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« Qu’elle était verte ma vallée » (vers une écologie du corps et de l’esprit)

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« Qu’elle était verte ma vallée » (vers une écologie du corps et de l’esprit)

24 Rue Sainte Croix de la Bretonnerie
75004 Paris
FR
January 22nd, 2015 - March 15th, 2015

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.gabriellemaubrie.com/
NEIGHBORHOOD:  
4th Arrondissement
EMAIL:  
maubrie@orange.fr
PHONE:  
01 42 78 03 97
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 2-7 and by appointment

DESCRIPTION

“How green was my valley”
(Towards ecology of body and mind)


The legend of the Hummingbird

The name of the Ecolieu “The little Colibri” was chosen in reference to a Native American Indian tale told by Pierre Rabhi.
One day, says the legend, there was a huge forest fire. All the animals where terrified and aghast helplessly watched the disaster. Only the little hummingbird did something, going to get a few drops of water in his beak to throw on to the fire. After a moment the armadillo, annoyed by his ridiculous behavior, said: “Colibri, are you crazy? You think with these few drops of water you can put out the fire?” “I know, replied the hummingbird, but I am doing my part”.

Pierre Rabhi is a farmer, a French writer and thinker, today recognized as an international expert on food security. He participated in the drafting of the UN convention on the fight against desertification. He defends a society more respectful of people and the earth and supports de development of agricultural practices accessible to all, especially the poor, while preserving the foster heritage.

ALEX MACLEAN

For 30 years Alex Maclean looks over from the sky for some shots on a much wider dimension then photography, rather a scientific and demonstrative value framed by a reflection and analysis of galloping urbanism with positive and negative approach in these shots.
Through these photographs, he shows organizations and urban developments that define the different lifestyles and consumption. Evolutions of perception of the urban world. Alex Maclean captures certain truths on urban issues.
He addresses the fundamental challenges of the XXI century: atmosphere, lifestyle, automobile dependence, electricity, deserts, water use, rising waters, waste and recycling, urban planning.
Then, view from the sky, nothing is spared. Unless of an ecological revolution.
Alex Maclean produces a singular work that was not imposed by the strong will of its author- at a time when the strategy replaced inspiration and where sincerity gives place to the spectacle, but because one discerns a look on the world, a plastic force.

HRAFNKELL SIGURDSSON

In his most recent works Hrafnkell Sigurdsson frequently treats topic of the wasting while referring with packing, this sign obvious of the consumer society. His recent triptych is a perfect example. Etymologiquement a triptych means folded in three, which in fact is a sort of wrapping around oneself, because the wrapped object is missing. The shutters fold back on to the center part.
The wrapping paper sends us back directly to Freud, in his “Faintness in the Civilization “ of 1929. Scattered papers, that littered the paths of the Viennese forest and that the psychiatrist took as a sign incompatible with a civilized state, but nevertheless the most evident signs of our civilization. Perhaps it is sad, but although it is in waste that we are above the other animals.

For some earlier voyagers on the Grand Tour the passage through the Alps was an unwelcome terror. The genteel cities of northern Europe were barricaded by chasms and fractured peaks from the picturesque climes of southern Italy. This landscape in unreasoned ruin was an intrusion and infliction upon their cultured senses. To save their eyes from the horror, it was common for the blinds in their carriage to be drawn during their transit through the high mountains.
A hibernal landscape and a great expanse of azure is opened – gives way – to reveal a tumultuous eruption. Two facets of nature and two quintessential Icelandic images. Yet unlike those on the Grand Tour this vulgarity of nature, the volcano Eyjafjallajökull, is perceived with awe, fear and amazement. The global response to Eyjafjallajökull's activity in the spring of 2010 was an instance of the contemporary sublime, the power and magnitude of the volcano was felt around the world. The volcano brought wide-scale chaos through the grounding of aircraft. It was, in the main, an invisible terror but one that brought a humbling sense of scale to the world.
Where the travelers on the Grand Tour choose to shut their blinds to the horror of the mountains, Sigurdsson offers a similar possibility. He presents an implicit invitation to choose and change the scene that greets us. It tempts a moral reading of hierarchy between the images but one that is left unresolved or incomplete. Through the repeated opening and closing of the work the absolute recedes; man is the fulcrum to meaning. As beautiful as the images are we understand them as cultural objects, it is just as Protagoras, the ancient Greek philosopher, observed, "Man is the measure of all things”.


