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Paris

Galerie Almine Rech

Exhibition Detail
NEWDZ AND NEW GODZ
64 rue de Turenne
75003 Paris
France


October 12th, 2013 - November 8th, 2013
 
, Aaron CurryAaron Curry
© Courtesy of the artist and Galerie Almine Rech
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galeriealminerech.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
CONTACT.PARIS@ALMINERECH.COM
PHONE:  
+33 1 45 83 71 90
OPEN HOURS:  
Tue-Sat 11-7
TAGS:  
sculpture
> DESCRIPTION

There came a time when the Old Gods died! – Jack Kirby

  

“NEWDZ AND NEW GODZ” présente un ensemble de nouvelles oeuvres de l’artiste américain Aaron Curry.  Autour d’un motif graphique de peau et poils photographiés de près, l’exposition rassemble une constellation de références: de l’histoire du collage et du nu, au tueur en série nécrophile Ed Gein, en passant par les déguisements d’enfant. Les sculptures de Curry sont composées de segments de bois irréguliers, intercalés et imprimés d’images agrandies de peau.  Arrangées comme dans une grande salle de statuaire classique, elles inversent le mythe de Pygmalion en aplanissant plutôt qu’animant la chair imprimée et en confrontant la promesse de la vitalité inhérente à la peau humaine à sa condition morbide lorsque réduite au statut de surface. Rappelant les colossaux baigneurs de bord de mer de Picasso, elles transforment le nu – symbole d’épanouissement mais aussi de désir contenu – en un assemblage incertain et précaire de fr agments, tour à tour cachés vus de profil et agressifs en frontal.

 Les autres surfaces partout dans la galerie ont néanmoins absorbé cette proximité de chair que Curry a extraite de ses sculptures. Telle une version dénudée de la Bekleidungstheorie architecturale de Gottfried Semper, les salles sont ici habillées de panneaux sérigraphiés d’images de barbes et de peau. Aux côtés des sculptures faites de matériaux rigides et industriels qui contestent la spontanéité de leurs propres contours, les panneaux évoquent une histoire artistique de la reproduction mécanique. Ici, la sérialité n’amène pas à l’uniformité mais simplement à une infinie et même excessive variation, aussi instable visuellement que les sculptures sont volumineuses. Le visiteur est entouré d’une sorte de duvet composé de peau qui rassemble en tricot Warhol et Leatherface du célèbre “Massacre à la tronçonneuse”. L’interne se retrouve à l’extérieur et dans des proportions monumentales.

 Le travail de Curry joue avec la logique du collage – le choc entre le grand art et le folklore, le poli et le rustre, Noguchi et Pappy Yokum. Dans “NEWDZ AND NEW GODZ”, les références à la culture populaire de masse sont plus restreintes, n’apparaissant principalement que dans une série de peintures de forme ovale imprimées d’images d’enfants extraites de manuels de peinture sur visage. L’artiste altère ensuite ces images afin que la pose vaguement dérangée de ces enfants déguisés déborde désormais d’excrétions violettes. Accrochées sur un parterre de peaux et de poils greffés entre eux, ces figures sont le ciment d’un corps nouveau, non défini à travers une vie intérieure et ses particularités psychologiques, mais par une profusion de différences et de similitudes – un principe de collage peut-être, pour la psyche.

Joanna Fiduccia

 

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There came a time when the Old Gods died! – Jack Kirby

 “NEWDZ AND NEW GODZ” presents an ensemble of new works by the American artist Aaron Curry. Organized around a graphic motif of skin and hair photographed at close range, the exhibition sets up a constellation of references, from the history of collage and the nude to the cadaver-craftwork of bodysnatcher Ed Gein and the amusements of childhood masquerade. Curry’s sculptures are composed from irregular wooden segments, slotted together and silkscreened with magnified views of his skin. Arranged like a hall of classical statuary, they invert the Pygmalion myth, flattening rather than animating the flesh printed on them, and confronting the promise of vitality couched in human skin with its morbid condition when reduced to merely surface. Recalling Picasso’s monstrous seaside bathers, they transform the nude—that token of fulfillment and contained desire—into a seemingly provisional and precarious assembly of fragments, alternately hidden in profile view and aggressively frontal.

 Surfaces elsewhere in the gallery, however, have taken on the fleshy proximity that Curry has squeezed out of his sculptures. Like a stripped-down version of Gottfried Semper’s architectural Bekleidungstheorie, the rooms here are cladded in silkscreened panels of beards and skin. Alongside sculptures fabricated in rigid industrial materials that belie their spontaneous contours, the panels invoke an artistic history of mechanical reproduction. Here, seriality opens not onto sameness, but onto seemingly endless, even excessive variation, as pictorially unstable as the sculptures are volumetrically. The viewer stands surrounded by a sort of skin quilt that knits together Warhol and Leatherface, an interiority turned inside out and dilated to architectural proportions.

 Curry’s work plays on the logic of collage—a collision of high art and down-home, rarefied and rural, Noguchi and Pappy Yokum, Westerman and Hee Haw. In “NEWDZ AND NEW GODZ,” the mass cultural references are more restrained, appearing principally in a series of tondos silkscreened with images of children from face-painting catalogues. The artist then alters these images so that the vaguely deranged poses of the masquerading children now ooze with violet excretions. Hung on a ground of grafted skin and hair, Curry’s faces are the foil to a new kind of body, one identified not through an inner life and its psychological particularity, but through a profusion of differences and samenesses—a collage principle, perhaps, for the psyche.

Joanna Fiduccia


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