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Convocation

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Frédéric Poincelet: Gilles Aillaud, 2018 Ballpoint Pen And Color Ink 50 X 65 Inches © Courtesy of the Artist and Galerie Catherine Putman
Convocation

40, rue Quincampoix
75004 Paris
FR
January 31st - March 16th
Opening: January 31st 6:00 PM - 8:00 PM

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.catherineputman.com/
EMAIL:  
contact@catherineputman.com
PHONE:  
(+33) 01.45.55.23.06
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 2-7; and by appointment

DESCRIPTION

Convocation
They are like sentences that someone might utter in a room.

 

What are they saying? Who is saying it?
Who is here? What is this room?
Who is the host? Who are the guests?
What is the space to be occupied?
Possess what possesses us.
Convey the unspoken through the figures
That have been brought together.


The traditional strangeness of his drawings—the viewer wonders where are we? Who are they? Why?—is complemented by the enigmatic titles of his works: Gilles Aillaud, David Hockney, Karin Mamma Andersson, Tal R., and so on. The artists’ names have been used as references that Frédéric Poincelet places—in his works—in the more general context of creative work.

After the exhibition ‘S NS T TR’ (2016), which highlighted—through this unprecedented choice of wording in the history of art—the fact that his drawings bore the title ‘untitled’, Frédéric Poincelet has adopted an approach that is the complete opposite of his traditional approach and has used artist’s names as titles for his latest drawings. The aim is not to provide a descriptive element or make a statement, but to ‘summon’ what lies deep within him: hidden invisible ghosts, which—in the themes tackled by the artists whose works Frédéric Poincelet takes an interest in—inhabit him and eventually emerge in his own drawings.

The new exhibition of his works includes landscapes and unidentifiable spaces, women, children, and animals. The colours applied with ink wash prior to the ballpoint drawing are increasingly present and sometimes almost obscure the drawing.
In his most recent works, in which the composition of the drawings has evolved by leaving part of the paper unworked and the creation of margins via collage, the artist has exploited the paper and its light, which is not suffused with ballpoint or ink, thereby highlighting the muted intensity of the colours.

The works, whose themes have been randomly chosen, do not constitute a series but an ensemble, whose main theme is the question of drawing as an art in itself.

This question, which is central to his work, has led Frédéric Poincelet to create a second section in his exposition; he is curating a group exhibition: ‘Des fleurs pour Valentin’ (vernissage on Thursday 14 February), in which he has invited around twenty artists to contribute works on the theme of the bouquet.

 
Frédéric Poincelet.

 

Born in 1967, he lives and works in Paris.


Frédéric Poincelet studied graphic design and has also published art books; he was for a while involved with the Lune Produck publishing house (‘Art Contemporain’ collection). He collaborates, in particular, on the reviews Le dernier cri, Hôpital brut, Bang!, Tecknikart, and Double. Frédéric Poincelet joined the comics publishing house Ego Comme X in 1998. In addition to the books he has produced with this publishing house, in which he is also the official graphic designer, he has produced several illustrated reports for the reviews Bang! and Beaux-Arts Magazine.

Building on his last book Mon bel amour, he began collaborating with the magazine Psychologies in 2006, focusing on female sexuality—a collaboration that ended in 2008. In the same year, he produced a two-page report with cartoons on Sasha Grey, the American porn star, for the daily newspaper Libération.

In addition to his career as a comics artist, Frédéric Poincelet is a prominent figure in the contemporary drawing scene; he participated in the exhibition ‘Dessins pointus’, and, together with the collective Frédéric Magazine, of which he is one of the founding members, he participated in the exhibition ‘La force de l'art’ at the Grand Palais. Frédéric Magazine promotes drawing—the practice of drawing that is an art in its own right, that is to say drawing that is not subservient to any other higher artistic practice. Their drawing does not involve making sketches or preliminary studies for a major work, such as a future painting or sculpture. Drawing is its own justification and an end in itself, and as such follows a tradition that extends from L'Assiette au Beurre to Bazooka, and from New Yorker to Elles sont de sorties.

 
The Galerie Catherine Putman has exhibited Frédéric Poincelet’s drawings since 2009. It has published his lithographs and serigraphs since 2016.


Convocation

Ce sont comme certaines phrases qu’un personnage prononce dans une pièce.

