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Paris

Galerie Anne de Villepoix

Exhibition Detail
Peter AERSCHMANN, Xiomara DE OLIVER, Eduardo SARABIA, Xie LEI
43 rue de Montmorency
75003 Paris
France


October 28th, 2008 - December 27th, 2008
Opening: 
October 28th, 2008 6:00 PM - 8:00 PM
 
Allegory of some bombshell girls, Xiomara DE OLIVERXiomara DE OLIVER,
Allegory of some bombshell girls,
2006, pastel gras sur papier, 56 x 61 cm
© courtesy of the Artist and Galerie Anne de Villepoix
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.annedevillepoix.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
info@annedevillepoix.com
PHONE:  
+33 (1) 43 78 32 24
OPEN HOURS:  
Mon-Sat 10-7
> DESCRIPTION

Peter Aerschmann – Oil et Winter Games
Né en 1969 à Fribourg, Peter Aerschmann vit et travaille à Berne en Suisse.
Après avoir présenté à la galerie, il y a tout juste un an, Where are you ?, une vidéo
interactive qui utilisait les propriétés de la téléphonie mobile (visible aujourd’hui
dans la collection permanente de la MEP à Paris), Peter Aerschmann revient en 2008
avec deux vidéos – compositions d’objets, collages numériques – qui entrent en
résonance avec ses premiers travaux.
Oil pointe, par un rapprochement violent, les dérives outrancières d’une société de
surconsommation symbolisée par le pétrole. Winter Games, dont le nom est une
référence directe au jeu-vidéo éponyme (Commodore 64, 1985, Epyx), devient une
interrogation radicale sur une guerre hors normes contre le terrorisme.
Peter Aerschmann construit là des objets sentiments, sans place ni temporalité. Il
interroge l’Histoire. Les repères chronologiques sont faussés aussi bien
techniquement (utilisation du « loop » : procédé permettant à chaque élément de
l’image de se mouvoir aléatoirement en fonction de séquences préenregistrées) que
géographiquement – assemblage d’objets sans histoire commune. Le temps flotte, rien
ne bouge. Mode pause. Les personnages attendent, comme les héros d’un jeu vidéo,
que le spectateur branche les manettes pour (re)démarrer.
Mais en tant que spectateur nous ne pouvons qu’observer, regarder avec quelle
résignation les protagonistes se meuvent (les baigneurs de Oil) ou avec quelle
incrédulité ils se déplacent - les enfants et les terroristes de Winter Games échangent
leurs places, apparaissent, disparaissent comme les héros de dessins animés.
Les manettes nous manquent, celles qui permettraient de tout changer. Des manettes
que Peter Aerschmann nous a volontairement dérobé pour nous confronter à une
question à peine voilée : peut-on faire quelque chose ? ou même, plus simplement,
que faisons-nous ? Maintenant, aujourd’hui.
Xiomara De Oliver - Parlor Girls
Née à Grand Forks, British Columbia, Canada ; vit à New-York
Xiomara De Oliver explore la condition de la femme, et plus particulièrement afroaméricaine,
dans la société actuelle, une condition tant physique que politique. Car si
elle utilise l’Histoire, la superficialité du monde moderne, le prétendu rêve américain,
chef de file des inégalités en tout genre, Xiomara de Oliver s’attache également à
explorer son propre être, sa personnalité. Ainsi elle met en lumière la soumission
inconsciente de la femme au regard masculin mais également sa capacité à tirer parti
de ses atouts physiques, dénonçant par là même l’adhérence de la femme à la société.
Elle présente une critique sur les rôles qu’on impose aux femmes et qu’elles
s’imposent elles-mêmes, et retrace une longue histoire féminine. Une histoire qui
semble d’ailleurs fondée sur un manuel, un guide de conduite – référence à l’Amour
Courtois, qu’elle met un point d’honneur à tourner en ridicule.
Les femmes aux postures de pin up que peint Xiomara s’inscrivent sur des fonds
toujours plus mystérieux.
Ces atmosphères, aussi légères que troublantes, ces larges aplats de couleur, portent la
femme afro-américaine, lui permettent d’évoluer dans un monde en suspens, de se
démultiplier à l’infini. L’absence de repères est affirmée et marque, de la manière la
plus poétique et la plus fine, les préoccupations d’une artiste engagée contre le
consensus artistique et sociétale global. Si l’on observe chez Xiomara de Oliver une
conscience aigue de la condition de la femme, celle-ci est d’avantage le relais de son
imaginaire plutôt qu’un porte-étendard socio-culturel.
Eduardo Sarabia – History of the World
Né 1976 à Los Angeles, Californie ; Eduardo Sarabia vit à Los Angeles, Guadalajara,
Mexique, et à Berlin, Allemagne
La première salle accueille deux pièces d’Eduardo Sarabia, jeune artiste mexicain
présenté pour la première fois à la galerie. Dans la première partie, une composition
de 100 assiettes en céramique représentent des scènes de la vie quotidienne. Au sol,
une sculpture en céramique composée d’un vase et de son socle fébrile, fantasmes de
l’artiste ou du Monde dans lequel il agit.
L’objet en céramique est le médium le plus représentatif du travail actuel d’Eduardo
Sarabia. Issue tout droit du folklore mexicain, la poterie est pour l’artiste un moyen de
transformer l'espace d'exposition en espace de conte. Ceci lui permet ainsi de
naviguer entre références culturelles et mythologie personnelle pour révéler avec
chaleur, humour et absurdité des messages politiques forts ainsi qu’une grande
conscience de la responsabilité humaine.
Eduardo Sarabia comme inventeur de scénarios. Tel le lecteur d’une fresque d’un
autre temps, le spectateur se retrouve dans des situations théâtrales satiriques qui,
sans mot, lui posent les questions de son temps.
Xie Lei - Bestiaire Imaginaire
Né en 1983 à Huainan (Anhui, Chine) ; vit et travaille à Paris
Agé de vingt-cinq ans, Xie Lei appartient à la nouvelle génération de la scène
contemporaine chinoise. Les toiles présentées ici sont sélectionnées à partir d’un
« Bestiaire Imaginaire ». L’animal n’est plus un sujet, mais un moyen, un prétexte. Xie
Lei le place dans des situations apparemment impossibles, absurdes, il crée des
fictions troublantes. Le ridicule côtoie le tragique ; la joie, la douleur… L’ambiguïté,
l’énigme se glisse dans la toile, la lecture n’est pas immédiate, dirigée, univoque, ce
qui était familier ne l’est plus.
Avec ce « Bestiaire Imaginaire », Xie Lei renouvelle un thème qui a conduit poètes,
écrivains, peintres, de toutes origines, à voir dans le monde des animaux un miroir de
celui des humains.


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