Bigindicator

Hors Saison

Event  |  Reviews  |  Comments
20180108191125-almine-rech-gallery-crop2-1jpg
Jean-Baptiste Bernadet © Courtesy of the Artist and Galerie Almine Rech
Hors Saison

64 rue de Turenne
75003 Paris
FR
January 11th, 2018 - February 24th, 2018
Opening: January 11th, 2018 6:00 PM - 8:00 PM

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galeriealminerech.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
contact.paris@alminerech.com
PHONE:  
+33 1 45 83 71 90
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-7

DESCRIPTION

Almine Rech Gallery is pleased to present the third solo exhibition by Jean-Baptiste Bernadet, including new paintings of the artist. 

Jean-Baptiste Bernadet has often spoken about his relationship with painting: “My approach isn’t radical. Painting is simply the most practical discipline for me, the medium which suits me best and that I’m most comfortable with. It allows me to do something and see an immediate result.” That being said, while Jean-Baptiste Bernadet remains aloof from painting, he is no less of a true painter: a “landscape painter” nonetheless, as he says himself. He goes so far as to add “I am an impressionist painter, in the etymological sense of the term.” In other words – and to the letter – Bernadet paints fleeting and subjective impressions, shades of light and feelings; he savours the moment during which the painting comes into being and the immediacy of what is revealed. 

“To the letter” – an expression which sits well with Bernadet, passionate as he is for literature and more particularly for Proust. He shares a certain kinship with the latter: in their consideration for memory, time suspended by sensations, the idea of the fragment, of kaleidoscopic effects and the pursuit of refraction. In the same vein, Bernadet claims an affinity with Strindberg and his Celestrographs: placing photographic plates on a window sill at night, he thought himself able to photograph the stars when in fact dust and dirt in the developer had created the images. 

Sensitive surfaces, accidents, chance. Bernadet is also a painter of uncertainty, of suspense, and of adventure. “Often, in my paintings, things happen all by themselves. When I apply a touch of paint, it is not staged or directed. It doesn’t express the certainty of something I want to depict. No, it’s a more uncertain and more unexpected stroke. I never know where I’m going.” It’s a permanent concatenation, like a series of notes akin to a jazz musician’s improvisation using scales. 

He starts painting, building up from a background layer upon which he places daubs of colour. He then spreads them, continuing thus until balance, rhythm, and harmony between light and colour ring true. If he goes too far, he starts over, correcting, wiping away, backtracking, subtracting or covering. What constitutes both a challenge for Bernadet and a certain magic for the viewer lies therein: in precision and tuning – as for a series of musical notes or sounds. A painting comes into existence as something provisional, constantly wavering from appearance to disappearance until a suspended state is reached. This in-between state includes all possible outcomes, simultaneously bearing witness to a solid foundation and a structured grid while remaining as open-ended as possible. 

Bernadet resists resorting to automatic methods, absolute certainty and rules for each painting, and the same can be said for his series. They aren’t premeditated but rather build themselves up gradually and never really reach an endpoint. Vetiver and Fugues are two series on which the artist has been working for five years and has shown in previous exhibitions. The former reveals evanescence and transparency while the latter conveys a more sustained rhythm of strokes and lines of colour. Bernadet also works outside the confines of such series producing solitary, independent paintings which seem to diverge from one another and require an exhibition (such as this one) to bring them into conversation. However, what seems paramount for Bernadet is forever starting anew and reshuffling the deck of cards in the hope of dealing a hand of fresh, fugacious sensations. 

Born in Paris in 1978, Jean-Baptiste Bernadet lives and works in Brussels and in New York. Graduated in 2003 from ENSAV La Cambre in Brussels, he was an artist-in-residence at Triangle Studios, Brooklyn in 2012, APT Studios, Brooklyn in 2011 and Chianti Foundation, Marfa, Texas, in 2010. His work has been presented in solo exhibitions in Europe and in the United States, including among others, two recents solo shows at Almine Rech Gallery London and Brussels in 2016. Since 2001, Jean-Baptiste Bernadet has participated in many group exhibitions in institutions such as the WIELS, Brussels (2015, 2010 and 2009) and Musée des Beaux-Arts de Tourcoing (2006).


Henri-François Debailleux 

Translated from French by Ailsa Cavers

_____
For more information please contact Eva Moudar: eva@alminerech.com


La galerie Almine Rech a le plaisir de présenter la troisième exposition personnelle de Jean-Baptiste Bernadet. Cette exposition présentera de nouvelles peintures de l’artiste.

