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Relief et Details

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Avenge © Courtesy of the Artist and Galerie Gabrielle Maubrie
Relief et Details

24 Rue Sainte Croix de la Bretonnerie
75004 Paris
FR
September 12th, 2015 - October 24th, 2015
Opening: September 12th, 2015 2:00 PM - 8:00 PM

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.gabriellemaubrie.com/
NEIGHBORHOOD:  
4th Arrondissement
EMAIL:  
maubrie@orange.fr
PHONE:  
01 42 78 03 97
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 2-7 and by appointment
TAGS:  
photography

DESCRIPTION

Born in 1956 in Israel, Avi Mograbi is director, actor, cinematographer, producer and screenwriter. After studying philosophy and art, he turned to documentary cinema in his films and favors subjects directly related to the situation in his country. His feature films have made him a committed filmmaker, especially critical of the Israeli government. Trained in philosophy, Avi Mograbi explores multiple borders (psychological, geographical, symbolic, mental…) From film to film, Avi Mograbi constructed a unique work in the world of cinema. His documentaries reflect the political and military situation in Israel and Palestine, but also in an emotional way, the Mograbi home, place for political debate, a small family business of film production. Each time, it’s about making a film at the moment of the situation, the military occupation and the intifada, religion and politics, colonization and the attacks. But before anything, it’s about Avi Mograbi himself, of his equals and others, of the human and the urgency to film. Starting from his documentary films, he also performs spatial installations that we are presenting: The Details. This is the simultaneous projection of scenes taken from his films, to create a non-linear space, chaotic and disturbing: another way to report from an artistic point of view of the reality of the occupation and oppression of the Palestinian people. Each screening is variable in length and simultaneously creates juxtapositions and unexpected relationships: the installation is moving and therefore never the same. The viewer is immersed in the heart of events, almost overwhelmed by the images. The videos explore themes such as border crossings between two territories, a series of telephone conversations between Mograbi and a Palestinian friend, banned from leaving, images showing the construction of a heroic Israel, the opposite of reality, or even soldiers trying to prevent Avi Mograbi from filming. 1
If the distribution and recognition of his work in France started in the beginning of the year 2000, it has been twenty years since Avi Mograbi, via film and video installations, stubbornly holds up a mirror to the Israeli society, to show her what she does not want to see.

Coming from a Zionist family, Avi Mograbi breaks early with his family positions. He studies at the Art school in Ramat Hasharon and philosophy at the University of Huperlink. When he started in the movie business, he became the assistant of Claude Lelouch and chauffeur in a film of Costa-Gavras.

During the war against Lebanon, he became the spokesman for a group of soldiers who refused incorporation. This episode had him put in jail for a few days.

In 1989 he directed the short film Deportation, awarded at Short Film Festival in Krakow. He than turned to documentary, focusing on topics directly related to the situation in his country. He realized in1997 his first feature film, How I learned to overcome my fear and love Ariel Sharon, a scathing critique of a false naïve against the Israeli right and one of its most emblematic re-representatives. The film lays the foundation for a very committed work between fiction and reality. His third feature film August (before the explosion), through which he goes against an Israeli government that is doing everything possible so that no one could testify abroad of what is happening in the occupied territories. Avi Mograbi tries, and despite the difficulties and pressures suffered, to be able to hear a different story and process of self-criticism in Israel.

1 Extract from the press release of Maison des Métallos


Né en 1956 en Israël, Avi Mograbi est à la fois réalisateur, acteur, directeur de la photographie, producteur et scénariste. Après des études de philosophie et d’art, il s’oriente vers le cinéma documentaire et privilégie dans ses films des sujets en relation directe avec la situation de son pays. Ses longs métrages ont fait de lui un cinéaste engagé, particulièrement critique envers le pouvoir israélien.

Chaque fois, il s’agit d’un film à faire sur le moment et la situation, l’occupation militaire et l’intifada, la religion et la politique, la colonisation et les attentats. Mais avant tout, il s’agit d’Avi Mograbi lui-même, des ses semblables et ses autres, de l’humain et de l’urgence de filmer. A partir de son œuvre documentaire, le cinéaste réalise également des installations spatialisées comme The Details que nous présentons. Il s’agit de la projection simultanée de scènes, extraites de ses films, pour créer un espace non-linéaire, chaotique et perturbant : une autre façon de rendre compte d’un point de vue artistique de la réalité de l’occupation et de l’oppression du peuple palestinien. Le spectateur est plongé au cœur des événements, voir submergé par les images. Les vidéos explorent des thèmes comme les passages de la frontière entre les deux territoires, une série de conversations téléphoniques entre Mograbi et un ami palestinien interdit de sortie, des images démontrant la construction d’un Israël héroïque à l’opposé de la réalité, ou encore des soldats qui essayent d’empêcher Avi Mograbi de filmer. 1

Si la diffusion et la reconnaissance de son œuvre en France datent du début des années 2000, voilà maintenant vingt ans d’Avi Mograbi, via films et installations vidéos, s’obstine à tendre un miroir dont elle ne veut pas à la société israélienne.
Issu d’une famille sioniste, Avi Mograbi rompt avec les positions familiales assez tôt. I suit des études d’art à l’école d’art de Ramat Hasharon et de philosophie à l’université de Huperlink. Quand il débute dans les métiers du cinéma, il se retrouve notamment l’assistant de Claude Lelouch et fait le chauffeur sur le film de Costa-Gavras.

Pendant la guerre contre le Liban, il devient le porte-parole d’un groupe de soldats qui refusent l’incorporation. Cet épisode lui fait aller quelques jours en prison.
En 1989 il dirige le court métrage Déportation, primé au Festival du court métrage de Cracovie. Il s’oriente ensuite vers le documentaire, privilégiant des sujets en relation directe avec la situation de son pays.

Il réalise en 1997 son premier long métrage, Comment j’ai appris à surmonter ma peur et aimer Ariel Sharon un brûlot très critique d’un faux-naïf contre la droite israélienne et l’un de ses ré-représentants les plus emblématiques. Le film pose les bases d’une œuvre très engagée entre fiction et réalité. Son troisième long métrage Août (avant l’explosion), au travers duquel il va à l’encontre d’un gouvernement israélien qui fait tout son possible pour que personne ne puisse témoigner à l’étranger de ce qui se passe dans les territoires occupés. Le réalisateur israélien essaie ainsi, malgré les difficultés et les pressions subies, de faire entendre un autre son de cloche et de traiter de l’autocritique en Israël.

1 Extrait du communiqué de presse de la Maison des Métallos

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