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Paris

Bugada & Cargnel

Exhibition Detail
Phantom Sun
7-9 rue de l'Equerre
75019 Paris
France


October 19th, 2013 - January 25th
 
,
© Courtesy of Bugada & Cargnel
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.bugadacargnel.com
NEIGHBORHOOD:  
19th Arrondissement
EMAIL:  
contact@bugadacargnel.com
PHONE:  
+33 (0)1 42 71 72 73
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 2-7; and by appointment
TAGS:  
photography, sculpture
> DESCRIPTION

A phantom sun, or sundog, is an atmospheric phenomenon that creates bright spots of light on either side of the sun, often on a luminous ring in the sky. The sun light, passing through diamond dust drifting in the air, creates a powerful image of two 'mock suns' appearing in the sky.

This exhibition intends to bring together the works of artists integrating the sun and natural elements into their work. Working across various mediums with raw materials and exposure to nature, each artist engages an experimental process of creation finding a balance of control and release. The resulting compositions are dual manifestations of the artists' will and nature's whim. In their own practice, each artist allows natural elements to dictate tone. Time and climate become their tools and geography a platform. The works exhibited here are presented as "objects-images" - a combination of painting, sculpture, photography and scientific method that captures the trace of a past time. To understand these works, the viewer has to look beyond the object to its creation process through space and time. It's is their manifestation that makes the work, in the way an image appears on the photographic paper.

It is with a collection of works by Charles ROSS (born in 1937, lives and works in New Mexico), that the sun becomes the central element of the exhibition. The Serial Cube Set from 1968 is a sculpture of four modules designed from the cube, a symbolic form of minimalism. The four modules in a transparent Plexiglas cube develop show a cube that grows truncated until it is a triangle. Within each element, the optical liquid, developed by the artist, diffracts the light and reveals a series of iridescent fringes amplified by the complex interplay of transparency and diagonals derived from these volumes. It was after a long time working on the diffraction of the light that Charles ROSS has decided to focus on its concentration: showing the raw power of the sun, The Solar Burns are the result of exposure of a wooden panel to sunlight concentrated by an optical lens. At the surface of the wood emerges a pattern left by the combustion phenomenon on a simple white painting. From panel to panel appears an eerie constellation of black stars. For years, Charles ROSS has also been working on the construction of a monumental site in New Mexico, Star Axis, an architectural work of art that the artist understands to be a link between the earth and the stars. Within this majestic site, the Hour Chamber allows for example to observe one hour of the rotation of the earth. In the center of this site, the Star Tunnel, located exactly in the Earth's rotation axis, is an ideal place to observe the curve of the stars. Three large photographs shot by the artist on this site reflect its majesty.

It is from photosensitive papers that Ryan FOERSTER (born in 1983, lives and works in New York) imagines a series of abstract images in bright colors made outside. The photographic papers are buried under all sorts of debris, soil, plant fragments, organic elements. Paradoxically, this treatment of the photographic image reveals a surprising palette of vibrant colors. The result is both dirty and degraded, yet has something extra that magnifies the image. The artist says that it was during Hurricane Sandy that the most beautiful images were created: capturing something of a natural violence, Ryan FOERSTER produces a series that renders the force of nature sensitive through a fully abstract composition.

Hugh SCOTT-DOUGLAS (born in 1983, lives and works in New York) uses for his part a traditional method, the albumin printing, which combines egg white and silver to reveal an image from a negative. Invented in 1855, this method is famous for revolutionizing the nineteenth century society's relation to the photographic image, making possible multiple print from a negative. Albumin prints were dedicated in large part to sending postcards, which developed the popular practice consisting of giving evidence of one's presence somewhere. The impressions of SCOTT-DOUGLAS are made from scans of old silver coins that stopped circulating the same year the technique of albumin was invented. On the surface of these coins, slight traces of hallmarks reflect the many tests made to verify their authenticity.

Sam MOYER's large formats (born 1983, lives and works in New York) are designed from simple elements, black ink, canvas and bleach, using the folds and cracks in the fabric. Left outdoors while drying, the resulting canvases show a set of alternatively rigid or organic patterns. The quality of black and white that follows, strongly evokes the photographic process, reinvests traditional notions of horizon, shadow and light, volume and hollows in a non-figurative context.


Exposition jusqu'au 25 janvier 2014
du mardi au samedi, de 14 à 19 heures

Un phantom sun, ou parhélie, est un phénomène atmosphérique faisant apparaître de vives tâches lumineuses de part et d'autre du soleil à l'intérieur d'un cercle se dessinant dans le ciel. La lumière du soleil, filtrée par les petites particules d'eau en suspension dans l'air, crée alors une forme aux couleurs vives, laissant croire à l'apparition de deux "faux soleils" dans le ciel.

