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VAN DER STEGEN

EVENT
Exhibition Detail
CRY HAPPY
1 rue Gustave Goublier
75010 Paris
France


October 2nd - November 7th
Opening: 
October 1st 6:00 PM - 8:00 PM
 
Happy Day  ,CARL D\' ALVIACARL D' ALVIA, Happy Day ,
2009, résine, peinture (éd.5) , 53x35x35 cm
© Courtesy of the artist and VAN DER STEGEN
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.vanderstegen.com
NEIGHBORHOOD:  
10th Arrondissement
EMAIL:  
contact@vdstegen.com
PHONE:  
+ 33 (0)6 75 21 84 70
TAGS:  
drawing
> DESCRIPTION

.Carl D’Alvia nous tend un piège. De prime abord nous commençons par formuler un constat simple et rapide : D’Alvia est un sculpteur et un dessinateur qui crée des animaux imaginaires, drôles et poilus, ressemblant à des personnages de bande dessinée ou des peluches d’enfants. La rapidité de ce constat est d’autant plus simple que ses compositions sont précises, sobres et comportent peu de sujets.

Mais ce premier niveau d’entendement nous laisse étonnamment perplexes et songeurs.…car les images de D’Alvia restent imprégnées avec force dans nos esprits et sa narration nous promène sur des terrains inattendus où le tragique et le comique vont de pairs. Viennent ensuite, se bousculant aux portillons de notre réflexion, une poignée de références à l’histoire de l’art, tendant vers la révérence, ou au contraire, la subversion.

Empathie et pied de nez

Les personnages de D’Alvia sont certes très attachants et plein d’humour. L’homme et la vie sont là où ne les attend pas. Les « singes » jouent du piano  (The Piano, 2007), les champignons ont des pattes (Mr Shroom, 2007) et les pierres sont poilues (Kiki, 2004). Mais plaisantent-ils ? Ils sont immobiles et ont l’air résignés. Aucune tension n’est palpable, aucune dynamique. La communication est entravée par l’absence de regards et la fourrure agit comme une frontière ou un bouclier qui isole et protège. Il est intéressant aussi de noter que les sculptures sont non-réfléchissantes. La fourrure absorbe le son et la peinture mate absorbe la lumière. Ces détails plastiques renforcent le caractère isolé de ses sujets. Aussi, le clin d’œil au monde de l’enfance ajoute une dimension mélancolique. Les œuvres de Carl D’Alvia, sur un ton léger  et empreint d’humour, se tournent vers un passé révolu où les êtres étaient unis, en couple (Lop, Lop, 2009) ou en famille, (Family, 2007). Les frontières seraient donc à la fois physiques et  temporelles.

Toutefois, d’un point de vue formel, l’héritage et la continuité avec le passé sont frappants. D’Alvia, d’origine Italienne, est d’abord et avant tout un enfant du Baroque. En attestent l’exigence technique, la maîtrise du drapé et des demi teintes, l’absence de frontières entre l’ornement et la figure… et le pouvoir allégorique des œuvres aussi, avec plusieurs lectures possibles. Ce qui n’empêche pas D’Alvia de marquer une distance vis-à-vis de cette école et de lui faire son pied de nez. Ceci est fait en utilisant l’humour mais aussi un drapé plus épais qui enveloppe entièrement le corps du sujet

Habitant des Etats Unis, D’Alvia s’inspire aussi du Pop Art en lui empruntant son univers coloré et synthétique, ses symboles qui marquent l'enfance, comme la BD, et la notion d’œuvre multiple. Néanmoins ses séries de sculptures figurent en nombre très limitées (5 maximum) et l’évocation de la mélancolie ou de l’angoisse existentielle dans son travail est souvent absente du Pop art.

Pied de nez au Minimalisme aussi. Né en réaction au côté très subjectif de l’expressionnisme et réfutant toute tentative illusionniste, ce courant adopte habituellement des formes simples, géométriques et sans artifices. D’Alvia en est très friand mais en guise de réponse, il nous propose des monolithes poilus, peut être même vivants. (Kiki, 2004).

 

Carl D’Alvia sets a trap. At first glance the viewer is enticed to jump to a simple conclusion: D’Alvia sculpts and draws hairy and funny imaginary beings that seem drawn from cartoons or inspired by fluffy toys. This quick statement is made easy by the composition of his works which are precise and include few subjects.

However this first level of understanding leaves the viewer puzzled…For D’Alvia’s pictures stay imbedded in our thoughts and their narrative power combine tragedy and humor.

Finding a  refuge on a theoretical level is equally difficult…D’Alvia is mischievous and his work contains unexpected and subversive references to art history…

Carl D’Alvia was born in 1965. He lives and works in New York. His work is shown in New York, Milan and Paris.

The VDS gallery will present his work during the SLICK art fair in Paris  from the 22nd to the 26th of  October 2009

 

 


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