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Paris

Galerie Alberta Pane

Exhibition Detail
LE REGARD DE CHACUN III
64 RUE NOTRE-DAME DE NAZARETH
75003 Paris
France


March 15th, 2013 - March 30th, 2013
Opening: 
March 21st, 2013 6:00 PM - 8:00 PM
 
POD, 2012, Rétraction d\'une toile Technique mixte dans toile, Bruno KladarBruno Kladar,
POD, 2012, Rétraction d'une toile Technique mixte dans toile,
2012, Rétraction d'une toile Technique mixte dans toile
© Courtesy of the artist and Galerie Alberta Pane
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galeriealbertapane.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
info@galeriealbertapane.com
PHONE:  
+33 1 43 06 58 72
OPEN HOURS:  
Tuesday - Saturday, 11 AM - 7 PM
> DESCRIPTION

La galerie Alberta Pane s’est entendue avec Bruno Kladar afin d’ouvrir ses portes pendant 24 heures pour un vernissage qui se présentera sous la forme d’un happening : Le regard de Chacun.

Les seules fois où Bruno Kladar participa à cet happening se situaient dans des lieux éphémères à Paris, la première fois en 1998, puis en 2001.

Le procédé est de réaliser préalablement une oeuvre de 300 x 400 cm à partir de récupération d’affiches en circulation (parfois à quatre mains avec un artiste de rencontre), puis de la présenter, le soir du vernissage, avec le souhait secret qu’elle « s’ouvrira » (au sens propre) en pièces, débouchant ainsi sur un autre espace, un autre fait, commun cette fois-ci, aléas des regardeurs invités. Un prix démocratique est alors fixé au cm2.

Comment se positionner devant cette -catastrophe ?- qui viendrait (comme la possibilité de ne jamais venir) ? Comment regarderait-on ? Pourrait-on encore parler d’artistes ? et qui seraient les artistes ? et les regardeurs ? Ne verrait-on pas mieux le monde par les yeux des autres ?
Ci-dessous, un texte de Philippe Madec sur ce moment (extrait d’une monographie, KLADAR Le moment où cède ce qui resterait de certain, Ed. Sujet/Objet, Paris 2004)

« Kladar à quatre mains
jamais les mêmes
selon ses passagères amitiés esthétiques,
repeint tout en puissance
le souvenir de Hains pour le sacrifier
ce vaste rectangle horizontal de quatre
mètres par trois
du collage épais et déchiré d’affiches
publicitaires superposées récupérées.

Le jour dit, la pièce est accrochée seule.

Elle appelle ; de bouche en oreille
les « gens » viennent arrivent pénètrent
en silence ; ils la regardent ; une étrange
intensité emplit dès lors le lieu ; rien
n’est dit, tout semble connu de l’événement
en cours ; quelque chose se passe.

L’un ou l’une d’entre eux en vient
à s’avancer irrésistiblement, désigne
un endroit précis de la pièce et y prétend.

Du doigt tendu
il attente à l’oeuvre par une catastrophe
plus violente que les tirs à la carabine
de Niki de Saint-Phalle.


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