Cette exposition réunit plusieurs artistes intégrant le soleil et les éléments naturels dans leur processus de création. Utilisant différents médiums, les matières brutes ou l'exposition directe aux forces de la nature, chacun des artistes développe son propre procédé expérimental, qui l'amène à trouver un équilibre entre le contrôle et le laisser-faire. Le résultat en est une manifestation paradoxale de la volonté de l'artiste alliée à la puissance de la nature. Au sein de ces pratiques, le ton est donné par la nature - le temps et le climat deviennent des outils, tandis que la géographie se mue en lieu de travail. Les œuvres présentées se comprennent comme des "objets-images" – un amalgame de peinture, de sculpture, de photographie et de méthode scientifique, qui capture la trace d'un instant passé. L'inscription de ces œuvres se comprend dans le temps tout autant que dans l'espace : c'est leur apparition qui fait œuvre, à la manière dont une image se révèle sur le papier photographique.

C'est avec un ensemble d'œuvres de Charles ROSS (né en 1937, vit et travaille au Nouveau Mexique) que le soleil s'impose comme l'élément central de l'exposition. Le Serial Cube Set de 1968 est une sculpture en quatre modules conçus à partir du cube, forme emblématique du minimalisme. Les quatre modules en plexiglas transparent déclinent un cube de plus en plus tronqué, jusqu'à devenir un triangle. À l'intérieur de chaque élément, le liquide optique, mis au point par l'artiste, diffracte la lumière naturelle et fait apparaître une série de franges irisées amplifiées par le jeu complexe de transparence et de diagonales du plexiglas. C'est après avoir longtemps travaillé sur la décomposition de la lumière que Charles ROSS a décidé de s'intéresser à sa concentration : témoignant du pouvoir brut du soleil, les Solar Burns résultent d'une exposition à la lumière du soleil concentrée par une lentille optique sur un panneau de bois. À la surface du bois, le phénomène de combustion laisse apparaître son dessin sur une simple couche de peinture blanche. De panneau en panneau se dessine ainsi une étrange et inquiétante constellation d'étoiles noires. Depuis des années, Charles ROSS travaille par ailleurs à la construction d'un site monumental au nouveau Mexique, Star Axis, œuvre d'art architectonique que l'artiste comprend comme un trait d'union entre la terre et les étoiles. La Hour Chamber permet par exemple d'observer une heure de la rotation de la terre. Au centre de ce site, le Star Tunnel, situé exactement dans l'axe de rotation de la Terre, est un lieu privilégié d'observation de la courbe des étoiles. Trois grandes photographies réalisées par l'artiste sur ce site témoignent de sa majesté.

C'est à partir de papiers photosensibles que Ryan FOERSTER (né en 1983, vit et travaille à New York) conçoit une série d'images abstraites aux couleurs vives réalisées en extérieur. Les papiers photographiques sont enterrés sous toutes sortes de débris : terre, fragments végétaux, éléments organiques. Paradoxalement, ce traitement de l'image photographique révèle une palette surprenante de couleurs vives. L'ensemble est à la fois sali, dégradé, et possède pourtant quelque chose en plus qui magnifie l'image. L'artiste raconte que c'est au moment de l'ouragan Sandy (qui a ravagé New York en octobre 2011) que les plus belles images ont été créées : capturant ainsi quelque chose d'une violence naturelle, Ryan FOERSTER produit une série qui rend sensible la force de la nature par le biais d'une composition entièrement abstraite.

Hugh SCOTT-DOUGLAS (né en 1988, vit et travaille à New York) recourt pour sa part à un procédé traditionnel, l'impression à l'albumine, qui allie le blanc d'œuf au nitrate d'argent pour révéler une image à partir d'un négatif. Inventé en 1855, ce procédé est célèbre pour avoir révolutionné le rapport de la société du XIXème siècle à l'image photographique, en rendant possible l'impression multiple à partir d'un négatif. Les impressions à l'albumine furent ainsi dédiées en grandes partie à l'envoi de cartes postales, donnant naissance à cette pratique populaire. Les impressions de SCOTT-DOUGLAS sont réalisées à partir de scans d'anciennes pièces de monnaie en argent, dont la circulation cesse l'année même où est inventée la technique de l'albumine. À la surface de ces pièces, des traces de poinçons témoignent de leurs mises à l'épreuve successives pour en tester leur authenticité.

Les grands formats de Sam MOYER (née en 1983, vit et travaille à New York) sont conçus à partir d'éléments simples, l'encre noire, la toile et la décoloration, en exploitant les plis et les craquelures du tissu. Laissés en extérieur pendant le temps de séchage, l'ensemble fait apparaître un ensemble de motifs alternativement rigides ou organiques. La qualité du noir et blanc qui en résulte, évoque fortement le procédé photographique, réinvestit les notions traditionnelles de ligne d'horizon, d'ombre et de lumière, de volume et de creux, dans un contexte non figuratif.


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