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En affinité(s) #5

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En affinité(s) #5

6. rue Jacques Callot
75006 Paris
France
December 1st - January 19th, 2018
Opening: November 30th 6:00 PM - 8:00 PM

QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.loevenbruck.com/
EMAIL:  
contact@loevenbruck.com
PHONE:  
+33 (0)1.53.10.85.68
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-7 or by appointment

DESCRIPTION

"Species"

When the bill came after a meeting between Morgane Tschiember and John M Armleder in a tearoom, it was adorned with tiny stars. Those stars have now reappeared in the white cube of the gallery, which has been transformed with glittery pink wallpaper (neither artist is worried about art playing a decorative role). The bubble-gum-pink wallpaper is adorned with a constellation of silver patterns, each one a sort of target — although it’s not easy to hit the bull’s-eye — and a cross resulting from the enlargement, deformation and pixelation of the stars on the bill. Wallpaper is sometimes the backdrop only for itself, but that is not the case here. In the gallery, it provides the setting for ceramics placed on a podium shaped like the steps of a pool, with the pink walls in the background. The painting here is not on the walls but on these “Species,” on which the drips are not intended to express inner depths but just to adorn the vases, different ones for each artist. They are presented in pairs and were produced in pairs using the mold stamping technique. The molds were also fired in pairs, and the ties that bound the two pieces disintegrated in the heat, leaving behind strange traces. Something happened in the kiln causing the two objects to come out in different states: one is impeccably fired, while the other is partially broken. What conflict are these disparate pairs an allegory for? It’s up to you to find an answer. Here we are confronted with painted ceramics and painted paper, high-level craftsmanship and the science of display. Do the «Species» complement the wallpaper, or does the wallpaper complement the «Species»? Anything is possible when John meets Morgane.

Marjolaine Lévy

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The ceramics in the show «JOHN M ARMLEDER/MORGANE TSCHIEMBER» were made at Cercco, the Experimentation and Research Centre for Contemporary Ceramics of the Geneva University of Art and Design (HEAD) from a selection of molds, dating from the 19th century to the present, belonging to the NUOVE//Residency collection.


NUOVE//Residency is a residency program for artists interested in learning about, experimenting with and producing ceramic works. In 2013, during her residency there, Morgane Tschiember created “Shibaris,” her first series of ceramic works, representative of her artistic practice and her experimentation with materials.
The «enameling» session for the works produced for this exhibition is based on John M Armleder’s experiments with color, as was his iconic series of “Pour” paintings, inspired, most notably, by the work of Larry Poons.


« Espèces» 

Tea time : une rencontre entre Morgane Tschiember et John M Armleder. Règlement en espèces d’une addition ornée de minuscules étoiles. Après le salon de thé, la galerie. Un papier peint rose pailleté recouvre les murs du white cube. Ni Tschiember ni Armleder n’ont l’âme à s’émouvoir d’un destin décoratif de l’art. Sur le papier peint bubble gum, une constellation de motifs argentés, prenant tour à tour des allures de cibles, avec lesquelles il n’est pas facile de mettre dans le mille, et de croix résultant de l’agrandissement, de la déformation et de la pixellisation des étoiles de la facture. Le prix du display. Un papier peint a, au fond, toujours la possibilité de n’être que le décor de lui-même. Ici, tel n’est pas le cas. Dans l’espace, entre les murs roses, des céramiques trônent sur un podium, rappelant les marches d’une piscine. La peinture n’est pas, comme à l’ordinaire, sur les murs mais sur ces « Espèces ». Ses coulures, qui n’ont plus pour objet d’exprimer son être profond, se contentent d’orner les vases. Deux artistes, deux céramiques. C’est en effet par paires que celles-ci se présentent à nos regards et qu’elles ont été produites, selon la technique de l’estampage au moule. Les moulages ont été cuits en couple et les liens qui les attachaient les uns et les autres se sont désintégrés durant la cuisson, en laissant de bien curieuses traces. Dans le four, quelque chose a dû survenir car les deux artefacts n’en sortent pas dans le même état : l’un est impeccablement cuit ; l’autre est brisé par endroits. De quel conflit ces paires disparates pourraient-elles être l’allégorie ? Essayez de répondre. Peintures sur céramique et papier peint. Artisanat de haute lutte et science du display. Les « Espèces » ornent-elles le papier peint ou le second sert-il de décor aux premières ? Tout est décidément possible — quand John rencontre Morgane.

Marjolaine Lévy

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Les œuvres en céramique que présente « JOHN M ARMLEDER / MORGANE TSCHIEMBER » ont été réalisées au Cercco, le Centre d’expérimentation et de réalisation en céramique contemporaine de la Haute École d’art et de design — Genève (HEAD), à partir d’une sélection de moules, datant du XIXe siècle à nos jours, issus du fonds de NUOVE//Residency.
NUOVE//Residency est un projet de résidence artistique dédié aux artistes intéressés par la connaissance, l’expérimentation et la production d’œuvres en céramique. En 2013, lors de sa résidence, Morgane Tschiember y avait réalisé les « Shibaris », sa première série d’œuvres en céramique, représentative de sa pratique artistique et de son expérimentation des matières.
La session d’« émaillage » des œuvres produites pour l’exposition s’appuie, quant à elle, sur les expérimentations de la couleur de John M Armleder, à l’image de sa série de peintures iconique « Coulures », en référence, notamment, à l’œuvre de Larry Poons.