le temps, qui donne son unité au tissu imaginaire de la photographie de l'artiste. Derrière ces images aussi poétiques que troublantes, telles des hiéroglyphes, se cache une intention cinématique permettant de rendre compte de leur qualité formelle, mais aussi de leur nature séquentielle : ne pourrait-on pas voir les photographies d’Álvarez Bravo comme les images fixes d’un film ?

L’exposition évoque cette hypothèse en confrontant ses images les plus célèbres à de courts films expérimentaux des années 1960, provenant de ses archives familiales. Sont également exposées une série d’images tardives à caractère cinématique, et une sélection de tirages couleur et de Polaroïd. En partageant avec le public le processus d’expérimentation d’Álvarez Bravo, ce projet entend montrer que la qualité poétique de ses images procède d’une recherche permanente autour de la modernité et du langage.