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Paris

Galerie Suzanne Tarasiève - Rue Pastourelle

Exhibition Detail
mars
7 rue pastourelle
75003 Paris
France


March 9th, 2013 - May 11th, 2013
Opening: 
March 9th, 2013 6:00 PM - 9:00 PM
 
Sans titre / Untitled, Pierre SchwerzmannPierre Schwerzmann, Sans titre / Untitled,
2012, Acrylique sur toile / Acrylic on canvas, 180 cm x 150 cm
© Courtesy of the artist and Galerie Suzanne Tarasiève - Rue Pastourelle / Crédit photographique / Photo credit: Gérald Friedli
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.suzanne-tarasieve.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
info@suzanne-tarasieve.com
PHONE:  
+33 (0)1 42 71 76 54
OPEN HOURS:  
Tuesday to Saturday 11am - 7pm
> DESCRIPTION

Après l'avoir déjà présenté en 2011 lors de lʼexposition collective qui inaugurait le nouvel espace rue Pastourelle, Suzanne Tarasieve a le plaisir d'annoncer la première exposition personnelle de Pierre Schwerzmann à la Galerie constituée d'un ensemble d'oeuvres abstraites.

… D'un bout à l'autre du temps passé devant les travaux de Pierre Schwerzmann [...] se développe un processus allant, pour ainsi dire, de l'effet à l'affect, où la vue se transforme progressivement en attention, avec les implications ou, plutôt, les complications que celle-ci engendre, et qui sont de trois ordres : visuel ou optique, physique ou corporel, psychologique ou affectif.

A première vue donc, l'oeil est attiré par les vibrations du puits de lumière au centre du tableau. Ces vibrations ont pour conséquence immédiate d'empêcher la pose du regard et d'inciter cette fois le corps entier à se mettre en mouvement afin d'accomplir un réglage. Il ne s'agit pas d'une mise à distance opérée par l'image [...] mais d'un effet repoussoir qui déstabilise. L'adaptation du corps-objectif pour saisir l'image et la fixer s'avère une tentative vaine et l'instabilité se mue en irritation qui va s'amplifiant. Finit-on par ne plus rien y voir ? Le tableau n'aurait-il, au bout du compte, à nous offrir qu'un vide splendide ?

L'irritation, voulue chez Schwerzmann, apparaît déjà dans ses travaux antérieurs. Mais elle atteint dans cette nouvelle série de travaux une radicalité qui dépasse le phénomène purement optique pour s'insinuer dans le corps puis dans l'émotion, prise ici au sens étymologique de mouvoir, déplacer, donc, réagir. Ces réactions se présentent, dans cette situation relationnelle spécifique, comme autant de mécanismes de défense face à une image qui défie. Il y aurait comme une non-concordance du sujet percevant avec l'objet perçu, à la fois temporaire et spatiale - ou locale - qui prendrait non plus la forme d'un vide, mais d'une absence.

"Je sais que c'est fini quand je ne vois plus rien", dit Schwerzmann.

Stéphanie Bédat
Extraits de PEINTURE, ATTENTION, 2001

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After a first showing of his work in the inaugural exhibition at her new space in Rue Pastourelle in 2011, Suzanne Tarasieve is delighted to present the first solo exhibition by Pierre Schwerzmann, featuring an ensemble of abstract paintings.

… In the course of the time spent looking at these works by Pierre Schwerzmann [...] a process develops that goes, so to speak, from effect to affect, wherein seeing is gradually transformed into attention, with the implications or, rather, complications that this engenders, these being of three kinds: visual or optical, physical or corporeal, and psychological or affective.

At first glance, then, the eye is attracted by the vibrations of the light well at the centre of the painting. The immediate effect of these vibrations is to prevent the gaze from settling and to incite the body itself to start moving in order to adjust. It is not a matter of the image as something that creates a distance [...] but of a destabilising, repelling effect. The body/objectiveʼs attempt to adapt and grasp the image and thus fix it proves vain, and instability turns into a growing feeling of irritation. Do we end up seeing nothing at all? After all is said and done, does the picture have nothing more to offer than a splendid void?

This willed irritation is already present in Schwerzmannʼs earlier works, but in this new series its radicalism goes beyond purely optical phenomena to insinuate itself into the body and then into the emotions – understood here in the etymological sense as that which moves out and agitates, and therefore makes us react. In this specific relational situation, these are like so many defence mechanisms before a moving image. It is as if there is a non-concordance between the perceiving subject and the perceived object, both temporally and spatially (or locally), taking the form not of an emptiness, but of an absence.  “I know that itʼs finished when I canʼt see any moreʼ says Schwerzmann.”

Stéphanie Bédat
from PEINTURE, ATTENTION, 2001


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