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Solo Exhibition

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Open, Empty Mirror, 2016 Acrylic On Birch Panel, Wooden Frame 76,2 X 63,5 Cm 30 X 25 Inches © Courtesy of the Artist and Praz-Delavallade - Paris
Solo Exhibition

5, rue des Haudriettes
75003 Paris
FR
May 28th, 2016 - June 21st, 2016

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.praz-delavallade.com
NEIGHBORHOOD:  
Other (outside main areas)
EMAIL:  
flavie@praz-delavallade.com
PHONE:  
+33 (0)1.45.86.20.00
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-7
TAGS:  
painting

DESCRIPTION

Praz-Delavallade is pleased to present Los Angeles based artist Joe Reihsen’s first solo exhibition in France.

Reihsen’s paintings are characterized by optical illusions, and vigorous and determined overlays of polymers that often exceed every possible limit of the surface. Over the years he has constructed a body of works that is both materially determined and metaphorically romantic, a body of works that bears the tension of a physical universe that is highly permeated with digital realities.

The titles for the works in this exhibition borrow text from guided mindfulness meditation recordings. This naming device is in contrast to previous exhibitions, which featured text from the ‘missed connections’ section on Craigslist. Both of these fields occupy important positions within our contemporary condition of connectedness. The ‘missed connections’ listings present themselves as a barometer for the alienation and new intimacy brought about since the rise of the Internet.

On the other end of the spectrum, the field of meditation has seen a reemergence recently, regarded now as a field of science and medicine, in addition to spirituality. Our hearts are now tired of the Internet; which has urged the artist to explore this tendancy for many people to come back to their bodies and their roots, in the present. These new paintings continue to explore the notions of the skin that were present in Reihsen’s previous works, using the surface of the paintings as a means of placing the body within the space, literally and symbolically. Such as, figurative works without the body in which some striations and patterns present in the paintings evoke muscle fibers, cells, or hair.

With its crisp flat finishes, and trompe l’oeil depictions of impasto and brushstrokes, Reihsen creates panels that are entrenched in the historical language of abstract painting, while also exerting a clear relationship to contemporary digital culture. Like the ubiquitous digital screen, all of Reihsen’s panels contain a profound sense of physical depth while remaining almost entirely flat.

Reihsen belongs to a generation of painters that naturally integrated digital tools into their art while still being in high school in the 90s. Up until today, he would use computer terms to describe his process, where he would ‘copy and paste, distort, warp and rotate’, only to end up ‘scaling up’ or ‘scaling down’. In the end however, he is a master of texture and surface, seemingly at odds with flat screens and pixels, whose works continually gain admiration and constant intrigue. The twin elements of digital maven and manual laborer are what define Reihsen both as a person and as an artist. As put by Ed Schad, ‘the most urgent question of his painting is whether these two worlds ultimately have to be at odds or wether he can find a vocabulary that dissolves the split entirely.’ (Modern Painters, June 2014).

Joe Reihsen (b. 1979. Blaine, Minnesota) lives and works in Los Angeles. Joe received his BFA in painting and New Genres at the San Francisco Art Institute. In 2008, Joe received an MFA from the University of California, Santa Barbara where he was awarded the UC Regents Fellowship.


Praz-Delavallade est heureux de présenter la première exposition personnelle en France de Joe Reihsen, artiste installé à Los Angeles.

Les peintures de Reihsen sont marquées par les illusions d’optique et les superpositions énergiques et maîtrisées de polymères qui viennent souvent déborder, dans leur forme, les limites physiques de la surface de la toile. Au fil des ans, il a construit un corpus d’oeuvres résolument matérielles et romantiquement métaphoriques, un corpus qui porte la marque d’un univers physique fortement imprégné des réalités numériques.

Les titres des oeuvres de cette exposition empruntent leur texte à des enregistrements de guides de méditation axée sur la pleine conscience. Ce dispositif de nomination contraste avec les expositions précédentes, qui présentaient des textes tirés de la section «rencontres manquées» du site de petites annonces, Craigslist. Ces deux champs occupent une place importante au sein de notre condition contemporaine marquée du sceau de la connectivité. Les annonces de «rencontres manquées» constituent un baromètre de l’aliénation et de l’intimité nouvelle qu’a engendrées l’avènement d’Internet.

A l’autre extrémité du spectre, le champ de la méditation, considéré désormais, en plus de celui de la spiritualité, comme un domaine de la science et de la médecine, a connu un renouveau récent. Nos coeurs se sont lassés d’Internet, poussant l’artiste à explorer la tendance chez beaucoup d’entre nous à revenir à nos corps et à nos racines, dans le présent. Les nouvelles peintures de Reihsen, comme ses oeuvres antérieures, continuent à explorer les notions de peau, utilisant la surface des peintures comme moyen de situer le corps dans l’espace, littéralement comme symboliquement — ainsi des oeuvres figuratives sans corps, dans lesquelles quelques stries et motifs évoquent fibres musculaires, cellules ou cheveux.

Avec ses finitions étonnamment fines, voire plates, ses jeux sur la notion de trompe-l’oeil, Reihsen ancre ses tableaux dans le langage classique de la peinture abstraite tout en entretenant une relation évidente avec la culture numérique contemporaine. Comme les écrans numériques ominiprésents, les tableaux, presque entièrement plats de Reihsen, dégagent pourtant une puissante impression de profondeur physique.

Reihsen appartient à une génération de peintres qui, alors qu’ils fréquentaient le lycée dans les années 1990, ont naturellement intégré les outils numériques dans leur pratique artistique. Aujourd’hui encore, il utilise des termes informatiques pour décrire sa méthode de travail : il «copie-colle, déforme, fait pivoter», pour finir par «redimensionner» l’image. Mais, bien loin des écrans plats et des pixels, Reihsen, dont les oeuvres ne cessent d’intriguer, est finalement maître ès texture et surface. La double étiquette de spécialiste du numérique et de travailleur manuel est ce qui le définit à la fois en tant que personne et en tant qu’artiste. Comme l’affirme Ed Schad, «la question la plus pressante que pose sa peinture est de savoir si ces deux mondes doivent rester antinomiques ou s’il saura trouver un vocabulaire permettant de résoudre entièrement la fracture». (Modern Painters, Juin 2014)

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