Bigindicator

GUILLAUME BRESSON

Event  |  Reviews  |  Comments
20120516135156-09__51512
© Courtesy of the artist and Galerie Nathalie Obadia
GUILLAUME BRESSON

3 rue du Cloître Saint-Merri
75004 Paris
France
May 31st, 2012 - July 21st, 2012

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galerie-obadia.com
NEIGHBORHOOD:  
4th Arrondissement
EMAIL:  
info@galerie-obadia.com
PHONE:  
+33 (0) 1 42 74 67 68
OPEN HOURS:  
Mon-Sat 11-7

DESCRIPTION

Galerie Nathalie Obadia is delighted to present the second solo show by Guillaume Bresson in its Parisian space, two years after the first outing by this artist considered one of the most promising members of the new generation.


A theatrical gallery of figures watches the seemingly wanton destruction of an unlikely looking water tower ; a group meets at daybreak to prepare some pointless operation ; urban and vegetal no-man’s-lands await the climax of an action that will never come… These paintings by Guillaume Bresson at Galerie Nathalie Obadia combine formal harmony and narrative quirkiness, making the artist a worthy heir of the literary and cinematographic avant-gardes. He redeploys the narrative experiments of the Nouveau Roman and the dramaturgical innovations of the theatre of the absurd in a pictorial space inherited from the Italian Renaissance and French classicism.


Following on from Bresson’s emblematic paintings showing urban non-places and peripheries (parking lots, housing projects), this exhibition sees the artist broaden his creative processes and sources, emphasising friction between the representations and space-time. Unlike the “disposable” images produced by the media for mass consumption, anachronism is used here to link the image with the radical definition given by Georges Didi-Huberman in his authoritative essay, Devant le temps : “a montage of different time frames, a symptom rending the normal flow of things.


While the photo-realist finish of parts of the paintings reveals the long preparatory process involving photographs and computer imaging (amateur models sitting for the artist, gathering images on the Internet, the choice of props for their signifying qualities, 3D modelling of the scenes created), other parts of the canvas shatter the photographic illusion: a conspicuous brushstroke on a tree stump abruptly breaks the mimetic representation: the painting shows itself to be deceptive, leaving the beholder with the magnificent gaping hole of abstract, unsignifying paint matter.

The exhibition is accompanied by a catalogue published in partnership with Éditions Dilecta and art critic Stéphanie Katz (48 pages).

Born in Toulouse in 1982, Guillaume Bresson lives and works in Toulouse and Paris. In 2007 he graduated from the École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris with the congratulations of the jury. His work questions the notions of staging and narrative in painting. He came to the attention of the public with Dynasty, an exhibition at the Palais de Tokyo and Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris held in 2010, when he also won the Prix Sciences-Po pour l’Art Contemporain. Bresson’s work has since been shown in a number of international institutions including the Kunsthalle in Karlsruhe for the exhibition Lumière Noire (Black Light) and Mudam Luxembourg, which acquired a major work by the artist in 2011.


La Galerie Nathalie Obadia est heureuse de présenter la deuxième exposition personnelle de Guillaume Bresson dans son espace parisien, deux ans après sa première collaboration avec un artiste considéré comme l’un des plus prometteurs de la jeune génération.


Une galerie théâtrale de personnages assiste à la destruction sans motif d’un improbable château d’eau ; un groupe se réunit à l’orée du jour pour préparer une opération sans objet ; des no  man’s land urbains et végétaux attendent le déroulement d’une  action qui n’aura pas lieu... Les peintures montrées par Guillaume Bresson à la Galerie Nathalie Obadia mettent en relation harmonies formelles et anomalies du récit, faisant de l’artiste un héritier pictural des avant-gardes littéraires et cinématographiques. Tentatives narratives du Nouveau Roman ;  innovations dramatiques du théâtre de l’absurde se redéploient dans un espace diégétique hérité des maîtres de la Renaissance italienne et du Classicisme français.


Faisant suite à un travail emblématique dont l’action se déroulait dans des zones urbaines en marge (parkings, cités de banlieues), cette exposition résulte d’une ouverture dans le processus et les sources de la création, l’artiste ayant favorisé la friction entre les représentations et les espace-temps. À rebours des images "jetables" produites par les médias et consommées en masse, l’anachronisme ici à l’œuvre renvoie l’image à la définition radicale qu’en a donnée Georges Didi Huberman dans son essai de référence, Devant le temps : « un montage de temporalités différentes, un symptôme déchirant le cours normal des choses ».


Alors que le rendu hyperréaliste de certains pans de tableaux révèle les étapes photographiques et informatiques d’un long travail préparatoire – séances de pose avec des modèles amateurs, collecte d’images sur Internet, choix d'accessoires en fonction de leurs qualités signifiantes, modélisation 3D des scènes constituées – d’autres parties de la toile mettent à mal l’illusion photographique ; quand un ostensible coup de pinceau vient, sur la souche d’un arbre, annuler brutalement la mimésis agissante: le tableau se désigne alors comme leurre, laissant le spectateur devant la magnifique béance d’une matière picturale abstraite et sans signification.


Publié en partenariat avec les éditions Dilecta et la critique d'art Stéphanie Katz, un catalogue de 48 pages accompagne l’exposition.

Né à Toulouse en 1982, Guillaume Bresson vit et travaille entre Toulouse et Paris. Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris, il reçoit les Félicitations du Jury lors de sa sortie d’école en 2007. Son travail questionne les notions de mise en scène et de récit en peinture. Révélée au grand public lors de l’exposition Dynasty au Palais de Tokyo et au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris en 2010 – année où il reçoit également le Prix Sciences-Po pour l’art contemporain - l’œuvre de Guillaume Bresson a depuis été montrée à de nombreuses reprises dans des institutions  internationales à l’instar de la Kunsthalle de Karlsruhe  pour l’exposition Lumière Noire et du Mudam Luxembourg qui a acquis en 2011 une œuvre majeure de l’artiste.