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The Lovers

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Untitled, 2011 Ceramic 16 1/8 X 18 X 9 Inches © Courtesy of the Artist and Galerie Almine Rech
The Lovers

64 rue de Turenne
75003 Paris
FR
January 9th, 2014 - February 15th, 2014
Opening: January 9th, 2014 5:30 PM - 8:30 PM

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galeriealminerech.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
contact.paris@alminerech.com
PHONE:  
+33 1 45 83 71 90
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-7
TAGS:  
ceramics, sculpture

DESCRIPTION

Almine Rech Gallery is pleased to announce ‘The Lovers’, the first solo exhibition by William J. O’Brien in France.

Prior to a major survey exhibition of the young American artist at the Museum of Contemporary Art in Chicago, this exhibition brings together a series of ceramic sculptures made between 2008 and 2013, and a series of new works on paper. This exhibition reflects the diversity of mediums and themes found in O’Brien’s work for almost ten years.

William J. O’Brien is part of the return to ceramics in contemporary art, seen over the last ten years with artists such as Rosemarie Trockel, Thomas Schütte and subsequently taken on by a younger generation of artists. His ceramic sculptures reflect the extent of his vocabulary by developing complementary or opposite forms: they oscillate between matt and gloss, between anthropomorphic shapes with smudges and drips; as well as geometric abstraction reminiscent of Calder. The shaping hand always present, there is a primitive element that immediately stands out – whether referencing the grinning masks of the South Pacific or the plastic qualities found in the culture of native Americans. For O’Brien this is not an identity issue nor a tribute to a native history: the artist was born in Ohio, and studied at the Art Institute of Chicago, so his use of primitive forms is more akin to Picasso, Paul Klee or the Surrealists; taking an oppositional stance relative to a cert ain automated sophistication of form found in many artists of his generation. O’Brien’s ceramic practice skillfully plays with this return to primary expressionism (it is curious to note that the artist was an instructor at a center for the mentally ill), a representation of the human sometimes flirting with the grotesque, but presented on pedestals made by the artist, an institutional device that is simultaneously perfect and ironic. This primitive and modernist dual heritage is also an important anchor in teaching at the Art Institute and on Chicago Art, which shapes the sensibilities of such artists as Nancy Spero or more recently Sterling Ruby. Indeed, one of the first group shows to introduce O’Brien was “Modern Primitivism” at the Shane Campbell Gallery in 2009. The Lovers affords us the possibility to understand the extent of his expression, both sensitive and informed.

Born in 1975 in Eastlake, Ohio, William J. O'Brien lives and works in Chicago. Recent and important exhibitions include The Nerman Museum of Contemporary Art (Overland Park, KS, 2012); Works on Paper at SHAHEEN Modern and Contemporary Art (Cleveland, Ohio, 2011); and The Renaissance Society at The University of Chicago (Chicago, 2011). The artist's first major survey exhibition opens at the Museum of Contemporary Art of Chicago in January 2014.


La galerie Almine Rech est heureuse de présenter « The Lovers », la première exposition personnelle de William J. O'Brien à la galerie et en France.

Précédant une importante rétrospective du jeune artiste américain au Museum of Contemporary Art de Chicago, l’exposition rassemble une série de sculptures en céramique réalisées entre 2008 et 2013, et un ensemble de nouvelles œuvres sur papier. La sélection témoigne de la diversité des médiums chez William J. O’Brien et des thématiques en jeu dans son travail depuis près de dix ans.

William J. O’Brien a su s’approprier le retour de la céramique observé dans la création contemporaine depuis une dizaine d’années, partie d’artistes reconnus comme Rosemarie Trockel et Thomas Schütte et repris par la jeune génération. Ses sculptures en céramique témoignent de l’étendue de son vocabulaire en déclinant des formes complémentaires, voire opposées : elles oscillent entre le mat et le brillant, entre des formes anthropomorphes aux coulures salies et les lignes droites d’une abstraction géométrique héritière de Calder. La main pourtant, le façonnage, sont toujours présents. Il y a une inspiration primitiviste qui s’impose d’emblée chez William J. O’Brien : la référence aux masques grimaçants d’Océanie dans ses sculptures, la culture des native americans dans les frises géométriques bigarrées de ses dessins aux couleurs franches. Il ne s’agit pas chez William J. O’Brien d’un motif identitaire ou d'un hommage à une histoire indigène : l’artiste est né dans l’Ohio, a étudié à l’Art Institute de Chicago, et son usage des formes primitives serait plutôt celui d’un Picasso, d’un Paul Klee ou des surréalistes, prenant le contre-pied d’une certaine sophistication automatisée de la forme à sa génération. La pratique de la céramique chez O’Brien joue avec talent de ce retour à un expressionnisme premier (il n’est pas anodin de savoir que l’artiste a été instructeur dans un centre pour malade mentaux qui utilisait la thérapie par l’art), d’une représentation de l’humain flirtant parfois le grotesque mais que l’artiste présente sur des socles, dans un dispositif parfaitement muséal et ironiquement institutionnel. Le double héritage primitif et moderniste est d’ailleurs un point d’ancrage important dans l’enseignement de l’Art Institute et sur la scène artistique de Chicago, dont sont issus des artistes comme Nancy Spero ou plus récemm ent Sterling Ruby. D’ailleurs, une des premières expositions de groupe qui a fait connaître William J O’Brien fut l’exposition « Modern Primitivism » à la Shane Campbell Gallery en 2009. The Lovers permet aujourd’hui d’appréhender l’étendue de son expression, à la fois sensible et intelligente.

Né en 1975 à Eastlake, Ohio, William J. O'Brien vit et travaille à Chicago. Il a récemment participé à plusieurs expositions, notamment à The Nerman Museum of Contemporary Art (Overland Park, KS, 2012), Works on Paper au SHAHEEN Modern and Contemporary Art (Cleveland, Ohio, 2011) et The Renaissance Society à l'Université de Chicago (Chicago, 2011). Une rétrospective lui sera consacrée au Musée d'Art Contemporain de Chicago à partir de Janvier 2014.

Judith Souriau

 

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