Chicago | Los Angeles | Miami | New York | San Francisco | Santa Fe
Amsterdam | Berlin | Brussels | London | Paris | São Paulo | Toronto | China | India | Worldwide
 
Paris

Galerie Jean-François Cazeau

Exhibition Detail
Œuvres 1947 - 1975

8, rue Sainte-Anastase
75003 Paris
France


April 26th, 2013 - July 20th, 2013
Opening: 
April 25th, 2013 5:00 PM - 8:00 PM
 
, Afro BasaldellaAfro Basaldella
© Courtesy of the artist and Galerie Jean-François Cazeau
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galeriejfcazeau.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
jfc@galeriejfcazeau.com
PHONE:  
33 (0)1 48 04 06 92
TAGS:  
works on paper
> DESCRIPTION

La Galerie Jean-François Cazeau a le plaisir de vous annoncer sa prochaine exposition consacrée à l’un des artistes abstraits italiens les plus importants du XXe siècle, Afro Basaldella, dit AFRO (1912 - 1976), qui se tiendra du 26 avril au 20 juillet 2013.

 

L’exposition, qui rassemblera près de 40 œuvres sur papier et sur toile exécutées entre 1947 et 1975, reflètera les étapes essentielles de la carrière de l’artiste et révélera la glorification joyeuse de la lumière et de la vie caractéristique de son travail - selon la définition qu’en avait donnée James J. Sweeney, ancien directeur du Musée Guggenheim de New York dans les années cinquante, et fervent défenseur de l’artiste. 

Né le 4 mars 1912 à Udine, près de Venise, Afro Basaldella participe tout jeune aux activités de sa famille tournée vers l’art - son père et son oncle sont des décorateurs estimés et ses frères Mirko et Dino deviendront des sculpteurs célèbres. Il étudie à Florence, Venise et Rome, et obtient son diplôme en 1931. Il expose à 20 ans ses premières toiles à la Galerie il Milione de Milan.

En 1937, Afro fait un séjour à Paris et a la révélation du cubisme. L’influence de Pablo Picasso et de Georges Braque déterminera son évolution vers l’abstraction. Il s’installe à Rome en 1938 et adhère en 47 au Fronte Nuovo delle Arti.

Un tournant décisif intervient dans sa carrière lorsqu’il prend part en 1949 à l’exposition XX Century Italian Art au prestigieux Museum of Modern Art de New York, et qu’il effectue son premier séjour américain en 1950 à la demande de la galeriste Catherine Viviano qui l’exposera régulièrement jusqu’en 1968 :
Afro est en effet profondément marqué par la découverte d’Arshile Gorky et de l’Action Painting de Franz Kline, Cy Twombly et Willem de Kooning – nouant des relations d’amitié fortes avec ces derniers.

A une méditation sur le cubisme et la métaphysique de De Chirico succède alors une interprétation plus diluée de l’espace, qui n’est autre que l’épaisseur de la mémoire (Afro). La stricte géométrie et les contours distincts laissent place à des lignes calligraphiques et à des fonds colorés plus diffus. Privée de forme reconnaissable, l’image se dématérialise peu à peu. Les couleurs deviennent plus intenses, et le chaos né des coups de pinceau vibrants et des lignes entremêlées crée un nouvel espace émotif - une peinture qui tend à évoquer des sentiments et à créer des objets psychiques à l’usage de l’esprit (Ragghianti), où la couleur, « vénitienne »
par intime vocation, tient plus du ton que du timbre, et s’étend, fluide, sur la surface de la toile. 

En 1952, Afro adhère au Gruppo degli Otto (groupe des Huit), avec Birolli, Corpora, Moreni, Morlotti, Santomaso, Turcato et Vedova. Soutenus par le critique Lionello Venturi, les Huit exposent à la Biennale de Venise. Tout comme le groupe Origine fondé par Alberto Burri à la même époque, sont considérées comme essentielles la pureté, la liberté et la spontanéité des moyens d’expression. 

Afro se forge une renommée internationale, travaillant avec succès avec les galeries, les institutions et les universités - en 1955 il participe à l’exposition The New Decade organisée par le Museum of Modern Art de New York et se voit décerné en 1956 le prix du meilleur peintre italien à la Biennale de Venise. 

En 1958, il est invité à participer avec Pablo Picasso, Hans Arp, Alexander Calder et Joan Miro, à la décoration murale de l’Unesco à Paris. Il exécute son chef-d’œuvre Le jardin de l’espoir, immense toile de 2,80 mètres de hauteur sur 7 mètres de longueur, dont les formes et les couleurs s’étendent sur une ample ligne horizontale. Dans Le jardin de l’espoir, vaste étendue de couleur presque monochrome, les couleurs transparentes, de terre et de lumières mêlées, représentent une victoire définitive sur la structure
« construite » de la toile et montrent la nouvelle voie empruntée par la peinture de Afro, dans cette œuvre qui plane déjà très haut sur l’horizon artistique italien
(Bruno Mantura).

En 1969, une importante exposition rétrospective de plus de deux cents œuvres lui est consacrée à la Kunsthalle de Darmstadt. Cette exposition est ensuite présentée à la Galerie Nationale de Berlin et au Palazzo dei Diamanti à Ferrara. Frappé d’une grave maladie en 1971, Afro se tourne davantage vers la gravure et la tapisserie. Il s’installe à Zurich en 1973 où il meurt trois plus tard. 

En 1978, la Gallery of Contemporary Art de Rome lui consacre une grande exposition monographique, reconnaissant ainsi en lui l’un des plus importants artistes italiens d’après-guerre. 

En 2012, le Musée Guggenheim de New York rend hommage à son ancien directeur, James J. Sweeney, lors de l’exposition Art of Another Kind : International Abstraction and The Guggenheim, 1949-1960. Auteur d’une monographie sur Afro en 1961, Sweeney avait su voir en lui l’un de ces tastebreakers qui redéfinirent après-guerre les frontières artistiques, aux côtés des plus illustres artistes Expressionnistes Abstraits américains.


Copyright © 2006-2013 by ArtSlant, Inc. All images and content remain the © of their rightful owners.