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Paris

MAËLLE GALERIE

Exhibition Detail
SIMPLEMENT GOMMER (SIMPLY ERASING)
Village Suisse - 78 Avenue de Suffren
Face au 14 rue Alasseur
75015 Paris
France


May 11th, 2013 - June 15th, 2013
Opening: 
May 10th, 2013 6:00 PM - 9:00 PM
 
, Audry Liseron-MonfilsAudry Liseron-Monfils
© Courtesy of the artist and MAËLLE GALERIE
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.maellegalerie.com
NEIGHBORHOOD:  
15th Arrondissement
EMAIL:  
contact@maellegalerie.com
PHONE:  
+ 33 (0)6 14 80 42 00
OPEN HOURS:  
wednesday - sunday 11.00 - 19.00
TAGS:  
works on paper
> DESCRIPTION

After studying art in Martinique and France, Liseron-Monfils has participated in 94 workshops in Arc / Mam City of Paris. Author of several performance through exhibitions in Europe, Guyana, the United States and the 9th Triennale in New Delhi, he is also the winner of the Villa Medicis Hors les Murs (New York and New Orleans).

The artist, a sensitive surface of inscription, is like an enlightener integrating the unexpected accident, the technical reliability and the fluidic doubt. His or her discovery of the world through the senses is made of a sketchy and discontinuous approach, a kind of “infinite foliation ” as Jean-Christophe Bailly described it in his book “Detached tiles”. The subject is made up of what he saw, observed, read, felt or understood. He then needs to put himself back if not on retirement, so as to consider all that is
possible.

For his fourth exhibition, Maelle Gallery presents the work on paper of Audry Liseron-Monfils. Simply erasing. That’s to say surveying the image as one surveys a ground. Survey what is already under the filter of the technical representation (the photography) of an idea stemming from observed reality. In front of the fact of a situation or an image- since it arises from passages, observations and intuition- the aim is to emphasize the constitutive phenomenon of that very image: those tiny united or rather unified particles which give us the illusion of a common thing, of a recognizable thing.

In front of the fact of an image, one’s eye and thought cannot be satisfied with only representation. The decision consists in discovering, in abstracting “the pretended cover”, that is to say to proceed with a gesture of retreat, others would say of erosion, from what the surface retains or holds. Thus altering what soothes the look, what we recognize. Then the main gesture is to erase, simply erase.

So what is to erase an image drawn with black lead on a surface of “reliance”? Deliberately erasing a surface, a support is the same as provoking an erosion, a wear. But what prevails before is the idea of discarding the constitutive particles of an image to favour the advent of another image.

Which enhances the action of erasing as much as the graphic shapes resulting from it. Drawing thus becomes a performative way of approaching what is at stake in a visual information. Being present in front of the image then in it through analysis and possible orientations brought by the image itself. Sometimes, the action made on that image is determined by its symbolic and/or historical significance… Erasing and keeping the gesture is a way of giving importance to the created empty space, “that empty space which links” to paraphrase Edmond Jabes.

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Après des études d’art en Martinique, puis en France métropolitaine, Audry Liseron-Monfils a participé aux Ateliers 94 à l’Arc Mam Ville de Paris. Auteur de plusieurs performances dans le cadre d’expositions présentées en Europe, en Guyane, aux États-Unis et à la 9e Triennale de New Delhi, il est aussi lauréat de la Villa Médicis Hors les Murs (New York et Nouvelle-Orléans).

L’artiste, surface d’inscription sensible, s’apparente à un produit révélateur, intégrant l’inattendu accident, la sureté technique et le doute fluidique. Sa découverte du monde par les sens se compose d’une approche fragmentaire et discontinue, une sorte de « feuilletage infini » comme Jean-Christophe Bailly l’a décrit dans son livre « Tuiles détachées ». Le sujet se constitue de ce qu’il a vu, observé, lu, senti, compris. Il a alors besoin de se mettre en retrait voire en retraite, afin d’envisager tous les possibles.La clé de voûte de sa démarche est le dispositif : réseau d’éléments très cohérents, qui véhiculent un discours conceptuel - s’incarnant plastiquement - et dans lequel le «je» articule des formes-sens en fonction d’un «tu».

Pour sa quatrième exposition, la Maëlle Galerie présente l’oeuvre sur papier d’Audry Liseron-Monfils. Simplement Gommer, c’est aller à la reconnaissance de l’image comme on va à celle d’un terrain. Aller à la reconnaissance de ce qui est déjà sous le filtre de la représentation technique (la photographie) d’une idée issue du réel observé. Devant le fait d’une situation ou de l’image – puisqu’elle est née de passages, d’observations, et d’intuitions - il s’agit de faire valoir le phénomène constitutif de cette même image: ces infimes particules unies ou plutôt unifiées qui nous donne l’illusion d’une chose commune, d’une chose reconnaissable.

Devant le fait de l’image l’oeil et la pensée ne peut se satisfaire de la seule représentation. La décision consiste à découvrir, à abstraire « la prétendue couverture », c’est à dire à procéder par un geste de retrait, d’autres diront d’érosion, de ce que la surface retient ou fixe. Altérer ainsi ce qui apaise le regard, ce que l’on reconnaît. Alors le geste principal entreprits est celui de gommer, simplement gommer.

Qu’est-ce donc que gommer une image dessinée à la mine de plomb sur une surface de « reliance »  ?
Gommer délibérément une surface, un support, revient à provoquer une érosion, une usure. Mais on retient avant, en amont l’idée d’écarter les particules constitutives d’une image pour favoriser l’avènement d’une autre image. Valorisant l’acte de gommer autant que les formes graphiques qui en résultent.

Dessiner en devient une manière performative pour approcher ce qui se joue dans une information visuelle. Être présent devant puis dans l’image par l’analyse et par les orientations possibles apportées par cette même image. Quelques fois l’action effectuée sur cette image est déterminée par sa portée symbolique et/ou historique... Gommer et conserver le geste est une manière d’accorder une importance au vide créé, « ce vide qui fait lien » pour paraphraser Edmond Jabes.


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