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MIRROR TRAVELS IN NEOLIBERALISM

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© Courtesy of Praz-Delavallade - Paris
MIRROR TRAVELS IN NEOLIBERALISM

5, rue des Haudriettes
75003 Paris
FR
February 19th, 2011 - March 27th, 2011

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.praz-delavallade.com
NEIGHBORHOOD:  
Other (outside main areas)
EMAIL:  
flavie@praz-delavallade.com
PHONE:  
+33 (0)1.45.86.20.00
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-7
TAGS:  
installation, sculpture

DESCRIPTION

Praz-Delavallade est heureuse d’annoncer la troisième exposition personnelle qu’elle consacre à l’artiste américain Sam Durant. Plaçant l’engagement citoyen au coeur de sa pratique, Sam Durant explore la dimension politique de la culture contemporaine à travers ses dessins, sculptures et installations. Investissant les champs de la culture populaire, de l’histoire et de la mémoire collective, Sam Durant ne cesse de remettre en question les valeurs de la société américaine. Si les manifestations de contre-culture, ou l’arrivée des colons européens en Amérique ont marqué ses travaux précédents, les problématiques liées à l’économie mondiale occupent désormais une place déterminante dans l’oeuvre de l’artiste.

Le titre de l’exposition fait référence à l’artiste américain Robert Smithson et son oeuvre Yucatan Mirror Displacements (1969), qui s’était inspiré lui-même de l’ouvrage Incidents of Travel in Yucatan (1843) écrit par John Lloyd Stephen. Très présent dans tous ses travaux, le miroir en tant que matériau intéresse Sam Durant en raison de sa puissante charge symbolique. Convoquant à la fois le reflet et la réflexion du spectateur, le miroir permet une mise en perspective des références menant à des possibilités d’interprétation infinies. Le spectateur se retrouve ainsi doublement impliqué dans le travail de l’artiste, à la fois par son image réfléchie et par sa propre réflexion.

Ces références au voyage, et l’utilisation du miroir sont ensuite mis en correspondance avec des exemples de graffiti au nihilisme latent. Chaque oeuvre se compose d’un slogan, reproduit au pochoir sur un miroir. Bien que les slogans proviennent de périodes et d’endroits différents, ils peuvent être compris comme des réponses aux effets de l’hégémonie mondiale du néolibéralisme.

Etabli à l’échelle mondiale à partir de la fin des années 1970 par les gouvernements de Ronald Reagan aux États-Unis, Margaret Thatcher au Royaume-Uni et de Deng Xiaoping en Chine, le néolibéralisme se fonde principalement sur une école de pensée économique conservatrice basée à l’Université de Chicago. A travers des institutions comme la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International et l’Organisation Mondiale du Commerce, il a depuis été adopté, voire imposé comme système économique mondial par excellence.

A travers ses oeuvres, Sam Durant thématise ce qu’il considère comme le principal accomplissement de la politique économique néo-libérale: la restitution du pouvoir de classe aux élites, cela avec le plus grand transfert de richesse vers le haut dans l’histoire moderne. Le niveau de vie des autres 99% de la population, en baisse correspondante, n’a ainsi pas été une grande préoccupation pour ceux qui défendent le fondamentalisme du marché libre.

Les miroirs de Sam Durant sont à comprendre comme un reflet de la réaction des 99% restant de la population.

Sam Durant a commencé à exposer dans les années 1990 et a fait l’objet de plusieurs expositions personnelles : au Wadsworth Atheneum Museum of Art, Hartford; au MOCA, Los Angeles; au Kunstverein Düsseldorf; au Walker Art Center, Minneapolis ou encore au Massachusetts College of Art, Boston. Parmi d’autres, son travail fait partie de des collections du MoMA, du Guggenheim et du Whitney Museum à New York, du MOCA et du Hammer Museum à Los Angeles, de la Tate Modern à Londres et du Walker Art Center à Minneapolis. En France il fait partie des collections du FNAC et de l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne. Sam Durant vit et travaille à Los Angeles.

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Praz Delavallade is pleased to announce the exhibition of Los Angeles based artist Sam Durant. Through his drawings, sculptures and installations, Sam Durant explores the realms of pop culture, history and memoralization in order to question the values of American society. After having focused on such pivotal periods as the civil-rights era, the 1968 student riots, and the last century’s struggle between Native Americans and European settlers, economics have taken a determinant place in his more recent series.

The title of the show refers to Amercian artist Robert Smithson’s work Yucatan Mirror Displacements (1969) which was itself a reference to writer John Lloyd Stephen’s book Incidents of Travel in Yucatan (1843). At the forefront in all of his work, the mirror interests Sam Durant because of its potent symbolic charge. Evocative of both reflection and reflexion, a mirror suggests the creation of a perspective leading to an infi nite number of interpretations. The viewer fi nds himself involved in the work, both through the refl ected image and his own refl exion process.

These references to «mirror travels» are then mapped onto particularly nihilistic examples of street graffi ti. Each work consists of the reproduction of a graffi ti slogan stenciled onto a mirror. Although the slogans are from multiple locations and different years they can be understood as responses to the effects of neoliberalism’s global hegemony.

Beginning on a global scale in the late 1970’s by the governments of Ronald Reagan in the US, Margaret Thatcher  in the UK and Deng Xiaoping in China, neoliberalism was created primarily by conservative economists based at the  University of Chicago. It has since been adopted or imposed as the global economic system through institutions like the  World Bank, The International Monetary Fund and the World Trade Organization.

Through his work, Sam Durant addresses what he considers neoliberal economic policy’s main achievement: the restoration of class power to the world’s elites along with the largest upward transfer of wealth in modern history. What has happened to the other 99% percent of the population whose standard of living has been in corresponding decline
has not been of much concern to those championing the free market fundamentalism.

These mirror works are meant as “signs” from the other 99%.

Sam Durant started exhibiting in the 1990s and has had one-person exhibitions at the Wadsworth Atheneum Museum of Art, Hartford, CT; the Museum of Contemporary Art, Los Angeles; the Kunstverein Düsseldorf; the Walker Art Center, Minneapolis; and the Massachusetts College of Art, Boston. Among others, his work is part of the following collections : MoMA, Guggenheim and the Whitney Museum in New York, MOCA and Hammer Museum in Los Angeles, Tate Modern in London and Walker Art Center in Minneapolis. In France his work is included in the collections of FNAC and the Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne. Sam Durant lives and works in Los Angeles.

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