Bigindicator

Traversé(e)

Event  |  Reviews  |  Comments
20180722101113-img_9700_50x70cm
Fabien Mérelle: Untitled Ink Jet On Paper 50 X 70 Cm; 19 X 27 9/16 Inches © Courtesy of the Artist and Praz-Delavallade
Traversé(e)

5, rue des Haudriettes
75003 Paris
FR
August 8th, 2018 - October 6th, 2018

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.praz-delavallade.com
EMAIL:  
flavie@praz-delavallade.com
PHONE:  
+33 (0)1.45.86.20.00
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-7

DESCRIPTION

Presenting oneself in everyday life.

Fabien Mérelle’s new exhibition at Praz-Delavallade could be considered a portrayal of the artist in everyday life, a mise en scène of what happens within the confines of a place of leisure, a workplace, a place for creating or within a personal and intimate space. But what form does it take and what impression does it make on others? In the 1950s, a study by the American sociologist Erving Goffman, "The Presentation of Self in Everyday Life" addressed how we engage in behaviour akin to theatrical performances in our daily life, at the times when individuals come face to face and simultaneously try to control the impression they make, whilst attempting to gain information about the other.

And it is this question that Fabien Mérelle has decided to tackle, this tension between an individual and the other, invariably portraying himself dressed in striped pyjama bottoms, a pantomime-like costume all the better to surreptitiously invade the public space in a civilised, bittersweet and ironic manner. He finally accedes, with the participation of his friends and relatives, to a theatrical dimension as he translates his fantastical and dreamlike scenes into ink and watercolour drawings. These drawings that describe in minute detail a world where present and past combine and the living, the dead and forgotten, humans and plants, whimsical characters and extraordinary animals are brought face to face like childhood dreams that have been repressed. Dreams that suddenly appear in his childhood drawings, which he has preciously conserved and which forge a new dialogue with the little boy he was thirty years before. He takes books out of his archives that immediately find new virgin territories to conquer, adventures that are just a pencil stroke away thanks to his fertile imagination.

One such example is this raft that is, to all extents and purposes, identical to a drawing (Radeau de Fortune, 2016) in which we see the artist on a raft, like Jonah having just escaped from the whale’s stomach, but with the ears and tail of a donkey. As his character takes form on the white page, Fabien anchors his work in reality in order to continue his investigations of what gives life to the drawing and its source of inspiration. It is probably no coincidence that his character, in the original sense of the term, evokes the idea of a mask. Does not everyone, consciously or subconsciously; always play a role? And as we realise and accept this fact Fabien Mérelle’s characters become believable and therein lies the sublime subtlety of the artist’s approach.


Mise en scène d’une vie quotidienne, telle pourrait-être la proposition de Fabien Mérelle pour cette nouvelle exposition à la galerie Praz-Delavallade. Mise en scène qui s’organiserait dans les limites physiques d’un lieu de loisir, de travail, de création ou d’intimité personnelle. Mais comment s’incarne-t-elle et se présente-t-elle aux autres ? Le sociologue américain Erving Goffman dans les années 1950 pris pour thème lors de son étude consacrée à «The Presentation of Self in Everyday Life» (mise en scène d’une vie quotidienne) la représentation théâtrale, référence métaphorique avec la vie réelle. Confrontation des soi, jeu de frontière entre deux individualités qui doivent nécessairement s’envahir réciproquement tout en conservant leur autonomie et leur représentation réciproque d’elles-mêmes. C’est de cette tension entre le moi et l’autre dont il est question pour Fabien Mérelle en se présentant invariablement vêtu de son pyjama rayé, vêtement de pantomime pour mieux envahir subrepticement l’espace public d’une manière policée, douce, amère, ironique et finalement accéder à une certaine théâtralité dans laquelle interviennent ses proches, sa famille, scènes chimériques, oniriques qu’il traduit au fil de ses dessins d’encre et d’aquarelle. Ces derniers décrivent avec une science minutieuse un monde ou s’entrechoquent présent et passé, vivants et oubliés, humains et végétaux, personnages fantasques et animaux extraordinaires. L’enfance rêvée mais enfouie resurgit au détour de ses dessins d’enfants qu’il avait précieusement conservés et qui tissent de belle manière un nouveau dialogue avec le petit garçon qu’il fût trente ans plus tôt. De ses archives il extrait des volumes qui trouvent aussitôt des territoires vierges à conquérir, l’aventure est au bout de son crayon et d’un imaginaire fertile, pour preuve ce radeau en tout point conforme à un dessin où on le voit naviguer comme un Jonas affublé d’oreilles et de queue d’âne à peine sortie du ventre de la baleine. En extirpant son personnage de la feuille blanche, Fabien s’inscrit dans le réel pour poursuivre une recherche dont le dessin et la source vivent. Ce n’est probablement pas un hasard si son personnage, au sens premier incarne l’idée de masque. Évoquons plutôt la reconnaissance du fait que si tout le monde, toujours et partout, joue un rôle, plus ou moins consciemment, chacun aura tendance à s’en convaincre lui-même, de façon à ce que l’on croit en ces personnages, et c’est bien là que réside toute la délicatesse de l’artiste.

ArtSlant has shutdown. The website is currently running in a view-only mode to allow archiving of the content.

The website will be permanently closed shortly, so please retrieve any content you wish to save.