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ANRI SALA

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© Courtesy of the artist and Galerie Chantal Crousel
ANRI SALA

10 rue Charlot
75003 Paris
France
May 14th, 2011 - July 30th, 2011
Opening: May 14th, 2011 6:00 PM - 9:00 PM

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.crousel.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
galerie@crousel.com
PHONE:  
+33 (0)1 42 77 38 87
OPEN HOURS:  
Tuesday-Saturday 11AM - 1PM / 2PM - 7PM
TAGS:  
Film installation

DESCRIPTION

La Galerie Chantal Crousel est heureuse de vous présenter la quatrième exposition personnelle de Anri Sala à la galerie.

Le son, la musique ont une place importante dans le travail de l’artiste. Ils sont au centre de cette
exposition. Anri Sala cherche à saisir l’influence du lieu sur la création du son et reformule son
rapport à l’image. “Parce que la musique a ce don de suggérer des images, j’aime le conflit entre les images suscitées par la musique et les images qui composent le film”1
Trois nouvelles oeuvres seront présentées à la galerie : une vidéo, une installation sonore et une
série de photographies accompagnant un livre.

Le Clash, 2010, vidéo HD, son dolby surround 5.1, boite à musique, 8min31

Un homme déambule autour d’une ancienne salle des fêtes désaffectée, il tourne lentement, l’air
rêveur, une petite manivelle qui déclenche note après note l’air de la chanson Should I stay or
should I go des Clash. Un étrange effet stéréo se produit alors : on entend dans la rue le son “acoustique” émis par la boite à musique et la diffusion électro-acoustique de ces mêmes sons dans la salle de spectacle.

De l’autre côté de la salle des fêtes, un joueur d’orgue de barbarie, accompagné d’une femme, joue le même air. Continuellement, des effets stéréos se produisent comme des miroirs sonores. L’émotion des sons qui se réverbèrent à l’ intérieur de la salle des fêtes rappelle les souvenirs du lieu.

La même boite à musique, une des sources sonores de cette vidéo sera installée à la galerie sur
une fenêtre dont le verre transmettra les vibrations et diffusera la musique. Cette fenêtre sera la
réplique d’une fenêtre d’une maison d’habitation crée par Le Corbusier à Boulogne2. Le visiteur
pourra s’essayer à jouer l’air de la chanson des Clash; ajoutant ainsi sa propre musique à celle de la vidéo.
Score, 2011 transpose l’atmosphère musicale de “Le Clash” sur une partition gravée à même le mur de la galerie.

Flutterby, 2010, éventail lumineux
Un éventail lumineux est posé sur l’une des verrières de la galerie. Il est un de ceux conçus pour la
performance 5 Flutterbyes (performance crée pour Il Tempo del Postino, au Manchester International Festival en 2007). Basé sur l’aria Vogliatemi ben, un bene picolino de Madame Butterfly de Giacomo Puccini, 5 Flutterbyes est un duo entre un groupe de 5 sopranos et un autre de deux barytons.

Quand une des sopranos chante, les autres retiennent leur voix, mimant seulement le chant. Au
moment où celle-ci éteint sa voix, une autre reprend. Chantant les unes après les autres, les 5
sopranos évoquent la présence vagabonde de Madame Butterfly.
Cet éventail est le souvenir de cette performance. L’enregistrement sera joué sur des enceintes, en alternance avec Le Clash.

Quand Le Clash se termine, le son des 5 Butterflyes envahit son propre espace mais aussi celui où la vidéo était projetée, le reconfigurant, désorientant le spectateur et l’incitant ainsi à suivre le rythme de l’exposition et des oeuvres qui la composent.
“Faire une exposition; ce n’est pas seulement s’adapter à un lieu. C’est aussi créer des liens entre les oeuvres ellesmêmes et entre les oeuvres et le public”3 explique Anri Sala.

Why the Lion Roars, 2010, livre et photographies

Why the Lion Roars est d’abord une installation la projection d’une série de 57 films.
Chaque film a été sélectionné en fonction d’un lien, subjectif ou littéral, avec la température, qu’il
s’agisse de l’atmosphère générale, ou d’une scène marquante. De même, le rapprochement peut avoir
été imaginé selon un angle particulier : du climat que suivent les hirondelles lors de leur migration
(10°C) – “Ninotscka” de Ernst Lubitsch, à l’état fébrile d’une panthère, rafraîchie avec de la glace
afin d’être sauvée (39°C) – “Cat People” de Jacques Tourneur, de la température ambiante dans la
station spatiale MIR pendant le putsch de Moscou en 1991 – “Out of the Present” de Andrei Ujica
, à l’ambiance qui s’échauffe dans le huis clos d’une salle de délibérations où un jury divisé s’est
ressemblé – “Douze Hommes en Colère” de Sidney Lumet.
La programmation ainsi dépendante de la météo juxtapose un drame à une comédie, un film grand public à un film d’auteur, un film américain à un film thaïlandais, un film contemporain à un film historique, le noir et blanc à la couleur. Les origines, les histoires, les personnages, varient de façon contrastée alors que seule la température évolue de manière constante. Quelle que soit la réalité projetée, elle est liée à l’environnement du lieu de projection par sa température.
Certains de ces films ne seront montrés que dans des conditions météorologiques extrêmes, d’autres ne seront peut-être jamais projetés, d’autres encore continueront à se jouer en boucle jusqu’au prochain changement de température.

