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L'Instant

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The Instant (detail), 2013 Ink On Japanese Paper © Courtesy of the artist and Galerie Chantal Crousel
L'Instant

10 rue Charlot
75003 Paris
France
February 1st, 2014 - March 5th, 2014

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.crousel.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
galerie@crousel.com
PHONE:  
+33 (0)1 42 77 38 87
OPEN HOURS:  
Tuesday-Saturday 11AM - 1PM / 2PM - 7PM

DESCRIPTION

This seventh exhibition of José Maria Sicilia at Galerie Chantal Crousel represents the oucome of his work on birdsongs transcribed into images. This transcription finds its roots within the oriental carpet, representative of Eden. José Maria Sicilia works birds’ sonograms into different mediums, depending upon the climate that he wishes to reveal: in octogonal shapes on white marble, in vast surfaces of ink on japanese paper, in wooden panels covered in gold leaf with  inlays or in a succession of daguerreotypes. 


Geometry projects time, 

A birdsong makes the space in front of me recess, 
the birdsong is the instant, 
only the instant, 
there is no present nor future, 
that instant is plenitude, 
one knows one exists, 
it feeds us and devours us at the same time, 
it is the consciousness of our solitude, 
it is before language. 
A birdsong that just disappeared is even deader than death, 
the duration of a birdsong is made up of instants with no duration, 
its duration is being.
The song of a bird makes time stand still. 

It squeezes extasis, 
it gives us back the lost units of time, 
this time is not, 
but arises, 
arising is leaving the depths of one’s being. 

- José Maria Sicilia


Cette septième exposition de José Maria Sicilia à la Galerie Chantal Crousel représente l’aboutissement de son travail sur le chant d’oiseau transcrit en images. Sa transcription trouve son origine dans le tapis d’orient, représentation de l’Eden. José Maria Sicilia inscrit les sonogrammes d’oiseaux dans des matériaux différents, selon le climat qu’il souhaite rendre visible : dans l’octogone en marbre blanc, dans de vastes surfaces d’encre sur papier japonais, dans le panneau en bois couvert de feuille d’or avec incrustations de nacre, ou encore dans une suite de daguerréotypes.

La géométrie projette le temps,

un chant d’oiseau suspend l’espace en face de moi,

le chant d’oiseau,

c’est l’instant,

l’instant seulement,

il n’y a ni présent ni futur,

cet instant est plénitude,

on sait qu’on existe,

il nous nourrit en même temps qu’il nous dévore,

il est la conscience de notre solitude,

il est avant le langage.

Un chant d’oiseau à peine disparu est même plus mort que la mort,

la durée d’un chant d’oiseau est fait d’instants sans durée,

sa durée est -être-.

Le chant d’un oiseau arrête le temps.

il resserre l’extase,

il nous rend les unités de temps perdus,

ce temps n’est pas,

mais surgit,

surgir c’est quitter les profondeurs de son être.

- José Maria Sicilia