La légende du Colibri
Le nom de l’Ecolieu « Au petit Colibri » a été choisi en référence à un conte amérindien raconté par Pierre Rabhi.
Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : « Colibri ! tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? » « Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part ».

Pierre Rabhi est un agriculteur, écrivain et penseur français, aujourd’hui reconnu expert international pour la sécurité alimentaire. Il a participé à l’élaboration de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification. Il défend un mode de société plus respectueux des hommes et de la terre et soutien le développement de pratiques agricoles accessibles à tous et notamment aux plus démunis, tout en préservant les patrimoines nourriciers.

ALEX MACLEAN

Depuis 30 ans Alex MacLean se penche depuis le ciel pour quelques clichés sur une dimension bien plus large que la photographie, plutôt d’une valeur scientifique et démonstrative cadrée par une réflexion et une analyse de l’urbanisme galopant avec une approche positive et négative selon ces prises de vues.
A travers ces photographies, il livre les organisations et les aménagements urbains qui définissent les différents modes de vie et de consommation. Evolutions de la perception du monde urbain, Alex MacLean immortalise certaines vérités aux questions urbaines.
Il aborde les enjeux fondamentaux du XXI ème siècle : atmosphère, mode de vie, dépendance automobile, électricité, déserts, usage de l’eau, montée des eaux, déchets et recyclage, urbanisme.
Alors, vue du ciel, rien n’est épargné. A moins d’une révolution écologique.
Alex MacLean produit une œuvre singulière qui ne s’est pas imposée par la volonté farouche de son auteur – en des temps où la stratégie remplace l’inspiration et où la sincérité cède au spectacle – mais parce que l’on y décèle un regard sur le monde, une force plastique, une capacité de discours sans commune mesure avec l’industrialisation documentaire.

HRAFNKELL SIGURDSSON

Dans ses œuvres les plus récentes Hrafnkell Sigurdsson traite fréquemment du thème du gaspillage en se référant à l’emballage, ce signe flagrant de la société de consommation. Son triptyque récent en est un exemple parfait. Étymologiquement un triptyque veut dire plié en trois, qui en fait une espèce d’emballage autour de soi-même, car il manque l’objet enveloppé.
Le papier d’emballage nous renvoi directement à l’exemple de Freud, dans son « Malaise dans la Civilisation » de 1929. Les papiers épars, qui jonchaient les chemins de la forêt de Vienne et que le psychiatre prit comme indice incompatible avec l’état civilisé, sont néanmoins les signes les plus flagrants de notre civilisation. Peut-être c’est triste mais c’est pourtant dans les détritus que nous nous élevons au-dessus des autres bêtes.


À certains voyageurs du Grand Tour, le passage des Alpes inspirait une terreur fâcheuse. Entre les villes distinguées de l’Europe du Nord et les contrées pittoresques de l’Italie méridionale se dressaient des barricades d’abîmes et de sommets fracturés. Ce paysage de ruine irrationnelle offusquait leurs sens raffinés. Pour s’épargner la vue de cette horreur, ils avaient coutume de tirer les rideaux de leur carrosse quand ils traversaient la haute montagne.
Un paysage d’hiver sous un vaste ciel bleu s’ouvre et s’efface devant une éruption tumultueuse. Deux facettes de la nature et deux images islandaises par excellence. Pourtant, contrairement à celle du Grand Tour, cette vulgarité de la nature, qu’est le volcan Eyjafjallajökull, est perçue avec un étonnement mêlé de crainte respectueuse. La réaction universelle à l’éruption de l’Eyjafjallajökull au printemps 2010 fut un moment sublime, la puissance et la grandeur du volcan ont été ressenties partout dans le monde. Le volcan a provoqué le chaos général en clouant au sol les avions au sol. Il a été, pour l’essentiel, une terreur invisible, mais qui a donné une échelle d’humilité au monde.
Les voyageurs du Grand Tour choisissaient de fermer les rideaux devant l’horreur de la montagne, Sigurdsson nous donne la même possibilité. Il nous invite implicitement à choisir et à changer la scène qui s’offre à nous. Il nous tente avec une interprétation morale d’une hiérarchie entre les images, mais il la laisse en suspens ou imparfaite. À mesure qu’on ouvre et referme l’œuvre, l’absolu recule ; l’homme est le pivot du sens. Aussi belles que soient les images nous les comprenons comme des objets culturels, comme le philosophe grec antique Protagoras, l’a remarqué, « l’homme est la mesure de toutes choses » .

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