Jean-Baptiste Bernadet l’a souvent martelé : « Je n’ai aucun rapport militant à la peinture. Elle est simplement la discipline la plus pratique pour moi, celle qui me convient le mieux, celle où je me sens bien, celle qui me permet de faire quelque chose et de voir tout de suite le résultat ». Il n’empêche : si Jean-Baptiste Bernadet tient à garder ses distances avec elle, il n’en demeure pas moins un vrai peintre. « Un peintre de paysage » comme il se définit lui-même. Il ajoute même : « Je suis un peintre impressionniste, au sens étymologique du terme ». Autrement dit et pris au pied de la lettre, Bernadet peint des impressions fugitives, subjectives, des nuances de lumières et de sentiments, il aime vivre le temps de la peinture en train de se faire, l’instantanéité de ce qui apparaît. 

« Au pied de la lettre », l’expression lui va bien, lui qui est passionné par la littérature et par Proust avec lequel il se sent des affinités : la mémoire, le temps suspendu de la sensation, le principe de fragment, l’effet de kaléidoscope, la recherche de la réfraction. À ce propos Bernadet dit aussi avoir une analogie avec Strindberg et ses célestographies, ce procédé qui, croyait-il, en disposant ses plaques photographiques sur le rebord de sa fenêtre, la nuit, lui permettait de photographier les étoiles alors que c’était les grains de poussière qui créaient l’image. 

Surface sensible, accident, hasard. Car Bernadet est également un peintre de l’incertitude. De la suspension. Et de l’aventure. « Souvent dans mes tableaux, les choses arrivent toutes seules. Lorsque je peins une touche ce n’est pas une touche qui se met en scène, une touche qui dit je sais ce que je suis en train de montrer, non c’est une touche plus incertaine, plus imprévue. Je ne sais jamais où je vais ». Comme un enchaînement permanent, comme des suites de notes, comme une improvisation qu’on pourrait rapprocher de celle d’un jazzman à partir de sa grille.

Il lui faut commencer le tableau, s’appuyer d’abord sur un fond, puis disposer ses noisettes de peintures, les étaler et continuer jusqu’à ce qu’il trouve le moment juste, le bon équilibre, le rythme, l’harmonie entre la lumière, la couleur. S’il va trop loin, il recommence, corrige, efface, revient en arrière, soustrait ou recouvre. Toute la difficulté pour lui et la magie pour nous spectateurs, est là, dans la justesse comme on le dit d’une suite de notes, de sons. Le tableau se génère dans sa capacité provisionnelle, il se joue entre l’apparition et la disparition, jusqu’à ce qu’il atteigne cet état de suspension, d’entre deux, de potentialité de façon à ce qu’il témoigne à la fois d’une assise, d’une trame structurée et en même temps qu’il reste le plus ouvert possible. 

Et de même que Bernadet n’a pas d’automatisme, de certitude, de règle de jeu pour chaque toile, il n’en a pas non plus pour ces séries. Elles ne sont pas décidées à l’avance, elles se constituent d’elles-mêmes, au fur et à mesure et ne sont jamais vraiment closes. Encore faut-il même qu’elles existent, comme c’est le cas avec celles, Vétiver et les Fugues qu’il travaille depuis cinq ans, qu’il a présentées lors de précédentes expositions et qui révèlent, l’une des évanescences, des transparences, l’autre le rythme plus soutenu de touches et des traits de couleurs. Car il arrive aussi que Bernadet travaille hors séries, qu’il peigne des tableaux hors de tout cadre, des tableaux solitaires, à la croisée les uns des autres et que seule une exposition, comme c’est le cas de celle-ci, peut faire dialoguer. Ce qui lui importe avant tout, c’est chaque fois de tout remettre à plat, de rebattre les cartes pour attraper au vol de nouvelles sensations.

Jean-Baptiste Bernadet est né à Paris en 1978. Il vit et travaille à Bruxelles et New-York. Diplômé de l’ENSAV La Cambre à Bruxelles (2003), Bernadet a participé à plusieurs résidences d’artistes, à Triangle Studios, Brooklyn (2012), APT Studios, Brooklyn (2011), et Chianti Foundation, Marfa, Texas (2010). Son travail a été présenté dans plusieurs expositions personnelles en Europe et aux Etats-Unis, notamment à la Galerie Almine Rech à Londres et Bruxelles en 2016. Depuis 2001, Jean-Baptiste Bernadet a participé à plusieurs expositions de groupe dans des institutions comme le WIELS à Bruxelles en 2015, 2010 et 2009, et le Musée des Beaux-Arts de Tourcoing en 2006.


Henri-François Debailleux 

_____
Pour plus d'informations merci de contacter Eva Moudar: eva@alminerech.com

ArtSlant has shutdown. The website is currently running in a view-only mode to allow archiving of the content.

The website will be permanently closed shortly, so please retrieve any content you wish to save.