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Fondling

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© Courtesy of the Artist and Triple V
Fondling

5 rue du Mail
75002 Paris
France
February 4th, 2017 - April 8th, 2017

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://triple-v.fr/
PHONE:  
+33 (0)1 45 84 08 36
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-7

DESCRIPTION

For a long time, Gerald Petit used to define himself a painter and a photographer, nourishing one practice with the other. The democratization of photography and its evolution in a variety of mobile forms has facilitated sharing life and its more intimate moments instantly. Confronted to this reality, the artist has found his practice as a photographer questioned, and has refocused photography as a counterpoint to painting.


Photography, in its early days, transformed a colorful and tridimensional reality in a plane black and white picture. Gerald Petit’s latest paintings go the opposite way: colors are overlapped until they annul each other to give way to an impression of black. In the exhibition, the larger paintings evoke black and white photography and its indexical nature, although they are the result of a surimposition of layers of color that produce imaginary landscapes or skies. In this process, painting «absorbs» photography, not as an index, but in a chemical sense. Here, painting produces black and white from color, whereas photography used to produce black and white from the color spectrum. Painting becomes the opposite chemical process of photography. Both reveal, in a photographical manner, forms and shapes; every layer of painting acting as a developper of the previous layer: a process similar to the photographical one.
The result is a series of imaginary skies or landscapes, that are composed (but not copied) and different painted scenes, cropped or incomplete, where the subject is not immediately obvious but has to be sought after.


Each painting seems not to be addressed directly to the spectator. These intimate scenes, sometimes only sketched, seem to resist sharing. Because of their dark background, and because of the cropping of the pictures, these are enigmatic situations, ellipses: limbs without bodies, hands holding objects that have almost entirely disappeared. Due to this fragmentation, the image becomes abstract, mute, disintegrating the narrative thread. These paintings demand an effort from the spectator’s imagination to reconstruct their meaning, they stand as an open invitation to a visual and tactile experience. The canvases are offered without a key of cognition. « Caressing », « stroking » or « fondling » the experiences they propose becomes a condition to grasp their comprehension.


Gerald Petit s’est longtemps dit peintre et photographe, menant de front les deux pratiques, les étayant l’une par l’autre. Confronté à la remise en cause de son activité de photographe par le développement de la photo sous ses formes mobiles, qui restreignent sa prétention à l’autorité artistique à mesure qu’elle est plus universellement répandue, et le partage immédiat de l’intime impliqué par ce développement, il a récemment recentré son travail sur une pratique de la peinture dont il se sert comme contrepoint à l’image photographique.

De même que la photographie, au moins à son origine, transformait une réalité colorée tridimensionnelle en une image noir et blanc, les nouvelles peintures de Gerald Petit prennent le contrepied de ce processus, en superposant les couleurs jusqu’à ce qu’elles s’annulent pour rendre une impression de noir. Dans l’exposition, les grands formats évoquent le noir et blanc de la photographie, et donc sa nature indicielle, mais pourtant ces peintures ne sont composées qu’avec des couches de couleurs successives, formant au terme des paysages imaginaires qui ressemblent à des ciels. Dans ce processus, la peinture « absorbe » la photographie, non pas dans sa qualité de référent, mais dans sa chimie. Elle fabrique du noir et du blanc avec la couleur, là où la photographie fabriquait du noir et du blanc avec le prisme coloré.


La peinture devient l’inversion du processus chimique de la photographie. L’une et l’autre révèlent, au sens chimique, des formes et des figures ; chaque couche de peinture agit comme un révélateur de la précédente, de façon analogue au processus photosensible. Le résultat, ce sont des ciels ou des paysages imaginaires qui sont entièrement composés, et non copiés, et des scènes peintes mais recadrées et incomplètes, où le sujet vient à manquer.

Chaque tableau semble ne pas s’adresser directement à celui ou à celle qui le regarde. Les scènes intimes, juste esquissées, résistent au partage. Ce sont des situations énigmatiques, du fait du fond obscur et indéterminé sur lequel elles apparaissent, mais aussi du fait des ellipses produites par le recadrage : membres sans corps, préhensions d’objets absents ou juste esquissés. La fragmentation de l’image la rend abstraite, mutique, désagrégeant l’écheveau narratif. Les peintures exigent un effort d’imagination du regardeur pour en reconstituer la signification ; elles l’invitent à une expérience spécifique, visuelle et tactile. Les tableaux se livrent sans clef de compréhension. « Fouiller », « caresser de l’œil des sensations », devient un préalable nécessaire à leur appréhension.

Gerald Petit est né en 1973 à Dijon, il vit et travaille à Paris. Parmi ses expositions personnelles, on peut mentionner « L’entremise » à la Fondation d’entreprise Ricard en 2013, « A conversation piece » avec Shawn Lee à la MLIS à Villeurbanne, « Every Sad Song will have a Brighter Day » à Lmak Projects gallery à New York et « Sexy Dancer » à la Salle de Bains à Lyon. Ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques dont le CNAP et FNAC à Paris ; le Musée Nicéphore Niepce à Châlon-sur-Saône ; l’Artothèque de Villeurbanne ; et le FRAC Alsace.

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