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Paris

Palais de Tokyo

Exhibition Detail
L'État du Ciel
13, Ave du Président Wilson
75016 Paris
France


February 14th - September 7th
Opening: 
February 14th 12:00 PM - 12:00 AM
 
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© Angelika Markul, Gorge du Diable, 2013. © Hiroshi Sugimoto, Lightning Fields 130, 2009. © Ed Atkins, Us Dead Talk Love, 2012.
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© Des choses en moins, des choses en plus, Pierre Bismuth. Coproduction CNAP. Crédit photo : Aurélien Mole
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© Des choses en moins, des choses en plus, Pierre Bismuth. Coproduction CNAP. Crédit photo : Aurélien Mole
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> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.palaisdetokyo.com
NEIGHBORHOOD:  
16th Arrondissement
EMAIL:  
accueil@palaisdetokyo.com
PHONE:  
+33 (1) 47 23 54 01
OPEN HOURS:  
Tue-Sun 12pm - 12 am
> DESCRIPTION

L’État du Ciel is a homage to many artists’, poets’ and philosophers’ reflections on the physical, moral and political factors that shape our world. Over the course of a season, it will present over ten proposals or exhibitions centering on that theme, as artists adopt André Breton’s definition of their role, as applied to Giorgio de Chirico: “The artist, that sentinel on the endless road, always on the lookout.” As far back as Goya, if not further, modern and contemporary artists have attentively examined contemporary reality. They often depict the landscape of our anxieties – dread, alarm, revolt, utopia – and suggest poetic ways of transforming the present. If we study the world as one might scrutinize an image, today stops being an imposed destiny and becomes a changing surface that we could, perhaps, transform.

New exhibition formats stem from these observations, innovative to the extent that the word “exhibition” may no longer apply. Thus, we will see Georges Didi-Huberman transpose the theme of lamentation into the language of film, inspired by Aby Warburg’s Mnemosyne Atlas; Gérard Wacjman and Marie de Brugerolle reflect on the theme of the fall, from the Berlin Wall to the Twin Towers; and Thomas Hirschhorn, with his immense installation Flamme éternelle, which involves nearly 200 intellectuals and poets in a debate focusing on the interconnections between art and philosophy and the ways in which these affect our consciousness.

Add to that ten fictions conceived by Hiroshi Sugimoto on the theme of humanity‘s disappearance, Angelika Markul’s scrupulous exploration of the Chernobyl and Fukushima disasters, David Douard’s viral hybrids of bodies and machines, and Ed Atkins’ digital variations. Each represents a symptom of the world’s general state, focusing on both contemplation and action. L’État du ciel – a title borrowed from Victor Hugo’s Promontoire du songe, in which the author wrote that “the sky’s normal state is at night” – addresses the current time, a political time in which seeing is already a means of action.


L’État du ciel témoigne de l’attention portée par des artistes, des poètes, des philosophes aux circonstances physiques, morales et politiques de notre monde. Cette saison qui permettra en un semestre de découvrir plus d’une dizaine de propositions ou d’expositions sur ce thème, répond à la sentence que formula André Breton à propos de Giorgio de Chirico : « L’artiste, cette sentinelle sur la route à perte de vue des qui-vive. » En effet, depuis Goya au moins, l’art moderne ou contemporain porte une attention active à l’état du réel. Craintes, alertes, propositions, révoltes, utopies : souvent les artistes, pour transformer le présent, dressent le paysage de nos inquiétudes et parfois avancent les solutions poétiques pour répondre aux circonstances.

En se penchant sur le monde comme on se penche sur les images, l’aujourd’hui n’est plus un bloc de destin mais une surface en mutation qui, en l’exprimant, peut être modifiée.

Ces constats donnent naissance à de nouvelles formes d’expositions qu’une fois encore ce mot ne suffit plus à définir. Ainsi, la transposition du thème de la lamentation dans le langage du cinéma, inspirée de l’Atlas Mnémosyne d’Aby Warburg par Georges Didi-Huberman et Arno Gisinger, ou la réflexion sur la chute, du mur de Berlin aux Twin Towers, proposée par Gérard Wacjman et Marie de Brugerolle, ou encore l’immense installation Flamme éternelle de Thomas Hirschhorn consacrée aux relations entre art et philosophie, qui sera activée par la présence de près de 200 intellectuels et poètes qui viendront débattre de la façon dont ces relations peuvent modifier notre conscience.

Ajoutons les dix fictions conçues par Hiroshi Sugimoto sur le thème de la disparition de l’humanité, ou l’exploration scrupuleuse par Angelika Markul des catastrophes de Tchernobyl et Fukushima, ou encore les hybridations virales corps-machines conçues par David Douard et les variations digitales d’Ed Atkins. Ce sont à chaque fois les symptômes d’un état général du monde qui articulent contemplation et action. L’État du ciel – titre inspiré du Promontoire du songe de Victor Hugo dans lequel celui-ci écrit : « L’état normal du ciel, c’est la nuit » – concerne bien le temps qu’il fait, un temps politique, un temps où voir est déjà une manière d’agir.


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