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Paris

Galerie Patricia Dorfmann

Exhibition Detail
50 dessins pour une peinture. Je poignarde l'erreur et meurt la vérité
Curated by: Damien Deroubaix
61, rue de la Verrerie
75004 Paris
France


March 23rd, 2013 - May 4th, 2013
Opening: 
March 23rd, 2013 2:00 PM - 9:00 PM
 
, Eric CorneEric Corne
© Courtesy of the artist and Galerie Patricia Dorfmann
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.patriciadorfmann.com
NEIGHBORHOOD:  
4th Arrondissement
EMAIL:  
patricia@patriciadorfmann.com
PHONE:  
+33 (0)1.42.77.55.41
OPEN HOURS:  
Wednesday - Saturday / 14h - 19h
> DESCRIPTION

La Galerie Patricia Dorfmann a le plaisir de présenter la troisième exposition personnelle d’Eric Corne.

Lorsque Eric Corne parle de sa peinture, c’est d’abord des questions qu’il formule : «comment entre-t-on dans un tableau ? », « comment créer un espace, avant tout fictionnel ? », « comment peindre le corps et faire résonner le rose de la peau ? ». Ces questions, loin d’être naïves, sont essentielles. Elles sont même les seules qui se posent, à chaque fois qu’il y a peinture. Cette situation originelle, qui est pour lui théâtrale, Corne la rejoue de toile en toile, comme une scène primitive inlassablement répétée, charriant avec elle une longue histoire de peinture — celle du peintre et son modèle, du masculin et du féminin, du pigment et de la jouissance.

La Galerie Patricia Dorfmann a le plaisir de présenter la troisième exposition personnelle d’Eric Corne. Lorsque Eric Corne parle de sa peinture, c’est d’abord des questions qu’il formule : «comment entre-t-on dans un tableau ? », « comment créer un espace, avant tout fictionnel ? », « comment peindre le corps et faire résonner le rose de la peau ? ». Ces questions, loin d’être naïves, sont essentielles. Elles sont même les seules qui se posent, à chaque fois qu’il y a peinture. Cette situation originelle, qui est pour lui théâtrale, Corne la rejoue de toile en toile, comme une scène primi tive inlassablement répétée, charriant avec elle une longue histoire de peinture — celle du peintre et son modèle, du masculin et du féminin, du pigment et de la jouissance.

Eric Corne se lance dans la toile, commence par un motif, s’y accroche, et compose : chaque toile est alors « un voyage dans la peinture », un voyage dans l’histoire de l’art — citons, en vrac et sans
chronologie, comme les images se télescopent dans la tête : Philip Guston, Piero della Francesca,
Klossowski, Munch, Picasso ou encore les Brésiliens Portinari et Guignard. Il s’agit aussi d’un voyage à l’intérieur de la toile elle-même, construite par paliers, suscitant une plongée du regard : « je cherche toujours à aller plus profondément dans la peinture, à creuser l’espace par des lignes de fuite, en l’ouvrant sur d’autres espaces, sur le ciel, les nuages, au-delà des murs », explique l’artiste créateur de nouveaux horizons, derrière les fenêtres et de l’autre côté des miroirs. Dans ces vanités d’un nouveau genre, crânes, horloges, clowns rieurs, ruines modernistes et chiens philosophes sont là pour nous rappeler que l’existence est brève ; mais leur présence est sans cesse contrebalancée par des mythes intemporels, tels OEdipe et le Sphinx ou Narcisse et Echo qui rejouent éternellement leur rôle au bord d’un étang aux eaux envoûtantes, entouré de forêts. Eric Corne, qui conçoit la peinture comme une histoire d’amour qui ne finira jamais, y engage son corps et ses affects : sans calcul, il part à la recherche de l’incarnation, encore et encore.

« Je poignarde l'erreur et meurt la vérité » Jean-Noël Cuenod in Cantique des quantiques II.


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