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The Water Trilogy 1: Ichárhuta: Autodefensión Approximante Vibrante Retroflexe

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© Courtesy of the Artist and Galerie Chantal Crousel
The Water Trilogy 1: Ichárhuta: Autodefensión Approximante Vibrante Retroflexe

10 rue Charlot
75003 Paris
France
April 1st - May 13th
Opening: April 1st 6:00 PM - 8:00 PM

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.crousel.com
EMAIL:  
galerie@crousel.com
PHONE:  
+33 (0)1 42 77 38 87
OPEN HOURS:  
Tuesday-Saturday 11AM - 1PM / 2PM - 7PM

DESCRIPTION

An original traditional ‘butterfly’ canoe from the lake of Pátzcuaro -in Michoacán, in the West of México- hangs from the ceiling of the gallery, separated from the floor at a distance that represents the water shortage level, in terms of lowering, indexed according to the recent 49 years.
 
Three mounds of debris surround the object as sculptural plinths. Over them three Huasteco musicians sing a traditional tune, attempting to reach the highest and the longest falsetto pitch among them. Lyrics of the song narrate the story told by a little axolotl salamander to be eaten by a white fish, both endangered endemic species in that lake.
The various objects of these three mounds come from the large installation of his last exhibition at the Carré d’ Art in Nîmes (October 14, 2016 - February 19, 2017). Selected and recomposed, a new life is here proposed to them.
 
A facsimilar copy of a 50 Mexican pesos banknote is on display. On one side it includes the face of a national hero, a former guerrilla fighter for the Independence war, on the other one it depicts a similar canoe as the one suspended in the gallery space, with a peaceful fisherman navigating over the lake’s water. With the dramatic and rapid lowering levels of the lake it came along the destruction of local endemic species, besides the vanishing of the symbolic traditions (dance, music, food, rituals, storytelling, bartering, and community collaborative dynamics) linked to the culture in the area.
 
Imagine the same - the heart of darkness - for Congo, Loire, Rhin, Amazon, Citarum, Yangtse, Mississipi or Yellow rivers, Victoria, Onondaga, Karachai, Balaton, Orre, Okeechobee, Biwa, Baikal, Songla, Bhopal, Chad, Taihu, Chapala, Léman or Great lakes, not to mention salty waters. Self destruction demands self defense, not self awareness only.


Un canoë « papillon » originaire du lac de Pátzcuaro - à Michoacán, à l’ouest du Mexique - est suspendu au plafond de la galerie à une hauteur représentant le niveau de pénurie d’eau, en termes d’abaissement, indexé sur les 49 dernières années.
 
Trois monticules de débris entourent le canoë comme des socles sculpturaux. Sur eux, trois musiciens Huasteco chantent une mélodie traditionnelle en essayant d’atteindre leurs sommets et la plus longue note en voix de fausset. Les paroles de la chanson racontent l’histoire d’une petite salamandre axolotl sur le point d’être mangée par un poisson blanc, deux espèces endémiques menacées par la baisse des eaux du lac.
Les objets constituant ces trois tas proviennent de la grande installation montrée au Carré d’Art de Nîmes lors de la dernière exposition de l’artiste (14 octobre 2016 - 19 février 2017). Sélectionnés et recomposés, une nouvelle vie leur est ici proposée.
 
Un fac-similé d’un billet de 50 pesos mexicains est également exposé. L’une des faces de ce billet montre le visage d’un héros national, ancien combattant de la guérilla pour la Guerre de l’Indépendance, l’autre face présente l’image d’un canoë, identique à celui suspendu dans la galerie, et d’un pêcheur naviguant paisiblement sur l’eau du lac.
L’abaissement dramatique et rapide du niveau des eaux engendre une lente destruction des espèces endémiques locales, en plus de la disparition des traditions symboliques liées à la culture de la région (danse, musique, nourriture, rituels, récits, échanges et dynamiques de collaboration communautaire).
 
Imaginez la même chose - au cœur des ténèbres - pour le Congo, la Loire, le Rhin, l’Amazonie, le Citarum, le Yangtse, le Mississipi ou le fleuve jaune, les chutes Victoria, l’Onondaga, le lac Karachaï, le lac Balaton, l’Orre, le lac Okeechobee, le lac Biwa, le Baïkal, le Songkhla, le Bhojpal, le Tchad, le Tai, le lac de Chapala, le lac Léman ou les Grands Lacs, sans parler des eaux salées. La destruction de soi exige l’autodéfense, pas seulement la conscience de soi.