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The Dismantled Sun

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© Courtesy of the artist and Praz-Delavallade - Paris
The Dismantled Sun

5, rue des Haudriettes
75003 Paris
FR
October 12th, 2013 - November 16th, 2013
Opening: October 12th, 2013 5:00 PM - 8:00 PM

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.praz-delavallade.com
NEIGHBORHOOD:  
Other (outside main areas)
EMAIL:  
flavie@praz-delavallade.com
PHONE:  
+33 (0)1.45.86.20.00
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-7
TAGS:  
works on paper, sculpture, installation

DESCRIPTION

Praz-Delavallade est heureux de présenter la nouvelle exposition de Dario Robleto, “The Dismantled Sun”. Constituée de sculptures, d’installations ou encore d’oeuvres sur papier, cette exposition est l’occasion pour l’artiste de poursuivre ses recherches sur ses thèmes de prédilection : la musique, la science mais aussi les notions d’absence, de mort voire de résurrection. Pour “The Dismantled Sun”, Dario Robleto s’est plus particulièrement penché sur le rapprochement entre l’émerveillement et le plaisir suscités par la découverte de la nature et le plaisir, le dévouement provoqués par la découverte de la musique et de la fan-attitude.

Dans “The Dismantled Sun”, pièce donnant son nom à l’exposition, l’élément principal est un coffret de bois abritant une collection de cyanotypes représentant des dessins historiques d’éclipses solaires réalisés par différents astronomes. Quant au coffret de “The Moon Won’t Let You Down”, il se compose d’impressions Van Dyke de photographies de “Super Lune” (pleine ou nouvelle lune qui coïncide avec l’approche maximale du satellite de la Terre). Aux débuts de la photographie, représentés ici par l’utilisation du cyanotype et de l’impression Van Dyke, l’un des grands défis des amateurs de science était de capturer la lumière céleste, celle du soleil, de la lune, des étoiles... Pour Dario Robleto, cette quête est la métaphore d’une difficulté plus actuelle, celle qu’a le fan de musique pour capturer le réel, l’authentique à une époque de plus en plus digitale, donc de plus en plus familière de la distance et du retrait. Le concert est par conséquent le seul moment où le fan peut tenter d’emprisonner le réel. Dans “Untitled (Shadows Evade The Sun)”, l’artiste s’est servi d’une collection de photographies de fans prises lors de différents concerts. Sur ces images, l’on ne voit pas les artistes eux-mêmes mais l’éclairage de la scène. Probablement bousculés dans la foule, ces photographes amateur ont manqué leur cible, la star, pour ne photographier que son absence. Mais sans le vouloir, ce qu’ils ont capturé est tout aussi significatif : la lumière irradiant la star, ou si l’on voulait traduire littéralement ce mot, l’étoile.

L’existence de ces photographies nous amène à un autre débat évoqué ici par Dario Robleto. Aujourd’hui, il serait sûrement de plus en plus difficile de trouver de telles images. Le tri des photographies ne se fait généralement plus après leur tirage mais avant. La suppression des “accidents” est devenue quasi-systématique. Cette constatation à propos de notre époque digitalisée est d’autant plus importante dans le milieu de la musique où le débat entre analogique et digital est récurrent. Si l’artiste ne se positionne pas quant à cette question, il représente toutefois les vinyles et les cassettes audio comme des objets du passé, oubliés voire morts puis transformés. Dans “The Half-Life of Light”, l’artiste a étiré et déchiré les bandes de cassette audio des premiers et derniers enregistrements musicaux de plusieurs artistes puis les a matérialisé sous la forme de plumes : une plume pour les premiers enregistrements, une autre pour les derniers, deux plumes comme un condensé de vie artistique. Cet exemple se retrouve dans de nombreuses autres oeuvres de l’exposition : dans “Lyrics Search for The Sun (Study For)”, le fragment d’un vinyle des Beatles, correspondant au morceau “Here Comes The Sun”, se transforme en antenne de papillon; dans “Things Placed in The Sea (Study For)”, les vinyles sont réduits en poudre et fondus pour venir emplir le corps d’un oursin. Allié à la nature, et plus précisément à d’anciens sujets de découverte pour l’homme (fonds marins, entomologie, etc), notre passé musical se transforme et ressuscite en une forme de vie hybride.

Cependant, pour Dario Robleto, il serait trop simple de réduire la nature à sa faculté d’assimilation. Pour lui, la nature et particulièrement le soleil, peuvent être mis en parallèle avec le processus créatif. L’exemple le plus parlant est sans doute celui de “The Sun Makes Him Sing Again”. La légende de cette oeuvre, comme toutes celles données par Dario Robleto, est parlante : cyanotype en trois parties, lumière du soleil, images-fantôme de paroles originales et écrites à la main d’une chanson inédite de Michael Jackson. La technique du cyanotype alliée à l’usage de la lumière du soleil a ici un rôle symbolique : celui d’activer les paroles inédites d’un chanteur maintenant décédé, de donner vie à “ce qui aurait pu être”. On pourrait donc se poser la question, est-ce que Sun Ra, musicien évoqué par Dario Robleto dans “Shadows Evade The Sun”, avait raison? “Space Is The Place”*?


