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Paris

Palais de Tokyo

Exhibition Detail
Pergola
13, Ave du Président Wilson
75016 Paris
France


February 19th, 2010 - May 23rd, 2010
Opening: 
February 18th, 2010 8:00 PM - 10:00 PM
 
Symbol of Courage, Laith Al-AmiriLaith Al-Amiri, Symbol of Courage, 2009
© Courtesy of the artist & Palais de Tokyo
> ARTISTS
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.palaisdetokyo.com
NEIGHBORHOOD:  
16th Arrondissement
EMAIL:  
accueil@palaisdetokyo.com
PHONE:  
+33 (1) 47 23 54 01
OPEN HOURS:  
Tue-Sun 12pm - 12 am
> DESCRIPTION

PERGOLA
1916
: Le Corbusier construit à La Chaux-de-Fonds (Suisse), une « Villa Turque », la Villa Schwob, flanquée d’une pergola. Quelques années plus tard, il en publie les photos dans L’Esprit Nouveau. Sur le sol, devant la villa, une trace blanche indique une retouche. La pergola a disparu. Moins d'un siècle après, le journaliste irakien Muntazer Al-Zaïdi lance ses chaussures à la tête de George W. Bush.

ESPRITS FRAPPEURS
PERGOLA s’élève sur le fond d’une modernité hantée par tout ce qu’elle a supprimé.
Valentin Carron - lui-même auteur d’une Pergola (2001) - crée dans la grande verrière du Palais de Tokyo un univers qui évoque le mauvais rêve d’un gardien de musée. Dans l’espace, des sculptures rappellent l’art moderne, mais du plafond pendent de sombres lanternes de taverne suisse. Les cimaises, recouvertes de crépi grisâtre, empruntent autant au vocabulaire de la banlieue pavillonnaire que de l’espace concentrationnaire.

COUP DE PIED RETOURNÉ
Survivance, soulèvement, révolte : les victimes effacées de la modernité prennent la parole, à l’image de la chaussure géante créée par Laith Al-Amiri, hommage, en forme de monument, à la chaussure lancée par un journaliste irakien au visage de George W. Bush. Des formes oubliées s’incarnent et se matérialisent dans l’espace public, revendiquant d’être traitées à égalité avec les autres. Chez Raphaël Zarka, des formes de la Renaissance reviennent voisiner avec des rampes de skateboard ou des brise-vague. Chez Serge Spitzer, des pneumatiques fous défient toute communication. La politique des spectres dessine un communisme des substances, dont Charlotte Posenenske est également emblématique.

CHARLOTTE POSENENSKE
PERGOLA est l’occasion de découvrir la première rétrospective en France d’une immense artiste allemande contemporaine des minimalistes américains. Un parcours unique la mène d’une pratique moderniste de la peinture abstraite à une tridimensionnalité militante. Ses dernières installations sont composées de tuyaux d'acier galvanisé dont les modules sont à la libre disposition du commissaire. Usage de matériaux élémentaires, prix des œuvres équivalent au coût de production, la démarche est clairement politique. « J’ai du mal à me résigner à l’idée que l’art ne saurait contribuer à résoudre des problèmes sociaux pressants » dit Posenenske, qui installe aussi ses œuvres dans l’espace public à l’occasion de performances destinées à subvertir la monumentalité autant qu’à célébrer les forces productives muettes. Poursuivant son raisonnement jusqu’à son extrême limite, elle cesse ses activités d’artiste pour se consacrer à la sociologie en 1968.


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