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TRIPTYQUE

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© Courtesy of the aritst and GALERIE FELLI
TRIPTYQUE

127 Rue Vieille du Temple
75003 Paris
FR
January 27th, 2011 - February 24th, 2011
Opening: January 27th, 2011 7:00 PM - 9:00 PM

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galeriefelli.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
contact@galeriefelli.com
PHONE:  
+33 (0)1 427 88 127
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-1; 2-7

DESCRIPTION

Est-ce l’idée persistante du dévoilement qui fait toujours des triptyques un ensemble si mystérieux ?

Les triptyques trouvent leur origine dans ces peintures religieuses dés  le XIIème siècle. Ils possédaient deux panneaux latéraux conçus pour se rabattre sur le panneau central, en général plus grand. Cela permettait ce dévoilement de la peinture lors de l’ouverture. Y a-t-il donc encore dans chaque triptyque la mémoire de ces peintures sacrées, peintures données le temps du recueillement mais prêtes, après ce dévoilement à se refermer sur elles même ?...

Mais, loin de cette idée première, n’y a-t-il pas aussi dans un triptyque, un rythme, un mouvement, qu’une autre association ne peut donner. Un diptyque et un quadriptyque par exemple, avec leur symétrie, puis avec les associations binaires faites d’instinct, semblent nous priver de ce mouvement présent dans les triptyques. Il y a bien dans le triptyque comme un équilibre instable qui veut nous faire initier une marche, un voyage… Si un diptyque semble nous dire un début et une fin, un triptyque lui, parait plus ouvert, comme s’il cherchait à ne pas nous indiquer de fin, nous incitant chacun à l’inventer, comme le font trois points de suspension…

Il y a réellement quelque chose qui fonctionne dans cette association de trois tableaux. On ne peut pas parler de série, ni même de séquence. C’est un tout offrant un équilibre dynamique qui en plus parvient à préserver l’autonomie de chaque tableau.

Les grands triptyques de Francis Bacon illustrent cela, magnifiquement. Chaque tableau est fortement présent, autonome.

Il ne pouvait d’ailleurs les peindre simultanément faute de place dans son atelier. Chaque tableau n’a nul besoin des deux autres, pourtant cette présence des trois cote à cote nous saisit, nous aide à rentrer plus encore dans l’œuvre, pour nous garder un instant prisonnier dans cet espace devenu sacré. Nulle narration dans les triptyques de Francis Bacon, qui, plus que tout autre peintre, avait horreur des histoires dans la peinture, juste une triple tentative de saisir une vérité indomptable.

Certains peintres continuent aujourd’hui cette recherche, sans vouloir être à tout prix iconoclastes. (A force de chercher à l’être ne finit on pas d’ailleurs, par adopter une posture des plus classiques ?...). Certains artistes osent donc affirmer, peut être trois fois plus encore, avec les triptyques et leur mystère, cette croyance persistante en une peinture, une peinture contemporaine que l’on voudrait peut être voir se re-sacraliser…un peu…

MP. 2011

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Could it be the abiding notion of revelation which always makes triptychs such mysterious works?

Triptychs have their origins in religious paintings from the12th century onwards. They consisted of two side panels designed to fold over a central panel, which was usually larger. This meant that the painting would be revealed when it was opened. Does every triptych still bear the imprint of those sacred paintings, open for the duration of a meditation and then ready to close up again after this unveiling?...

Far from this original idea, however, does the triptych not also offer a rhythm or movement, which other combinations cannot provide.  Diptychs and quadriptychs, for example, with their symmetry and  instinctive binary combinations, seem to deprive us of the movement to be found in triptychs. The triptych seems to embody an imbalance which invites us to embark on a process or journey... A diptych marks a beginning and end, but a triptych seems more open, as if avoiding showing us an end and encouraging us to invent one, in the manner of suspension points…

There is something in this combination of three paintings which genuinely works. They are neither a series nor a sequence. They constitute a whole, offering a dynamic balance which succeeds, moreover, in preserving the independence of each painting.

Francis Bacon’s large triptychs are a superb example of this. Each painting exerts a powerful presence and is autonomous. Moreover, he could not paint them simultaneously as his studio was too small. No one individual painting requires the other two, yet the presence of the three paintings side by side grips us and helps to penetrate the work of art even more fully, holding us prisoner for a moment in what has become a sacred space. There is no narrative in Francis Bacon’s triptychs, as more than any other artist he hated paintings which told stories, they were just three attempts to grasp an irreducible truth.

Some painters today pursue this quest, without wanting to be iconoclasts at any price. (Surely trying to be an iconoclast leads to the adoption of an ultra-traditional stance in any case?) Some artists therefore dare to state, perhaps three times more so, through the medium of the triptych and its mystery, their abiding belief in painting, contemporary painting, which could perhaps do with becoming just a little bit sacred once more…

MP. 2011

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