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IN PERCEPTIONS

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20111120154858-03--11
© Courtesy of the artist and CENTQUATRE
IN PERCEPTIONS

104 rue d'Aubervilliers
5 rue Curial
75019 Paris
France
September 24th, 2011 - December 9th, 2011

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.104.fr
NEIGHBORHOOD:  
19th Arrondissement
PHONE:  
+ 33 (0)1 53 35 50 01
TAGS:  
installation

DESCRIPTION

LEANDRO ERLICH

Les créations de Leandro Erlich, quasi-architecturales jouent avec les miroirs, les doubles fonds et les effets de trompe-l’œil pour modifier les perceptions de la réalité et créer des espaces insolites. L’artiste argentin détourne ainsi les éléments banals du cadre urbain pour agir sur l’inconscient du public et happer les passants. La fascination pour l’infini que ses œuvres engendrent donne à celles-ci une dimension spectaculaire, tandis que les multiples possibilités de participation du spectateur les rendent ludiques. Il s’agit alors de véritables expériences collectives.

Bâtiment / HALLE AUBERVILLIERS

Créée pour la Nuit Blanche parisienne de 2004, cette œuvre monumentale et vertigineuse joue sur un effet de miroir qui donne l’impression que le bâtiment réfléchi est en position verticale. Le public est invité à marcher sur l’œuvre, à s’y accrocher. Il a ainsi le sentiment d’y « grimper » sans effort, ignorant les lois de la gravité.Changing Rooms / ATELIER 3Voici la copie d’un environnement familier, faisant partie de notre vie quotidienne. Mais une fois entré dans la cabine d’essayage, le visiteur voit se brouiller les frontières entre la réalité et les représentations, et se trouve projeté dans un espace étrange dont les paramètres auraient été modifiés. Les perceptions du monde réel du visiteur sont ainsi transformées.- -

LAWRENCE MALSTAF

Entre arts plastiques et arts ludiques, sciences et technologie, les installations monumentales de cet artiste belge, prix Ars Electronica,  placent le spectateur au centre de l’œuvre et lui font vivre une expérience à la fois physique et sensorielle. Ces machines mobiles créent un univers fait d’illusions d’optique où le regard transforme les objets en les rendant vivants. Ses dispositifs sollicitent des sens négligés, la peau, les oreilles, l’équilibre, la vision, la respiration...

Mirror / ATELIER 1Mirror (2002) est un dispositif en apparence ludique mais qui creuse la question de l’identité et du rapport au corps. Un fauteuil fait face à un miroir. On finit par rompre ce face-à-face avec soi-même en pressant un bouton rouge qui provoque un mouvement, au début insensible, du miroir. Celui-ci finit par subir des vagues violentes, qui altèrent la vision de soi-même. Avant de disparaître totalement, notre corps devient sa propre trace, un ectoplasme fantastique proche des autoportraits de Bacon. Shaft / MONOLITHEShaft joue sur une combinaison de relaxation et de stress, de calme et de danger. Le visiteur, enfoncé dans un lit moelleux, regarde avec inquiétude les assiettes qui lévitent au-dessus de sa tête, aspirées dans une colonne en plastique jusqu’à ce qu’elles se percutent et que la porcelaine vole en éclats dans un fracas effrayant, sans dommage. Les assiettes tombent alors juste au-dessus de la tête du visiteur sur du verre blindé.

ANN VERONICA JANSSENS

Avec une grande économie de moyens (fluides impalpables, gaz, ondes sonores et lumineuses, éléments aqueux), le travail de la plasticienne, d’origine britannique mais travaillant à Bruxelles, Ann Veronica Janssens ne montre rien mais incite le visiteur à voir : ses installations l’immergent dans des brouillards artificiels et colorés qui remettent en question leurs habitudes en matière de perception et d’orientation. Son œuvre défie l’échelle du temps et de l’espace, lutte contre la tyrannie des objets, et poursuit la longue tradition de l’histoire de l’art, selon laquelle l’artiste véhicule les dernières découvertes scientifiques et procure ces moments sublimes et oniriques aux visiteurs.

104.0.2 - titre provisoire - (création) / ATELIER 0 et 2C’est à une toute nouvelle installation que nous convie Ann Veronica Janssens. Mieux, une double installation. Tout d’abord, le visiteur accède à une grande salle blanche, baignée par une source de lumière qui semble jouer avec un brouillard dense. À partir de l’intérieur, comme une issue pour échapper à l’intensité du brouillard traversé, un brouillard coloré se présente et invite à une autre expérience. Nouvelle sensation où la situation est imperceptiblement modifiée, la lumière artificielle se confond avec la lumière naturelle, déformant la géométrie d’un autre espace introuvable. Perdu, le visiteur a pour seul repère les quelques autres, entendus, aperçus. Il a alors peu de choix, partir à la recherche d’une issue ou se promener en quête de nouveaux paysages. L’imagination est activée, libre d’inventer un nouveau temps et de nouveaux espaces, oscillante entre les origines d’un monde à moins que ce ne soit celui, de la fin des mondes.

 

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