*Titre d’un album et d’une chanson de Sun Ra datés de 1972.


Dario Robleto vit et travaille à Houston. Il a fait ses études à l'University of Texas of San Antonio et El Paso dans les années 1990. Dario Robleto a fait l'objet de plusieurs expositions personnelles au New Orleans Museum of Art, Des Moines Art Center, MCA Denver, Weatherspoon Art Museum, Greensboro, FRAC Languedoc-Rousillon, Montpellier, Museum of Contemporary Art, San Diego, Contemporary Arts Museum, Houston. L'année prochaine, ce sont la Menil Collection et le Baltimore Museum of Art qui lui consacreront une exposition. Son travail est présent dans de nombreuses collections publiques et privées.

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Praz-Delavallade is pleased to present Dario Robleto’s latest exhibition ‘The Dismantled Sun’ which comprises sculptures, installations and works on paper. In preparing this exhibition, Robleto has continued investigating his themes of choice: music, science and the notions of absence, death and resurrection. In ‘The Dismantled Sun’, Dario Robleto has taken a particular interest in the connection between that feeling of wonderment and the pleasure that comes with the discovery of the beauties of nature, and the pleasure that results from music and the typical behaviour of fans and their devotion to a singer or band.

The main component of ‘The Dismantled Sun’, the piece which gives its name to the exhibition, is a small wooden box containing a collection of cyanotypes representing historical drawings of solar eclipses by different astronomers. The small box in ‘The Moon Won’t Let You Down’ contains Van Dyke prints of ‘super moon’ photos (where the new or full Moon coincides with the satellite’s orbit bringing it the closest to the Earth). In the early days of photography, represented here by the artist’s use of these two early printing processes, cyanotypes and Van Dyke, one of the greatest challenges facing those who took a passionate interest in the sciences was to capture the light of the celestial bodies: the Sun, the Moon and the stars... For Robleto, this quest is the metaphor of a more up-to-date difficulty - the music buff’s desire to capture something real and authentic in our increasingly digital world, as digital is pervaded with a feeling of distance. The only real way a fan can grasp a moment of reality is during a concert. In ‘Untitled (Shadows Evade The Sun)’, the artist uses a collection of photos taken by fans during different concerts. All that can be seen however are the stage lights; the actual artist is nowhere to be seen. These amateur photographers probably missed their shot because they were jostled by a movement in the crowd. Instead of the photo of a star, they only managed to photograph the star’s absence and yet, they unintentionally captured something just as meaningful: the light illuminating the singer. What a strange coincidence that ‘star’ is exactly the word we use to describe these celebrities!

The very existence of these photos leads us to consider another issue evoked by Dario Robleto in his work. Is it not more and more difficult to find such images? Today we tend to sort through our photos before they are printed and not after as was previously the case. ‘Accidents’ are almost systematically deleted. This observation about our digital society is even more pertinent in the realm of music where the analogical/digital opposition is a recurrent debate. If Dario Robleto doesn’t take position, he nevertheless portrays vinyl records and tapes as things of the past, things that have been forgotten or are long dead and transformed into something else. In ‘The Half-Life of Light’, the artist has pulled out and stretched the tape from audio cassettes of the first and last recordings by various musicians, then given it the form of feathers: one feather for the first recording and one for the last, summing up an entire artistic life in two feathers. These musical supports of the past provide material for numerous other works in the exhibition: in ‘Lyrics Search for The Sun (Study For)’, a fragment of a Beatles record, corresponding to the track ‘Here Comes The Sun’, metamorphoses into a butterfly’s antennae; in ‘Things Placed in The Sea, Become The Sea (Study For)’, old vinyl records are crushed into powder and melted, before being used to fill the body of a sea urchin. Associated with nature, and particularly Man’s former discoveries (the seabed, entomology etc), our musical heritage evolves and comes back to life as a new hybrid life form.

And yet for Robleto, it would be too easy to reduce nature to its sole capacity of assimilation. The artist compares nature in general, and the Sun in particular to the creative process and without a doubt, the most meaningful example is ‘The Sun Makes Him Sing Again’. The accompanying caption, as is usual with Dario Robleto, says it all: a three-part cyanotype with sunlight and ghost images of the original handwritten lyrics of an unreleased Michael Jackson song. Using the cyanotype printing technique combined with sunlight has a symbolical role here: it breathes a breath of life into these unknown lyrics by a dead singer, highlighting ‘what might have been’. The question is therefore legitimate: what if Sun Ra (the musician that Dario Robleto evokes in ‘Shadows Evade The Sun’) was right and ‘Space Is The Place’*?


*The title of a 1972 album and song by Sun Ra.


Dario Robleto lives and works in Houston. He attended the Universities of Texas of San Antonio and El Paso in the 1990's. In the past few years, he had solo exhibitions at New Orleans Museum of Art, Des Moines Art Center, MCA Denver, Weatherspoon Art Museum, Greensboro, FRAC Languedoc-Rousillon, Montpellier, Museum of Contemporary Art, San Diego, Contemporary Arts Museum, Houston. Next year, the Menil Collection and the Baltimore Museum of Art will dedicate him an exhibition. His work is present in many public and private collections.

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