Le livre présenté à la galerie nous donne à voir les températures ressenties durant l’année 2009 et
donc les films qui ont été projetés cette année là.

Les photographies sont les témoins, les souvenirs de ces changements de température. Elles sont les instantanés de ce moment précis où un film en remplace un autre.

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The Chantal Crousel gallery is pleased to announce the fourth solo exhibition of Anri Sala at the
gallery.

Sound and music have an important place in the work of the artist. They’re the main focus of the
exhibition. Anri Sala searches to capture the influence of place on the creation of sound and reassess its relationship to an image. “Because music has this gift to suggest images, I like the conflict between the images evoked by the music and the composed images in the film.”1
Three new works will be presented at the gallery: a video, a sound installation, and a series of
photographs accompanying a book.

The Clash, 2010, HD video, dolby sound surround 5.1, musical box, 8min31

A man wanders around an old abandoned concert hall, he turns around slowly, with a dreamy look,
as a small crank plays note after note the tune of the song Should I stay or Should I go” of The
Clash. A strange stereo effect is then produced: in the streets we hear the “acoustic” sound emitted
by the musical box and the electro-acoustic diffusion of these similar sounds in the concert hall.
On the other side of the concert hall, a barrel organ player accompanied by a woman plays the same tune. At the same time, the stereo effects produced are akin to mirrored sound. The emotion of sound reverberating within the concert hall leaves us with a memory of the place.
The same musical box, one of the sound sources of this video will be installed in the gallery on a
window where the glass transmits the vibrations and diffuses the music. This window will be the
replica of a window in a house created by Le Corbusier at Boulogne2. The visitor can try and play
The Clash tune, joining with his or her own musical addition to the one in the video.
Score, 2011 transposes the musical atmosphere of “The Clash” on a score engraved into the walls
of the gallery.

Flutterby, 2010, illuminated fan

An illuminated fan is placed on one of the skylight glass windows of the gallery. He was one of the
performers for 5 Flutterbyes (a performance created for Il Tempo del Postino, at the Manchester
International Festival in 2007.) Based on the aria Vogliatemi ben, un bene picolino de Madame
Butterfly de Giacomo Puccini, 5 Flutterbyes is a duet between a group of five sopranos and another
of two baritones.
When one of the baritones sings, the others mute their voices, mimicking only their chant. At the
moment when one group mutes their voice, another takes over. Singing one after the other, the five
sopranos evoke the vagabond presence of Madame Butterfly.
This fan is the souvenir of the performance. The recording will be played on loud speakers,
alternating with The Clash.

When The Clash has finished, the sound of the 5 Butterflyes invades its own space but also where the film was projected, the reconfiguration, disorienting and inciting the viewer to follow the rhythm
of the exhibition and the composite works. Creating an exhibition is not only about adapting to the
space. It’s also creating a relationship between the works themselves and between the works and the public”3 explains Anri Sala.

Why the Lion Roars, 2010, book and photographs

Why the Lion Roars is first an installation of 57 projected films. Each film has been
selected in function of a relation, subjective or literal, with temperature, whether it is the
atmosphere in general or a significant place. Likewise, the relationship could have been
imagined according to a particular angle: the climate that swallows follow during their
migration (10°C) – “Ninotscka” of Ernst Lubitsch, or feverish state of a panther, cooled
down with ice after being rescued (39°C)- “Cat People” of Jacques Tourneur, the ambient
temperature of the space station MIR during the August Putsch in Moscow of 1991- “Out
of the Present” of Andreï Ujica, to the increasing feeling of no exit in a committee room or
when a divided jury is assembled- “Douze Hommes en Colère” of Sidney Lumet.
The schedule as such, dependent on the weather forecast, juxtaposes a drama with a comedy,
a box office film to an independent film, an American film to a Thai film, a contemporary film
to a historic film, a black and white film to a color film. The origins, the histories, and the
characters vary in their contrast while only the temperature evolves in a constant manner.
Whether it’s a projected reality or not, it’s related to the environment of the projection area
through its temperature.
Certain films would only be shown in extreme weather conditions, others would possibly
never be shown, and still others would continue to play in a loop until the subsequent
change in temperature.
The publication presented at the gallery gives us the temperature seen during the year 2009
and thus the films projected in this year.
The photographs are the witnesses of the memory of these changes in temperature. They
are the instant, the moment precisely where a film replaces another.