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Bretonnes

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© Courtesy of the Artist and Galerie Gabrielle Maubrie
Bretonnes

24 Rue Sainte Croix de la Bretonnerie
75004 Paris
FR
January 16th, 2016 - February 20th, 2016
Opening: January 16th, 2016 2:00 PM - 8:00 PM

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.gabriellemaubrie.com/
NEIGHBORHOOD:  
4th Arrondissement
EMAIL:  
maubrie@orange.fr
PHONE:  
01 42 78 03 97
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 2-7 and by appointment
TAGS:  
photography

DESCRIPTION

Charles Fréger pursues since the early 2000s, an inventory entitled “Photographic portraits and uniforms”. In Europe and around the world with his series devoted to sports groups, military and students, he is interested in clothes and uniforms. Bretonnes comes in both an extension and offset the substantive work: one finds this report to clothing and accessories, but with a strong aesthetic evolution from the previous series. The series Bretonnes the photographer took nearly three years to get to know and visit the Breton circles, these perennial associations where young people cultivate each weekend the art of the costumes and traditional dances. Out of that came the work on the caps, with beautiful prints that highlight the delicacy of the works: fine lace and sophisticated folding, starched ribbons and pins carefully placed.

Visitors feel carried away by images evoking the paintings of Jean François Millet or Paul Gauguin, in a set of soft colours dominated by white, bleu, green or black. Young women blend easily in the landscape that can be guessed behind them, through the mystery instigated by the white veiling sliding an atmosphere somewhat antiquated in the composition. This veiling makes the background blurry and gives a dreamlike, painterly note and makes it impossible to miss the allusions to Flemish painting or Pont-Aven school.

According to Charles Fréger, the main theme is not in the questions of roots, but in a loving and admiring gaze of the beauty of these clothes, and the work they represent, thousand of small details hidden in these starched caps. For the majority of these dancers, they made the clothes themselves. They wear them today on the occasion of festivals, cultural gathering.

Fréger recognized that he was highly documented and inspired by postcards, paintings of the Pont-Aven school, historic photos etc. The figures of mourning, of expectation, of hope, of the revolt and feminine solidarity, agricultural activities appear in the watermark.


Né en 1945 à Bourges
Vit et travaille à Rouen

Charles Fréger poursuit, depuis le début des années 2000, un inventaire intitulé « Portraits photographiques et uniformes ». En Europe et un peu partout dans le monde, avec ses séries consacrés à des groupes de sportifs, de militaires ou d’étudiants, il s’intéresse aux tenues et aux uniformes. Bretonnes s’inscrit à la fois dans le prolongement et en décalage de ce travail de fond : on retrouve ce rapport au vêtement et à l’accessoire, mais une forte évolution esthétique par rapport aux séries précédentes.

La série « Bretonnes » le photographe a pris près de trois ans pour connaître et visiter les cercles bretons, ces associations vivaces où de jeunes gens cultivent chaque week-end l’art des costumes et des danses traditionnels. Il en a tiré un travail centré sur les coiffes, avec des beaux tirages qui mettent en valeur la délicatesse des ouvrages : dentelles fines et pliages sophistiqués, rubans amidonnés et épinglés savamment placées.

Les visiteurs se sentent comme emportés par des images évoquant les toiles de Jean François Millet ou de Paul Gauguin, dans un ensemble de douces teintes ou dominent le blanc, le bleu, le vert ou le noir. Les jeunes femmes se fondent sans peine avec le paysage que l’on peut deviner derrière elles, au travers le mystère instigué par ce voilage blanc glissant une atmosphère quelque peu surannée à la composition. Ce voilage rend le fond flou et donne une note onirique et picturale à l’ensemble- impossible de rater les allusions à la peinture flamande ou à l’école de Pont-Aven.

Selon Charles Fréger, le thème majeur n’est pas dans ces questions de racines, mais bien dans un regard amoureux et admiratif de la beauté de ces vêtements, du travail de fourmi qu’ils représentent, des milliers de petits détails dissimulés dans ces coiffes amidonnées. Pour la majorité ces danseuses confectionnèrent elles-mêmes leurs habits. Elles les portent aujourd’hui à l’occasion de festivals, de rassemblements culturels.

Fréger reconnaît s’être fortement documenté et inspiré d’un vaste corpus : cartes postales, tableaux de l’école de Pont-Aven, photos historiques, etc. Les figures de deuil, de l’attente, de l’espoir, de la révolte et de la solidarité féminine, des activités agricoles apparaissent en filigrane.

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