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OUTBURST

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© Courtesy of the artist and Praz-Delavallade - Paris
OUTBURST

5, rue des Haudriettes
75003 Paris
FR
May 24th, 2014 - June 28th, 2014

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.praz-delavallade.com
NEIGHBORHOOD:  
Other (outside main areas)
EMAIL:  
flavie@praz-delavallade.com
PHONE:  
+33 (0)1.45.86.20.00
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-7

DESCRIPTION

La Galerie Praz-Delavallade est heureuse de présenter sa quatrième exposition avec Analia Saban, artiste basée à Los Angeles et New York. Au cours des dix dernières années, cette artiste s’est intéressée aux processus de déconstruction, révélant à quel point l’art existe par sa matérialité mais aussi par son impact social. Pour ce faire, Analia Saban s’attaque aux procédés et aux matériaux, décomposant des oeuvres d’art de tout genre afin de les recomposer sous des formes inattendues. Empreinte de sensualité, cette nouvelle série d’oeuvres joue avec les notions de tactilité, fragilité, poids et gravité induites par les différents matériaux.

Intitulée Outburst, cette nouvelle exposition s’articule autour de deux séries d’oeuvres découlant de travaux antérieurs, tels que ses dessins sculptés au laser et ses pièces en béton. The Big Bang Series (in Ten Steps), composée de béton et de marbre sur toile, met en abîme l’explosion et l’expansion de l’univers, tandis que l’ensemble des huit dessins, Outburst (Living Room), s’intéresse aux crises émotionnelles et à la violence qui peuvent avoir lieu dans les espaces domestiques. Si ces deux séries se rapprochent par l’idée d’explosion, elles se différencient aussi clairement par le contraste établi entre l’aspect massif et la lourdeur du béton et la fragilité du papier brûlé.

Avec Outburst (Living Room), un dessin en huit parties découpé au laser et représentant un intérieur, Analia Saban nous montre l’image d’un chaos organisé. Combinant la technique de découpe au laser à l’utilisation classique de la perspective, l’artiste perce, creuse et brûle le papier, créant un dessin aérien. Dans ces oeuvres, les étagères ont explosé et les livres sont figés sur une grille dynamique partant du point de fuite. Concernant le dessin représentant l’ensemble du salon, nous pouvons penser à Paolo Uccello et à ses scènes de batailles organisées où la perspective fait ressortir l’horreur du chaos. Face aux quatre dessins découpés au laser, Saban présente une série d’empreintes négatives, créant un jeu entre positif et négatif. Servant de réceptacle aux particules de graphite et de papier, provenant du processus de découpe, ces empreintes rappellent la technique du photogramme. Cette capacité de l’artiste à réinterpréter une ancienne technique de photographie tend à rapprocher le laser qui sert ici d’instrument de découpe, de sa vraie nature, celle de la lumière.

Avec la deuxième série de l’exposition, Big Bang Series (in Ten Steps), Saban offre un contrepoint rationnel au tumulte de la série Outburst (Living Room). Cette oeuvre est la continuité de son travail antérieur élaboré autour de pièces en béton. Ce materiau, base indispensable aux fondations d’une maison, est rendu ici inutile et élevé au rang d’oeuvre d’art. L’agrégat de sable et de particules de marbre, qui est visible dans la première pièce de l’ensemble, est lentement densifié jusqu’à ce ce que le marbre envahisse progressivement toute la surface de la toile. A la fin de la série, les morceaux de marbre grandissants ne laissent apercevoir que de fines veines de béton. La pièce ultime est elle composée d’une unique plaque de marbre noir apposée sur la toile. Jouant avec les phénomènes antagonistes de contrôle et de chaos, le travail d’Analia Saban nous perd entre apparente désinvolture et désir de pouvoir le plus total. L’attrait de ses oeuvres vient alors de leur réussite formelle à maîtriser par la technique un chaos intrinsèque.


Née en 1980 à Buenos Aires, en Argentine, Saban vit et travaille actuellement entre Los Angeles et New York. Elle a reçu son BFA en Visual Arts en 2001 à la Loyola University, New Orleans, et son MFA en New Genres à l’University of California, Los Angeles, en 2005. Les oeuvres d’Analia Saban sont inclues dans de nombreuses collections publiques, dont le Hessel Museum of Art au Bard College, Annandale-on Hudson, le Hammer Museum, UCLA, Los Angeles, le MOCA, Los Angeles, le Norton Museum of Art en Floride ou encore le LACMA, Los Angeles.

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Praz-Delavallade is proud to present the fourth solo exhibition of Los Angeles and New York-based artist Analia Saban. Over the last ten years, Analia Saban has been interested in deconstructive processes. By exposing process and materials, and by dismantling artworks of various media to later reassemble them in unconventional ways, the artist reveals the artwork’s existence as both a physical and a social construction.

Titled Outburst, this new exhibition juxtaposes two new bodies of work pursuing similar concerns. The Big Bang Series (in Ten Steps), a piece in concrete and marble on canvas, references the explosion and expansion of the universe, while the ensemble of eight one-point-perspective laser-sculpted graphite drawings, Outburst (Living Room), emphasize the emotional outbursts that could happen within the domestic space. While the use and showcasing of perspectival lines accentuate the presence of the vanishing point and clearly link the two bodies of work, there is also an evident contrast between the toughness and heaviness of the concrete works and the fragility of the laser-burned paper.

With Outburst (Living Room), a laser-sculpted drawing piece in eight parts portraying an explosion within an interior domestic space, Analia Saban shows us an image of organized chaos. Combining the new technique of a laser machine with the traditional practice of perspectival rendering using graphite on paper, the artist intentionally carves out and burns the paper to create fragile drawings of negative space. In these depictions, the shelves of a bookcase have exploded and the books are frozen on a grid that extends from a vanishing point. In the main scene, we are reminded of Paolo Ucello, whose battle scenes use the system of perspective to draw out the horrors of chaos. Three other drawings represent close-ups of some of the objects that are floating in the air during the outburst. Facing these works, Saban presents a new series of negative imprints resulting from the laser-sculpting process, creating a spatial play between positive and negative. Acting as support or container of the charcoal and paper residues from the process of burning, these negative imprints are also reminiscent of the early photographic technique of the photogram or sun print – the intact and therefore opaque parts operate as an object would, when placed on photosensitive paper, and the laser that had become a cutting device comes close to its true nature: that of light itself.

In the second body of work presented in the exhibition, Big Bang Series (in Ten Steps), Saban offers a rational counterpoint to the tumult of the Outburst series. This piece is part of an ongoing exploration of wall pieces comprised of concrete slabs affixed to canvas. The concrete which could have served as the indispensable foundation of a house, is rendered useless and elevated at the same time when incorporated into a work of art. In this case the aggregate of particles of sand and marble stone that is visible in the first piece of the series, slowly but steady densifies as the marble gradually fills up the entire canvas space. Playing with the opposing phenomena of control and chaos, Analia Saban’s work leads us somewhere in between casualness and a desire for total control. The attraction of these works lies in their formal rigor: through technique they have taken control of the intrinsic chaos.


Born in 1980 in Buenos Aires, Argentina, Saban currently lives and works in Los Angeles and New York. She received a BFA in Visual Arts from Loyola University in New Orleans in 2001, followed by an MFA in New Genres at the University of California in Los Angeles in 2005. Saban’s works are represented in the collections of the Hessel Museum of Art at Bard College, the Hammer Museum at UCLA in Los Angeles, the Museum of Contemporary Art in Los Angeles, the Norton Museum of Art in Florida, and the Los Angeles County Museum of Art.

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