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Paris

Galerie Suzanne Tarasiève

Exhibition Detail
LIGHT MOTIVE
Loft 19 c/o Suzanne Tarasieve
Passage de l'Atlas / 5 Villa Marcel Lods
75019 Paris
France


September 5th, 2009 - October 3rd, 2009
 
,
© Galerie Suzanne Tarasiève
Installation view, Installation view
© Galerie Suzanne Tarasiève
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> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.suzanne-tarasieve.com
NEIGHBORHOOD:  
19th Arrondissement
EMAIL:  
veovansy@suzanne-tarasieve.com
PHONE:  
+33 (0)1 45 86 02 02
OPEN HOURS:  
Tue - Sat 11am-7pm
TAGS:  
sculpture, installation
> DESCRIPTION

 

Galerie Suzanne Tarasiève is proud to present the exhibition Light
Motive, a chiaroscuro universe in which four artists embody tangled
strands of profusion, contradiction and the disconcertingly strange.


Ellen Berkenblit, born in 1958, lives and works in New York. Her paintings
revolve around the figure of a young woman—always the same young woman:
with her up-turned nose, round eyes and little red mouth, she seems to have
come straight out of a 1930s cartoon. At times dreamy, at others surprised by
some offstage situation, Berkenblit’s protagonist moves through an atmosphere
of latent sexuality in her nebulous, dream-like, universe.


Though Berkenblit is not alone in using cartoon-imagery in painting (one thinks
of her contemporary Joyce Pensato), her particular merit is to lead us into the
attractive, fragile penumbra of femininity. The paint, laid on kaolin-coated
panels, slides and drifts, drawing the spectator in with alarming intimacy.


Born in Austria in 1980, Zenita Komad’s work is inscribed in the wake of the
Fluxus group. There is a kind of circulation at work among her protean pieces,
which are at once sculptures, pictures and installations; they proliferate in a
jubilant spirit of superabundance not without affinities to the Austrian Gelitin
collective. Humour and delirium combine with a sense of the grotesque and of
derision (including self-derision, since the artist often appears in her own works);
together, they summon the spectator into a festival where she is required to
transcend her limits.

Zenita Komad’s oeuvre is nevertheless rich in philosophical and political
implications: she invites us to maximum enjoyment of the present and does not
hesitate to rub us the wrong way in doing so, heedless (in a Zen sort of way) of
contrarieties and contradictions.
The universe of Alexej Meschtschanow (born in Kiev in 1973, living and working
in Berlin) is constructed from furniture (old doors and seats) combined with
metallic elements (often themselves parts of seats). As if under compression,
volumes and spaces are compacted; a sense of the absurd results. At once zany
and disconcerting, this telescoping effect strips the object of its function and
meaning. The object becomes pure ornament. The principle of functionalism as
preached by the Bauhaus is compromised and the aesthetic of the efficiency of
form is deconstructed in favour of an aesthetic of the bizarre in which the notions
of up/down, weight/weightlessness seem to have been elided.


David Ratcliff (born 1970, living in Los Angeles) plunges the spectator into a
sombre, profuse painting whose starting point is the images that the artist finds
en masse on the Internet. These images are printed, assembled, slashed with a
Stanley knife and laid on the canvas. The artist uses them as stencils onto which
he sprays paint from a can.
This apparently mechanical technique is undermined by the fact that the
painting-process, tearing the paper, creates unexpected patches and drips on the
canvas. And thus a dialectics arises between the images and the gestures of
abstraction. Ratcliff’s scrambled images bear witness to the violence of American
culture. Certain motifs are borrowed from tribal tattoos. A fragmented and
hallucinatory narrative transpires that the formal borrowings from the Rorschach
test can only intensify.
Texte : Anne Malherbe / Traduction : Chris Miller

***

La galerie Suzanne Tarasiève est heureuse de présenter l’exposition
« Light Motive », plongée dans un univers en clair-obscur où, à travers
quatre artistes, se déroulent les fils conducteurs de la profusion, de la
contradiction et de l’inquiétante étrangeté.


Ellen Berkenblit, née en 1958, vit et travaille à New York. Sa peinture se
développe principalement autour de la figure d’une jeune femme, toujours la
même — nez relevé, yeux ronds, petite bouche rouge — qui semble tout droit
sortie d’un cartoon des années 1930. Parfois rêveuse, souvent surprise par une
situation qui se déroule hors champ, le personnage évolue dans un climat de
sexualité latente, au sein d’un univers onirique, nébuleux et indéterminé.
Si Ellen Berkenblit n’est pas la seule à utiliser en peinture une imagerie de
cartoon (on peut penser à sa contemporaine Joyce Pensato), elle a la
particularité de nous entraîner dans la pénombre attirante et fragile de la
féminité. Posée sur un panneau recouvert de kaolin, la peinture glisse, entraînant
le spectateur dans une intimité inquiétante.


Née en Autriche en 1980, Zenita Komad inscrit son oeuvre dans le sillage du
groupe Fluxus. Entre ses oeuvres, une circulation se crée. Protéiformes, à la fois
sculptures, tableaux et installations, elles prolifèrent dans un esprit de jubilation
et de débordement qui n’est pas sans affinités avec l’art des autrichiens Gelitin.
Humour, délire, sens du grotesque et de la dérision (voire de l’autodérision,
l’artiste se mettant elle-même en scène) convoquent le spectateur dans une fête
où il lui est demandé d’oublier ses propres limites.

L’oeuvre de Zenita Komad est cependant riche d’implications philosophicopolitiques
: elles nous invitent à une jouissance du présent, n’hésitant pas pour
cela à nous bousculer, faisant fi, dans un nouvel esprit zen, des contraires et des
contradictions.


L’univers d’Alexej Meschtschanow (né en 1973 et vivant à Berlin) se construit à
partir de mobiliers (vieilles portes, sièges) dans lequel viennent s’imbriquer des
éléments métalliques (eux-mêmes souvent issus de sièges). Comme par un effet
de compression, les volumes et l’espace se réduisent : c’est un sentiment
d’absurde qui en émane. Loufoque et déroutant, un tel télescopage fait perdre à
l’objet sa fonction et son sens : l’objet devient pur ornement. Les principes du
fonctionnalisme tels que prônés par le Bauhaus sont mis à mal : l’esthétique que
celui-ci faisait émerger de l’efficacité de la forme se défait au profit d’une
esthétique du bizarre où les notions de haut et de bas, de pesanteur et de
légèreté, semblent ne plus exister.


David Ratcliff (né en 1970, vivant à Los Angeles) nous fait plonger dans une
peinture sombre et profuse, dont le point de départ sont des images que l’artiste
va chercher en masse sur Internet. Ces images sont imprimées, assemblées,
découpées au cutter et posées sur la toile. L’artiste les utilise comme des
pochoirs sur lesquels il projette de la peinture à la bombe.
Cette technique apparemment mécanique est gauchie par le fait que la peinture,
déchirant le papier, crée sur la toile des taches et des coulures imprévues. Une
dialectique entre gestualité abstraite et images s’établit. Brouillées, les images,
qui témoignent de la violence de la culture américaine (les motifs sont
notamment empruntés au tatouage tribal), laissent transparaître une narration
fragmentée et hallucinatoire, qu’accentue l’emprunt formel au test de Rorschach.
Anne Malherbe


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