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Paris

Campoli Presti-Paris

Exhibition Detail
Phobic/White Trash
6 RUE DE BRAQUE
75003 Paris
France


April 25th, 2013 - May 11th, 2013
Opening: 
April 25th, 2013 6:00 PM - 9:00 PM
 
,
© Courtesy of Campoli Presti-Paris
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.campolipresti.com
NEIGHBORHOOD:  
10th Arrondissement
EMAIL:  
info@campolipresti.com
PHONE:  
+33 1 40 29 08 92
OPEN HOURS:  
Tuesday to Saturday 11 am - 1 pm / 2 pm - 7 pm
TAGS:  
installation
> DESCRIPTION

On the occasion of the exhibition of Tony Oursler and Mike Kelley’s installation The Poetics Project (1977-1997) at the Centre Pompidou, JGM. Galerie is pleased to present Tony Oursler’s installation Phobic/White Trash (1992), which had never yet been shown in France. The exhibition will be presented at Campoli Presti gallery.

Tony Oursler and Mike Kelley collaborated throughout the years, since they formed the legendary protopunk music/performance group the Poetics at California Institute of the Arts in 1976. Importantly, Oursler invited Kelley to participate in his early 1990s dummy series, which resulted in Phobic/White Trash. Recorded in NY and LA in 1992, the starkly dramatic installation juxtaposes two opposing figures who interact as much as they interrupt one another, poised and intersecting the room diagonally, droning ever on. A comment on the sprawling, chaotic, intoxicated and escapist landscape of suburban America, the two scripts take distinctly different approaches to this zone. Kelley strings together a series of tales, each resolving in a claustrophobic anxiety-drenched dilemma. His performance causes the viewer to empathize with the conditions of the Phobic through direct address. Oursler takes the point of view of a fusing domestic setting with media tableaus, putting the viewer in the position of a floating camera.

From an interview in that year with Elizabeth Janus, Oursler states, “I was thinking a lot about how movie time? media time, the camera, the narratives? has really punctured our world, how it is the fourth-dimensional space of our time. I tried to make figures that could exist in between the interior and exterior worlds, literally, like seers that we can’t see and can’t see us. You can begin to see this in Phobic and White Trash.” Oursler continued, “These works are a bridge between two subsets of dummy projects: the “movie” series and the series based on psychological states. These two subsets intersected in a sea of blood, so to speak; or, more simply put, in my ongoing interest in violence. I’m questioning the impulse to reenact extremely elaborate violent trauma? a violence that takes on ritual dimensions? and whether this is somehow a positive service that the media performs for the public or whether we are involved in some kind of sick cycle. Anyway, death and the fear of death seem to be great motivators.”

Phobic/White Trash has been shown at Centre d’art contemporain Geneve (1993), Kunstwerke Berlin, and Andrea Rosen, New York. It will be shown for the first time in France at Campoli Presti, which invites JGM. Galerie for the occasion.


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A l’occasion de l’exposition au Centre Pompidou de l’installation The Poetics Project (1977-1997) réalisée par Tony Oursler et Mike Kelley, la JGM. Galerie est heureuse de présenter une installation inédite en France de Tony Oursler intitulée Phobic/White Trash (1992). La galerie Campoli Presti s’associe à cet évènement en invitant la JGM. Galerie.

Tony Oursler et Mike Kelley ont collaboré à de nombreuses reprises durant leurs carrières depuis la formation du mythique groupe protopunk the Poetics au California Institute of the Arts en 1976. Oursler invita notamment Kelley à participer à sa série des Dummies, au début des années 1990, dont Phobic/White Trash est issue. Créée à New York et Los Angeles en 1992, cette installation théâtrale juxtapose les propos de deux personnages installés aux deux extrémités d’une pièce, qui interagissent et s’interrompent dans un babillage permanent. Les deux bandes sonores sont des commentaires sur le paysage tentaculaire, chaotique, pollué et quasi-fictif que représentent les zones périurbaines américaines. Kelley raconte une série de fables qui se concluent toutes sur un dilemme claustrophobe baigné d’angoisse, qui amène le spectateur, auquel il s’adresse directement, à s’identifier à une personne en situation de phobie. Oursler adopte le point de vue d’un paysage domestique en détérioration et met le spectateur dans la posture d’une caméra flottant dans l’espace.

Dans une interview d’Elizabeth Janus publiée cette année-là, Oursler dit : “je pense beaucoup à la façon dont les récits, le temps médiatique, la caméra, les films, ont réellement modifié le monde, au fait qu’ils sont devenus la quatrième dimension de notre espace. J’ai tenté de créer des personnages qui pourraient exister dans les mondes intérieur et extérieur, littéralement, tels des voyants que l’on ne voit pas et qui ne peuvent pas nous voir. C’est quelque chose qui transparaît dans Phobic et White Trash.” Avant d’ajouter : “ces œuvres sont un pont entre deux sous-ensembles de mon projet des mannequins: la série des “films” et la série basée sur les états psychologiques. Ces deux sous-ensembles s’entrecroisent dans une mare de sang, si j’ose dire; ou, pour être plus clair, dans mon intérêt permanent pour la violence. J’interroge l’impulsion pour reconstituer un traumatisme de violence extrêmement élaboré, une violence qui prend de dimension rituelle, et pour savoir s’il s’agit d’une façon ou d’une autre d’un service positif que les médias rendent au public, ou si nous sommes tous engagés dans une espèce de cycle malsain. Quoi qu’il arrive, la mort et la peur de la mort semblent être de grandes sources de motivations.”

Phobic/White Trash a été exposée au Centre d’art contemporain de Genève (1993), au Kunstwerke de Berlin, et à la galerie Andrea Rosen à New York. Elle sera présentée pour la première fois en France à la galerie Campoli Presti qui invite pour l’occasion la JGM. Galerie.


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