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Wicked World

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© Courtesy of the Artist and Praz-Delavallade - Paris
Wicked World

5, rue des Haudriettes
75003 Paris
FR
September 12th, 2015 - October 10th, 2015

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.praz-delavallade.com
NEIGHBORHOOD:  
Other (outside main areas)
EMAIL:  
flavie@praz-delavallade.com
PHONE:  
+33 (0)1.45.86.20.00
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-7

DESCRIPTION

Since the beginning of the 1990’s the work of Pierre Ardouvin has developed as an elliptical screenplay of our disillusions. His poetry, often linked to popular culture draws upon from a «deranged» relationship to language and to the world.

The exhibition Wicked World presents new works issuing from the group of series Les Écrans de veille (Screensavers), Un Monde pourri (Wicked World) and Le Théâtre des opérations (The Theatre of Operations), all linked by their rootedness in the field of the affects and their proliferation as well as by a good dose of poetically acid humor. The universes called upon, those things disposing of memories, allow another me- mory to emerge, a melancholy at the edge of the intimate and the collective.

Les Ecrans de veille
« A palace must be ruined in order that it be interesting. » - La poétique des ruines, Denis Diderot, 1767

The postcard imagery representative of mass tourism, that of large beaches, cultural and museum tourism, or even heavenly islands is a recurrent motif in the work of Pierre Ardouvin. His «tableaux» in the Ecrans de veille series can be imagined as the perturbed interfaces of a collective imaginary, a dysfunctional synthesis between two sets of logic: that of the mediated dream seen through the «screens» of mass culture; and the irruptive and parasitic logic of the intimate.

Un Monde pourri
« Can’t you see that all my castles are burning? » - Fire in The Sky, Ozzy Osbourne, 1988

Un Monde pourri present assemblages of plastic objects, mostly toys. These hybridizations that come to reactivate a childlike language in the dimension of sublimated loss are produced by heating the objects, and in this way melding them together. They are partially melted and deformed. This ensemble offers us an abandoned world, a kind of B movie version of the poetics of the ruin. We also find the romantic dimension linked to adolescence and are specific to the artist’s universe in the titled that recuperate extracts or titles of songs where Black Sabbath, Nirvana, The Rolling Stones, etc. are found.

Théâtre des opérations
« To each theatre generally corresponds a campaign. »

Other objects also leap forth in the exhibition: an old school chair, a dead tree trunk, several Christmas ornaments, a worn tire, stones, a small plastic slide, a disco ball... So many elements referring to different universes and whose regrouping constructs figures that reactivate in a frontal and raw way the lost territory of childhood. Each piece of this series titled Théatre des Opération indeed recuperates the names of military interventions with names as poetic as they clashing, Odyssee Dawn, Deadlight or Desert Storm, that put forward that uncomfortable and paradoxical position that accounts for all of the effective force of Pierre Ardouvin’s work. This subtle movement of the pendulum between the dream and the fall, escapism and im-prisonment, the poetry of the world and its arid cruelty.


Pierre Ardouvin was born in 1955. He lives and works in Paris. A monographic catalogue Eschatologic Park was published by Les presses du Réel in 2010. A book by Villa Saint Clair Editions will soon be published. A monographic exhibition at the MAC/VAL (Vitry) is currently being prepared for Spring 2016. His work has been shown at the Palais de Tokyo (Paris), the Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, the Fondation Jumex (Mexico), the Mori Art Museum (Tokyo), the NMCA (Seoul) and are represented in numerous public and private collections in France and overseas.


 

Depuis le début des années 1990, le travail de Pierre Ardouvin se développe comme un scénario elliptique de nos désillusions. Sa poésie, souvent en lien avec la culture populaire, vient d’un rapport « dérangé » au langage et au monde.

L’exposition Wicked World présente de nouvelles œuvres issues des ensembles Les Écrans de veille, Un Monde pourri et Le Théâtre des opérations, tous liés par leur enracinement dans le terrain des affects et de la prolifération ainsi que par une bonne dose d’humour poétiquement acide. Les univers convoqués, ces choses mises au rebut du souvenir, font émerger une autre mémoire, une mélancolie à la frontière entre l’intime et le collectif.

Les Ecrans de veille
« Il faut ruiner un palais pour en faire un objet d’intérêt. » - La poétique des ruines, Denis Diderot, 1767

L’imagerie carte postale représentative de la société des loisirs de masses, celle des stations balnéaires, du tourisme culturel et muséal, ou encore des îles paradisiaques est un motif récurrent dans l’œuvre de Pierre Ardouvin. Ses « tableaux » de la série des Ecrans de veille peuvent être envisagés comme des interfaces perturbées d’un imaginaire collectif, synthèse dysfonctionnelle entre deux logiques : celle du rêve médiatisé à travers les «écrans » de la culture de masse et la logique irruptive et parasitaire de l’intime.

Un Monde pourri
« Can’t you see that all my castles are burning? » - Fire in The Sky, Ozzy Osbourne, 1988

Un Monde pourri met en scène des assemblages d’objets en plastique, pour l’essentiel des jouets. Ces hybridations qui viennent réactiver un langage enfantin dans une dimension de perte sublimée sont réalisées en chauffant les objets, ainsi soudés, et partiellement fondus et déformés. Cet ensemble nous renvoie à un monde à l’abandon, une sorte de poétique des ruines version série B. On retrouve aussi la dimension romantique liée à l’adolescence et propre à l’univers de l’artiste dans les phrases titres qui reprennent des extraits ou des titres de chansons où se côtoient Black Sabbath, Nirvana, Les Rolling Stones etc.

Théâtre des opérations
« À chaque théâtre correspond en général une campagne. »

Surgissent également d’autres objets dans l’exposition : une vielle chaise d’écolier, un tronc d’arbre mort, quelques boules de Noël, un pneu usagé, des pierres, un petit toboggan en plastique, une boule a facette... Autant d’éléments se référant à des univers divers et dont les assemblages construisent des figures qui réactivent de manière frontale et crue le territoire perdu de l’enfance. Chaque pièce de cette série nommée Théatre des opérations reprend en effet les noms d’interventions militaires aux connotations aussi poétiques que grinçantes, Aube de l’Odyssée, Deadlight ou Desert Storm, qui mettent en évidence cette position inconfortable, paradoxale qui fait toute la puissance efficiente du travail de Pierre Ardouvin, ce subtil mouvement de balancier entre le rêve et la chute, l’évasion et l’enfermement, la poésie du monde et son aride cruauté.


Pierre Ardouvin est né en 1955, il vit et travaille à Paris. Un catalogue monographique de référence Eschatologic Park a été publié aux éditions Les presses du Réel en 2010. Un livre aux éditions Villa Saint Clair est à paraître. Une exposition monographique au MAC/VAL (Vitry) est en préparation pour le printemps 2016. Ses œuvres ont aussi été exposées au Palais de Tokyo (Paris), au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, à la Fondation Jumex (Mexico), au Mori Art Museum (Tokyo), au NMCA (Seoul) et sont présentes dans de nombreuses collections publiques et privées en France et à l’étranger.

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