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Paris

Art : Concept

Exhibition Detail
Tu me feras plaisir
13 rue des Arquebusiers
75003 Paris
France


October 10th, 2009 - November 7th, 2009
Opening: 
October 10th, 2009 4:00 PM - 9:00 PM
 
,
© Courtesy of Art:Concept
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galerieartconcept.com/2012/
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
info@galerieartconcept.com
PHONE:  
+33 1 53 60 90 30
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-7
> DESCRIPTION

For his new solo exhibition at art : concept, Jean-Luc Blanc selected some paintings and drawings from 1986 to 2009.

The title of the show, You will make me happy, works as a biblical injunction, a reversed command. The works have been organized in two sections, the viewer first comes in the room where the 13 coloured drawings polyptych is hung in a single line, counterbalancing the random display of the next wall.
Opposite to the polyptych, there are three black and white drawings: a fennec, a carafe and a snake. And in-betwwen, there is on one side a pacthwork of drawings, mainly portraits, which have randomly been  displayed following an imaginary grid. And on other side of the room is the diptych Which one the First (2008).
This piece functions as a transition. It represents Georges Eastman Kodak’s double portrait revealing the Polaroid of his own portrait. The singularity of this work comes from its title (usually JLB’s works don’t have any title) and from the condensed rhetoric effect. The image is an auto-critique as well as a synthesis of the artist’s practice.
The freeze frame effect consists of a mise-en abyme, with the snapshot being revealed by the protagonist. Regarding the original image, a historical document and powerful advertising, JLB chose the drawing to freeze or suspend the subject again. As a manual medium, the drawing, questions the permanence and the exactness of the photographic reproducibility. The double made by the artist is not exactly a double, such as from a photographic print to another, differences always remain. A slight technical change or some paper imperfections modify the image. JLB confronts his manual practice to the photography, which remains imperfect despite of the non-intervention of the human hand.
This is through the iconographic metaphor that the artist approaches the quest of the absolute by the image. However, this quest implies a subversive answer to the original image, the veil of « Veronica », which literally is the “real icon of the Christ”.
In the second room, the artist operates with a unique frontal device: a single wall on which he presents drawings displayed as an all over draughtboard. Therefore, this set can be read in many different ways: horizontally, vertically and diagonally. Thus, the wall is comparable with an opened, split book. JLB’s imagery essentially borrows from cinema, but this doesn’t necessarily imply that he reproduces images directly taken from some films. The artist appropriates framings, faces or scenes which constitute his personal universe. In parallel to this work influences by his movie-goer position, JLB also realizes drawings from small or model objects or figurines which he uses to create sketches. The juxtaposed scenes or characters function such as surrealistic association of ideas. JLB navigates in a wide range of pictorial genders. Far from being a portraits gallery dedicated to the cinema stars, this collection draws in the “scène de genre” - l’éternel masculin-féminin – as well as in a register of images close to the cartoon or the comic books.
Pour sa nouvelle exposition personnelle à la galerie art : concept, Jean-Luc Blanc livre une sélection de dessins réalisés entre 1986 et 2009. Le titre de l’exposition,Tu me feras plaisir/ Toto Le Momô, fonctionne comme une injonction biblique, un commandement inversé.
Les œuvres ont été organisées en deux sections, le visiteur pénètre d’abord dans une salle où est accroché en ligne le polyptique de 13 dessins encadrés en blanc. Face à ce mur, trois dessins noir et blanc : un fennec, une carafe et un serpent. Entre les deux, il y a d’un côté, un diptyque : Which one the First (2008), et de l’autre un patchwork de dessins disposés au mur de façon aléatoire, selon une grille imaginaire.
Which one the First (2008), représente le double portrait de Georges Eastman Kodak révélant le polaroïd de son propre portrait. Cette oeuvre est singulière dans la production de JLB : contrairement à la plupart de ses œuvres, elle porte un titre. La rhétorique de l’image fonctionne ici comme une auto-critique et synthèse de la pratique de l’artiste. L’effet d’arrêt sur image est mis en abyme par l’instantané que l’homme est en train de révéler. Partant de l’image originale, document historique à fort impact publicitaire, JLB choisit le dessin pour figer ou suspendre à nouveau le sujet. Le dessin, médium manuel, vient ici questionner la permanence et l’exactitude de la reproductibilité photographique. Le double proposé par l’artiste n’en est pas réellement un de même qu’un tirage photographique n’est jamais strictement identique au précédent. Un léger changement de réglages techniques ou des imperfections du papier suffisent à changer l’image. JLB confronte sa pratique manuelle à la photographie, qui malgré l’absence de la main de l’homme demeure imparfaite. C’est par le biais d’une métaphore iconographique que l’artiste aborde la quête d’absolu par l’image. Cependant, cette quête s’annonce comme un pied de nez à l’image originelle, au voile de « Veronica », littéralement à la « vraie icône du Christ ».
Dans la seconde salle, l’artiste a choisi d’opérer par un dispositif frontal unique : un seul mur sur lequel il présente un all-over de dessins disposés en damier, qui par le hasard des nombres devient un échiquier. La lecture peut alors se faire de multiples façons comme dans un livre ouvert ou plutôt éclaté.
L’imagerie de JLB emprunte principalement au cinéma sans pour autant reproduire des images tirées directement des films. L’artiste s’approprie des cadrages, des visages ou des scènes qui constituent son univers personnel. En parallèle à ce travail inspiré du « cinéfils » qu’il est, dad is dead, JLB réalise des dessins à partir de petits objets ou figurines qu’il assemble telles de petites dramaturgies. Ainsi, il superpose de façon incongrue des personnages ou des scènes dont les gestes et les actions dépeintes deviennent, par association d’idées, surréalistes. JLB navigue dans une panoplie de genres étendue. Loin d’être une simple galerie de portraits dédiée aux stars du cinéma, cette collection de dessins puise aussi bien dans le registre de la scène de genre l’éternel masculin-féminin que dans un registre d’images proches du cartoon our du comic book.

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