Bigindicator

“Post Concepcion”

Event  |  Reviews  |  Comments
20130331093814-13__33113
Untitled, 2013 © Courtesy of the artist and Gabrielle Maubrie
“Post Concepcion”

24 Rue Sainte Croix de la Bretonnerie
75004 Paris
FR
March 27th, 2013 - May 4th, 2013

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.gabriellemaubrie.com/
NEIGHBORHOOD:  
4th Arrondissement
EMAIL:  
maubrie@orange.fr
PHONE:  
01 42 78 03 97
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 2-7 and by appointment
TAGS:  
installation

DESCRIPTION

Né en 1982 à Mexico
Vit et travaille à Mexico

Marco Rountree est autodidacte. Il a commencé sa carrière artistique en 1996, faisant des graffitis au Canada et au Mexique.
Dans son travail, Rountree s’approprie les résidus de la culture d’aujourd’hui, la réutilisation des images trouvées, des ordures dans la rue, dans le dessein d’explorer la dynamique des sociétés contemporaines et ses cultures.

Marco Rountree a décrit sa pratique artistique comme étant « comment donner de l’importance à des objets, en les apportant à la maison et en les traitant comme des décorations ». Ce goût pour les combinaisons surprenantes et de l’ornementation visuelle trouve ses racines dans le passé de Marco Rountree en tant qu’artiste de graffiti. Sa série « Walking objects » (2001) comprenant des ficelles et des colliers en or avec des pendentifs fabriqués à partir d’éléments ordinaires divers, ou des aliments, pensés comme des calembours visuels, et deviennent des talismans culturels. Plus récemment Rountree à continuer ce thème avec des installations de livres dans lesquels il a plié les pages, privant les livres de leur fonction et les transformant en objets esthétiques.

MARCO ROUNTREE
Conversation avec Marco Rountree en Colombie

Vous venez de finir votre installation

« C’est difficile à expliquer, toute ma vie, j’ai aimé marcher, en fait c’est une partie très importante dans ma vie. Depuis que je suis très jeune, j’ai ramassé des déchets dans les rues et donné de l’importance à ces déchets, pas mélancolique, mais un sentiment doux, comme comment un objet est abandonné dans la rue. Je vis dans une ville. Comment pouvez-vous leur donner de l’importance en les amenant à la maison et les traiter comme un objet de décoration. Quand j’ai vu le travail de Tacita Dean et les Aztèques, et lu le livre qui parle des choses mystiques et chamaniques, il m’est venu l’idée de faire un collier mystique et chamanique. Habituellement, les gens accrochent des objets religieux sur leurs colliers. Cela a un contexte spirituel, mais aussi un contexte-mode et esthétique, que j’aime vraiment. C’est drôle ce truc avec le collier car je suis un grand fan du hip-hop, rappelez vous de ce rappeur de Public Enemy, qui avaient l’habitude d’accrocher des objets énormes, comme des montres, sur leurs colliers.

Objet trouvé, tous les jours, avez-vous fait cela avant ?

Oui, je travaille avec des objets trouvés accessibles. C’est pourquoi mon travail comprend des livres, des couverts et n’importe quel objet que je trouve. Je pense que c’est juste une façon logique et détendue de travailler. Je préfère travailler avec les choses que j’ai. J’aime bien m’adapter. Quand je travaillais avec du ruban adhésif bleu, c’est parce que partout ils vendaient ce ruban adhésif bleu. Il est juste accessible. L’autre chose qui est importante pour moi, c’est d’avoir un processus que je pense que n’importe qui peut faire, cette simplicité. Quelquefois je travaille avec des architectes, avec des matériaux industriels. J’aime les accords, je n’aime pas les confrontations dans mon travail.

Comment se rapporte à votre pratique- dessin et le lien avec l’objet trouvé ?

Depuis que je suis petit, j’aime le dessin. Mais dans la rue c’était la culture de la drogue. J’ai commencé à m’intéresser au graffiti. La seule chose qui m’a attiré dans l’esthétique du graffiti, c’était que c’était illégal, vous mettre en danger pour quelque chose aussi stupide qu’un petit dessin sur la propriété de quelqu’un. Cela m’a donné l’idée qu’on pouvait faire quelque chose d’important, même si ce n’est pas important pour tout le monde. J’ai appris ça du graffiti. Je ne voulais pas faire des peintures murales avec le graffiti, mais juste des petits signes. Quand j’avais 15 ans, j’étais déjà dans la scène du graffiti au Mexique. J’ai commencé à dessiner sur des serviettes en papier. C’était un sentiment de plaisir de n’avoir besoin de personne pour produire des dessins sur des serviettes. C’était aussi de l’humour, c’était juste une serviette.

___________________________________________

Born in 1982 in Mexico
Lives and works in Mexico City

Marco Rountree is an autodidact. He began his artistic career in 1996, making graffiti in Canada and Mexico.

In his work, Rountree appropriates residues of today’s culture, the reuse of images, garbage in the streets, with the aim to explore the dynamics of contemporary societies and cultures.

Marco Rountree described his artistic practice as “ how to give importance to objects, bringing them home and treating them as decorations”. This taste for surprising combinations and visual ornamentation has its roots in his past as a graffiti artist. His series “walking objects” (2001) included strings and gold necklaces with pendants made from various ordinary items, or food, thought as visual puns, and become cultural talismans. More recently Rountree continued this theme with installation of books in which he folded the pages, depriving the books of their function and turning them into aesthetic objects.

Conversation with Marco Rountree in Colombia

You’ve just finished your installation

“It’s hard to explain, all my life, I loved to walk, in fact it is a very important part of my life. Since I was very young, I picked up the garbage and given them importance by bringing them home and treating them as decorative objects. When I first saw the work of Tacita Dean and the Aztecs, and read the book about mystical and shamanic things, I got the idea of making a necklace. Usually people hang religious objects on their necks. This has a spiritual context, but also a context-fashion that I really like. I am a big fan of Public Enemy, who used to hang huge objects, like watches around their necks.

Found objects, every day, have you done this before?

Yes, I work with accessible found objects. That is why my work includes books, cutlery and any object that I find. I think it is just a logical and relaxed way to work. I prefer to work with objects that I have. I like to adapt. When I worked with blue tape, it is because they sold that tape everywhere. The other thing that is important to me is to have a process that anyone can do easily. Sometimes I work with architects, with industrial materials. I don’t like confrontations in my work.

How it relates with your drawing practice and the link with the found object?

Since I was little, I love drawing. But in the streets it was the drug culture. I started getting interested in graffiti. The only thing that attracted me to the aesthetics of graffiti was that is was illegal, you jeopardize yourself for something as stupid as a little drawing on someone’s property. This gave me the idea that we could do something important, although it is not important for everyone. I learned that from graffiti. I didn’t want to make murals with graffiti, just little signs. When I was 15, I was already in the graffiti scene in Mexico. I started drawing on paper towels. It was a feeling of pleasure not to need anyone to produce drawings on napkins. It was also humor, it was just a towel.

ArtSlant has shutdown. The website is currently running in a view-only mode to allow archiving of the content.

The website will be permanently closed shortly, so please retrieve any content you wish to save.