 

Que dit-on, qui le dit.
Qui est ici présent, quelle est cette pièce.
Cet hôte, ces invités, cet espace à investir.
Posséder ce qui nous possède.
Raconter par les personnages ici convoqués.
Ce qui ne se dit pas.

 


À l’étrangeté habituelle de ses dessins - où sommes-nous ? Qui sont-ils ? Pourquoi ? - s’ajoute l’énigmatique titrage des œuvres : "Gilles Aillaud", "David Hockney", "Karin Mamma Andersson", "Tal R." etc. Les noms d’artistes sont ici convoqués comme des indices que Frédéric Poincelet, dans ses œuvres, place dans une perspective plus générale du champ de la création.

Après l’exposition intitulée "S NS T TR " (2016) et qui insistait, par le choix de cette formulation établie en histoire de l’art, sur l’absence des titres de ses dessins, Frédéric Poincelet prend le contrepied de sa propre habitude et use des noms d’artistes pour nommer ses derniers dessins. Il ne s’agit pas d’y apporter un élément descriptif ni un commentaire, mais de « convoquer » ce qui l’habite. Fantômes sous-jacents, discrets, qui, dans les sujets traités par les artistes que Frédéric Poincelet regarde, le possèdent jusqu’à ressurgir dans ses propres dessins.

On retrouve dans cette nouvelle exposition : paysages ou espaces non localisés, femme, enfant, animal. Les couleurs déposées au lavis d’encre en amont du dessin au stylo à bille, sont de plus en plus présentes, le chassant parfois. Dans ses plus récentes réalisations, la composition du dessin évolue par la mise en réserve d’une partie de la feuille ou la création de marges par collage, l’artiste retrouve le papier, sa lumière, non saturée, ni par le stylo ni par l’encre, relevant ainsi la surdité des couleurs.

Ces œuvres, aux sujets désordonnés ne forment pas une série mais un ensemble, qui a pour point d’encrage la question du dessin pour lui-même.

Cette question, centrale dans son travail, amène Frédéric Poincelet  à proposer un second volet au sein de son exposition, se faisant commissaire d’une exposition collective : « Des fleurs pour Valentin » (vernissage jeudi 14 février) où il invite près d’une vingtaine d’artistes sur le thème du bouquet.


Frédéric Poincelet.
Né en 1967, il vit et travaille à Paris.

 

Frédéric Poincelet étudie le graphisme et édite en parallèle des livres d'artistes, il s'occupe un temps de la structure Lune Produck/Art contemporain. Il participe notamment aux revues Le dernier cri, Hôpital brut, Bang!, Tecknikart, Double... C'est en 1998 que Frédéric Poincelet rejoint l'éditeur Ego comme x. Outre ses livres chez cet éditeur, dont il est aussi le graphiste attitré, il réalise plusieurs reportages dessinés pour les revues Bang! et Beaux-Arts Magazine.

 

Sur la lancée de son dernier livre "Mon bel amour", il entame en 2006 une collaboration avec le magazine Psychologies, traitant de la sexualité féminine, collaboration qui s'achève en 2008.  La même année, il réalise pour le quotidien Libération deux pages de reportage/BD sur Sasha Grey, la porno-star américaine.

 

Parallèlement à cette carrière d'auteur de bande dessinée, Frédéric Poincelet est une figure importante de la scène du dessin contemporain, participant entre autres à l'exposition "Dessins pointus", et avec le collectif Frédéric Magazine, dont il est un des membres fondateurs, participe à l’exposition "La force de l'art" au Grand Palais. Frédéric Magazine se place dans une position de revendication du dessin, de cette pratique du dessin qui ne se justifie que pour lui-même. C'est-à-dire qui n'est au service d'aucune autre pratique artistique plus noble. Leur dessin n'est pas une pratique du croquis, ou de l'étude intermédiaire à la grande oeuvre que sera une peinture ou sculpture à venir... Le dessin est sa propre justification et sa finalité même, en cela il peut se revendiquer d'une tradition qui va de "L'Assiette au Beurre" à "Bazooka", du "New Yorker" à "Elles sont de sorties".

 

La Galerie Catherine Putman expose les dessins de Frédéric Poincelet depuis 2009.
Elle édite ses lithographies et sérigraphies depuis 2016.