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The Mercury Window

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The Mercury Window, 2010 Pencil On Paper © Courtesy of the artist & Galerie Almine Rech
The Mercury Window

64 rue de Turenne
75003 Paris
FR
May 6th, 2010 - June 22nd, 2010
Opening: May 6th, 2010 6:00 PM - 8:00 PM

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galeriealminerech.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
contact.paris@alminerech.com
PHONE:  
+33 1 45 83 71 90
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-7
TAGS:  
sculpture

DESCRIPTION
Dans son travail, l’artiste berlinois Matthias Bitzer (né en 1975) combine dessin, peinture et sculpture convertissant le tout en un espace sensible sur l’histoire et l’identité. La construction de la mémoire et la reconstruction de la réalité se trouvent au cœur de ses ensembles d’œuvres de plus en plus complexes au fil des ans. La source d’inspiration de ses œuvres, qui est aussi leur espace de projection, repose sur des personnalités historiques souvent tombées dans la marginalité. Dans ses installations, composées avec une grande précision dramaturgique, Bitzer crée des portraits hétérogènes qui reflètent la complexité et le caractère insaisissable de l’identité humaine. L’artiste s’intéresse non pas à une représentation objective globale, mais à une approche profondément personnelle. Bitzer choisit certains fragments et différentes facettes qu’il densifie en les insérant dans un espace expérimental sensuel et suggestif. De la combinaison de ces éléments disparates naît ! un réseau de traces et de renvois qui prolonge, de façon à la fois laconique et ambivalente, l’espace narratif dans l’esprit du spectateur. Dans ses installations spatiales, Bitzer parvient à interroger la zone limitrophe entre dessin, peinture et sculpture aussi souverainement que celle qui existe entre figuration et abstraction.

Bitzer consacre son dernier cycle d’œuvres à l’un des hommes de lettres les plus fascinants de la première moitié du XXe siècle, le Portugais Fernando Pessoa. Celui-ci a créé de nombreux auteurs fictifs appelés hétéronymes qui se sont exprimés, selon leur socialisation respective, dans des styles d’écriture très dissemblables les uns des autres. Bitzer utilise l’écrivain et poète comme une parenthèse thématique dont certaines œuvres cherchent sans cesse à s’extraire. Dans une série de dessins à la mine de plomb, des portraits et des scènes tirés du contexte personnel de l’écrivain se greffent sur des motifs géométriques en plein format d’une complexité grandissante. Derrière le canevas de surfaces clairement définies, proches de l’Op-Art dans leur qualité, l’image figurative se dissocie en fragments kaléidoscopiques. Grâce à la création de formes et à leur destruction, à la soustraction et à l’addition, surgissent des figures qui basculent entre abstraction et figuration et ! déploient subtilement cette consistance ambivalente. La dissolution de la figuration culmine dans une série de sculptures dont les courbes et les spirales se détachent véritablement de tout concept de représentation. Cette approche subjective, qui est densifiée de façon atmosphérique, associée à la disparition des repères concrets, répond au caractère insaisissable de Pessoa, sans doute davantage encore que certaines représentations documentaires. Tandis que la sculpture métallique d’une composition rigoureusement géométrique est nourrie de références à Pessoa à travers des fragments de textes, les sculptures amorphes en fil de fer renvoient aux formations en volutes d’une peinture de grand format. Matthias Bitzer réussit ainsi à proposer un débat circulaire qui se développe en continu à l’intersection entre présence et absence, communication et refus, précision et ambiguïté.

Ute Stuffer


May 6 – June 22 2010

In his works Matthias Bitzer (*1975), who lives in Berlin, combines drawing, painting and sculpture into an experiential space involving history and identity. His work complexes have become increasingly multi-layered over the years while maintaining their focus on the construction of memory and the reconstruction of reality. The source of inspiration and the projection space for his works are historical personalities who have frequently slipped into outsider positions. In his dramaturgically precise, through-composed installations, Bitzer forms multi-layered portraits which mirror the complexity and inconceivability of human identity. What interests Bitzer is not an objective, comprehensive representation but instead a deeply personal approach. Bitzer singles out individual fragments and facets, then condenses them into a sensual and evocative experiential space. The dynamic field among the individual objects gives rise to a network of traces and references which—both laconi! c and ambivalent—extends the narrative space into the head of the viewer. At the same time, in his space-encompassing installations Bitzer explores the border area between drawing, painting and sculpture with the same sovereign mastery as he applies to that between figuration and abstraction.

In his current work complex, Bitzer turns his attention to one of the most fascinating literary figures of the early twentieth century, the Portuguese Fernando Pessoa. During his life, Pessoa developed numerous fictitious authors—so-called heteronyms—who, according to their respective socialization, presented themselves with quite diverse styles of writing. For Bitzer, the lyricist and poet functions as a thematic framework from which individual works repeatedly emerge. A series of lead-pencil drawings features individual portraits and scenes from the writer's social environment which fill their formats and are overlaid with geometric patterns of increasing complexity. Behind the clearly contoured surface pattern with an Op Art quality, the objective picture disintegrates into individual fragments like a kaleidoscope. The creation and destruction of forms, the processes of subtraction and addition give rise to figures which oscillate between abstraction and objectivity and d! isplay their ambivalent consistency in a subtle manner. The dissolution of objective representation culminates in a series of sculptures whose circling arcs and spirals are completely detached from any type of depiction. This atmospheric intensification of a subjective approach as well as the melting away of concrete points of reference perhaps corresponds to the impalpability of the person Pessoa more than do any documentary portrayals. While the metal sculpture constructed in strict geometry points to Pessoa through textual fragments, the amorphous wire sculptures take on the smoke-like formations of large-scale painting. Matthias Bitzer thereby achieves a circularly structured investigation which moves continuously within the dynamic field alternating between absence and presence, communication and reticence, precision and ambiguity.

Ute Stuffer
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