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Paris

Palais de Tokyo

Exhibition Detail
Le Principe Galápagos
13, Ave du Président Wilson
75016 Paris
France


June 21st, 2013 - September 9th, 2013
Opening: 
June 21st, 2013 12:00 PM - 12:00 AM
 
GALAPAGOS Pilotage Intelligent, GALAPAGOS Pilotage Intelligent
© Courtesy of Palais de Tokyo
> ARTISTS
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.palaisdetokyo.com
NEIGHBORHOOD:  
16th Arrondissement
EMAIL:  
accueil@palaisdetokyo.com
PHONE:  
+33 (1) 47 23 54 01
OPEN HOURS:  
Tue-Sun 12pm - 12 am
> DESCRIPTION

A curatorial collective from Geneva, composed of Maxime Bondu, Gaël Grivet, Bénédicte Le Pimpec and Émile Ouroumov, invests Palais de Tokyo by scattering works throughout the building. The question of the biotope of art’s relationship to the rest of the world is framed by Darwin’s famous examination of the Galápagos archipelago. The observation of this natural milieu, considered as autonomous, allowed Darwin to formalize his theory of natural selection, which he then applied to the rest of the natural world. How does this pertain to the question of art?

In Le ParK, the novelist Bruce Bégout presents his personal interest for endemism (concept defined as the exclusive presence of a biological group in a specific locality), first experienced by Charles Darwin during his visit to the Galápagos Islands. Licht, a character of the novel, relies on this concept to describe the creative impulse behind his design of a gigantic park.

Though Darwin did not establish this principle while in the Galápagos, his journey to the archipelago played a crucial role in his understanding of natural selection. To this day, his studies of the finch’s beak, its shape analyzed according to the food supply of each island, remain well known. Darwin’s extraordinary powers of observation allowed the naturalist to confirm his hypothesis, then apply his conclusions to the entire natural world.

Thus Darwin and Bégout highlight two different aspects of endemism: on the one hand, that isolation leads to the appearance of unique entities that differ from those found elsewhere; on the other, that important conclusions pertaining to the entire world can be reached through an analysis of the isolated element.

Inscribed in the tension between these two poles, the curatorial project applies these questions to the biotope of art. Is art’s autonomy linked or inversely proportional to its ability to describe the world? How does art differ from other events or cultural objects?

The biology of evolution distinguishes between neoendemic species, whose application is tied to their geographical isolation and paleoendemic species that, because they have disappeared elsewhere, exist exclusively in a single spot. Similarly to these paleoendemic species, art could be described as a group of conventions specific to its field.

Thus “Le Principe Galápagos” [The Galápagos Principle] orients the very modalities of the exhibition, including works of art but also of statements, consumer products, diverse moments and objects that will confirm or disavow the principle’s validity. These different materializations are not meant to be apprehended simultaneously but will be presented throughout the summer, for variable durations ranging from a few hours to a few weeks.

The appearance of “Le Principe Galápagos” will be indicated throughout the Palais de Tokyo by a graphic identity created by the Geneva-based studio Schönborn Hernandez. An archive of documents, regularly updated, will be presented to the public, displayed in the museum’s lobby as well as on the project’s website. Upcoming appearances will be announced on both supports.


Collectif de curateurs issus de la scène genevoise, Maxime Bondu, Gaël Grivet, Bénédicte Le Pimpec et Émile Ouroumov investissent de manière disséminée le Palais de Tokyo. La question du rapport entre le biotope de l’art et le reste du monde est posée à la manière dont Darwin s’est intéressé au fameux exemple de l’archipel des Galápagos. Ce milieu naturel considéré comme autonome a permis, le temps d’une observation, de formaliser la théorie de la sélection naturelle qui allait s’appliquer ensuite à l’ensemble du vivant. Qu’en est-il pour la question de l’art ?

Dans son roman Le ParK, Bruce Bégout reprend à son compte l’intérêt pour l’endémisme (notion qui caractérise la présence naturelle d’un groupe biologique exclusivement dans une région délimitée) éprouvé par Charles Darwin sur l’archipel des Galápagos. L’un des personnages du livre, Licht, en fait un principe lui permettant de décrire le moteur créatif du gigantesque parc dont il est l’architecte.

Si Darwin n’a pas fait des Galápagos un principe, son voyage sur l’archipel fut décisif dans sa compréhension de la sélection naturelle. Sont restées célèbres ses études sur le bec des pinsons et l’explication de leur forme par les ressources alimentaires de chaque île. Grâce à cette extraordinaire situation d’observation, Darwin a pu valider sa théorie et l’appliquer à l’ensemble du vivant.

Ainsi Darwin et Bégout soulèvent deux aspects différents de l’endémisme. D’un côté l’isolement permet la production d’entités qui échappent aux normes du monde extérieur, de l’autre, l’isolé nous dit quelque chose de valable sur le reste du monde, par le fait même qu’il s’en soustrait.

C’est dans la tension entre ces deux axes que s’ancre le projet curatorial, en appliquant certaines de ces questions au biotope de l’art. L’autonomie de ce dernier est-elle conjointe ou inversement proportionnelle à sa faculté de décrire le monde ? En quoi se différencie-t-il d’autres faits ou objets culturels ?

« Le Principe Galápagos » régit de ce fait les modalités même de l’exposition, comportant des oeuvres d’art, mais aussi des énoncés, produits de consommation, moments et objets divers qui vérifieront ou non la validité du principe. Ces différentes matérialisations n’ont pas vocation à être appréhendées simultanément mais seront réparties sur tout l’été, pour des durées allant de quelques heures à quelques semaines.

Les apparitions du « Principe Galápagos » sont repérables dans le Palais de Tokyo par une identité graphique développée par le bureau genevois Schönborn Hernandez. Un archivage progressif est réalisé sous forme de documents mis à disposition du public sur le présentoir dédié à proximité de l’accueil ainsi que sur la page web du projet. Les apparitions à venir sont annoncées au fur et à mesure sur les deux supports.


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