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Vincent Beaurin

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Couronne, Spot couleur n°10, 2013 © CourtesyCheval Blanc Randheli
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Triptyque vert, 2011 © Courtesy of the artist and Galerie Laurent Godin
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Triptyque bleu , 2011 Three Times Ø 66 Cm X 21,5 Cm © Grégory Copitet
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The Animals in War Memorial, Brook Gate, Park Lane - London W1., 2010
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Monograph LE SPECTRE / Dans l'atelier de Cézanne, June 2010 Publishers SKIRA-FLAMMARION / Graphic Designer LARRY KAZAL 230 X 300 Mm 144p © Grégory Copitet
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Ficelle, 2010 Polystyrene, Epoxy Resin, Quartz and Marble Sand 130 Cm X Ø 50 Cm © Marc Domage
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Spots exhibition, 2010
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exposition CULTE, 12 sept / 31 octobre 2009 Mixed Media © vincentbeaurin
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Spot rouge vert, 2009 Polystyrène, Résine époxy, Sable De Marbre Ø 65 Cm X 17 Cm © vincentbeaurin
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exposition CULTE, 12 sept / 31 octobre 2009 Mixed Media © vincentbeaurin
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Médaillon vitti, 2009 Polystyrène, Résine époxy, Sable De Marbre Ø 67 X 15 Cm © vincentbeaurin
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Albra, 2009 Polystyrène, Résine époxy, Sable De Marbre 44 X 98 X 21cm © vincentbeaurin
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Scintille Vincent Beaurin / Alessandro Mendini, 2009 Art Center Circuit, Lausanne Switzerland
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spot gris jaune , 2009 Polystyrène, Sable De Quartz, Ardoise Ø 90 Cm X 35 Cm © vincentbeaurin
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© Courtesy of the artist and Galerie Laurent Godin
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Quick Facts
Birthplace
Vervins, Picardie
Birth year
1960
Lives in
Paris
Works in
Paris
Representing galleries
Laurent Godin Gallery http://www.laurentgodin.com/
Tags
abstract, figurative, sculpture
Statement

 

The gaze is predatory, it misrepresents; it deceives. Things lend themselves to the gaze while remaining that which they present themselves as.

The pertinence of art lies not in how a thing conforms to the gaze but in the resolution of the contradictions and confusions which the gaze generates.

 

I am a sculptor. I create devices to bring about this sort of reconciliation.

I combine powdery materials such as polystyrene, sand, mica with paradoxical precision. I play games with notions of scale, mass and origins. I refer to abstract figures and summon forth fabulous beings. These beings break through the raw whiteness of the walls and hold themselves in, quite still. Their names, - often compound names- which enable designation, are borrowed from various mythologies and from the most common language of today. Those with animal forms are mostly devoid of orifices or external organs. Their bodies often have only one limb.. As performers, their postures show evidence of various afflictions. Other pieces might include one or several stones or fragments of organic matter.

I physically experience the world as being entirely made of powdery substances. When I open my eyes, I see a carpet of superimposed images, which merge and flatten out. Sometimes, the images suddenly move out of line, provoking this flat screen to rupture. I can then catch a glimpse of what is behind. It’s black, not in the sense of the hue which may colour an object, but more the black of a pit with no light, of the void. If the works I produce have analogies with this darkness, it is as much through the porosity of the material and the absence of reflection as through the colour. A work might for example sparkle with the flakes of mica that cover it, and thus might approach images, without the permeability of the surface being altered or its relation to the abyss being ruptured.

These works attract as the void attracts. They disturb any sense of equilibrium with the suddenness of accident and absorb the din around them through capillary action. They can be unsettling. Yet they are calming. The sites reverberate with the electric hum from the neon lighting.

 

 

 

Vincent Beaurin, July 2007.

 

 

 

 

Le regard est prédateur, il travestit, il trompe.

Les choses se prêtent aux regards et sont  telles qu’elles se présentent.

La pertinence de l’art n’est pas dans la conformité du commentaire au regard que l’on porte mais dans la résolution des antinomies et des confusions que ce dernier génère.

 

Je suis sculpteur. J’élabore des dispositifs destinés à opérer cette sorte de réconciliation. Je conjugue des matériaux pulvérulents comme le polystyrène, le sable, les paillettes avec une précision paradoxale. Je me joue des notions d’échelle, de densité et d’origine. Je réfère à des figures abstraites et convoque des êtres fabuleux. Ces entités percent le blanc cru des murs et se contiennent immobiles. Les noms souvent composés qui permettent de les désigner sont empruntés à diverses mythologies et au langage d’aujourd’hui le plus commun. Celles qui ont formes animales sont pour la plupart privées de tout orifice et organe extérieur. Leur corps n’est souvent doté que d’un unique membre. Conçues pour la performance, leurs attitudes témoignent pourtant de multiples afflictions. Les autres, apparentées aux objets peuvent inclure une ou plusieurs pierres ou encore des fragments organiques.

Je ressens physiquement le monde comme étant entièrement constitué de poudres. Quand j’ouvre les yeux, je vois un tapis d’images qui se superposent, se confondent et s’aplatissent. Parfois, des images se décalent subitement et provoquent une fracture dans cet écran. Je peux alors entrevoir ce qu’il y a derrière. C’est noir, non la teinte par laquelle un objet peut se signaler, mais plutôt le noir d’un gouffre. Si les œuvres que je produis présentent des analogies avec cette obscurité, c’est autant par la porosité de la matière que par la couleur. L’une par exemple peut scintiller de petits éclats de lumière par les paillettes de mica dont elle est recouverte et ainsi tendre aux images, sans que toutefois sa perméabilité en soit altérée et que sa relation à l’abîme soit rompue.

Ces œuvres attirent comme le vide. Elles rompent l’équilibre avec la soudaineté de l’accident et absorbent le tapage par capillarité. Elles peuvent effrayer. Elles apaisent.

Les lieux résonnent de la rumeur électrique des néons.

 

 

 

Vincent Beaurin, juillet 2007.