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Paris

Art:Concept

Exhibition Detail
Solo Show
13 rue des Arquebusiers
75003 Paris
France


February 23rd, 2013 - April 6th, 2013
Opening: 
February 23rd, 2013 6:00 PM - 9:00 PM
 
Untitled, Jacob KassayJacob Kassay, Untitled,
2011, lin apprêté sur châssis primed linen on shaped stretcher , 63,5 x 43,18 cm (25 x 17 in)
© Courtesy of the artist and Art:Concept
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galerieartconcept.com/2012
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
olivier@galerieartconcept.com
PHONE:  
+33 1 53 60 90 30
OPEN HOURS:  
Tues-Sat 11-7
TAGS:  
abstract
> DESCRIPTION

Jacob Kassay
may 8th - June 5th 2010
Opening saturday May 8th, from 6 to 9 pm
concert : rhys chatham

Art : Concept has the pleasure to announce the first personal exhibition of artist Jacob Kassay.

His practice includes painting, works on paper, mixed media, film, installation and collaborative projects. However, on the occasion of the current show, this new York artist will present a series of abstract paintings with silver metallic surfaces.

Jacob Kassay’s pieces play, both literally and figuratively, with notions of opacity, reflection and transfer. His monochromes are chemically produced by means of an industrial technique – electro-plated in silver. they give themselves off to the spectator thanks to the interactive perceptibility that operates when he places himself in front of them to perceive his own faint reflection.

The smooth and shiny surface of these paintings is somehow temporarily altered by the spectator’s passage. Far from being a loss, this alteration is to be understood in the sense of “musical inflection”, a shifting of the light level and source that influences the work much in the same way as a sharp or a flat could modify the pitch of a musical note. The juxtaposition of an ensemble of paintings is as important as the light-reflection and opaque denseness of the reflected environment. Any variation of the perception of the painterly surface is to be considered as inherent to this artistic project. on this account, the artist carefully keeps control of their reproductions and makes sure that published images do not convey the image of simple homogeneous and silver monochrome-paintings. He refuses front-views of any single pieces.

Kassay’s paintings create a space-continuum in which the blurred and opaque reflections convey illusions of depth. Beyond the impact created by the light that alters any painting’s surface, we find that the importance granted to the space between the spectator and the inherent flatness of the canvas turns into a rebounding reference to the immaterial and conceptual sides of painting. Could this be the calling forth of immateriality as previously evoked by Yves Klein’s iKB* monochrome-paintings ? is the artist trying to inscribe his work in the historical tradition that consists in conceiving a painting as a window to be opened on the world and its possible representation? or is he rather making references to the use of mirrors in arte povera and minimal art (Smithson, pistoletto and morris) ?

Kassay deliberately cultivates opacity of reflection. The paradoxical effect of these painterly-objects is all based on the impossibility of operating a trans-historical synthesis and implicitly evokes the modernist and maybe absurd desire to put an end to classicism by producing monochromes. The artist has reached painting through photography. Expressions such as : « duration », « instantaneousness of light exposure », « image-production », « perpetual development »or « depth of focal fields » are terms that can be used to interpret his work, and they all come from the world of photography.

Recalling the archaic photographic techniques of the end of the 19th century, the technical process used for the production of these silver images seems to involve a certain amount of nostalgia. Even though these painting are produced in an industrial way, Kassay has somehow managed to divert the primary function of photography, but because each painting offers a different formal result, the process is no longer centered on reproduction.

By handing his artistic gesture over to an industrial process, creating a distance between his work and the nostalgia that was seemingly implied by the use of an obsolete technique, even the mock-expressionistic texture of the canvas’s surface is evacuated. the artist merely operates a transfer from one medium to the other.

The exhibition is built around multiple considerations on illusions created by serial production and the impossibility to operate exact reproductions; defining the loss involved both in the transfer-processes and in any interpretative attempt. As an extension of such visual proposals, a performance and collaborative project between Jacob Kassay and rhys chatham will be part of the exhibition.

Caroline Soyez-Petithomme
translated by Frieda Schumann


*International Klein Blue : formula invented by Yves Klein to define the ultramarine luminous shade of blue used in his monochromes.


Jacob Kassay
8 mai - 5 juin 2010
Vernissage le samedi 8 mai de 18h à 21h
concert : rhys chatham

Art: concept a le plaisir d’annoncer la première exposition personnelle de l’artiste Jacob Kassay.

Jacob Kassay est un artiste pluri-disciplinaire, sa pratique comprend aussi bien des peintures, des œuvres sur papiers, des vidéos que des collaborations avec d’autres artistes et musiciens.

Pour la présente exposition, ce jeune artiste new-yorkais présentera une nouvelle série de peintures abstraites aux surfaces métalliques argentées.

Les œuvres de Jacob Kassay jouent au sens propre comme au figuré sur l’opacité, le reflet et le transfert. Ses monochromes argentés, réalisés par un procédé industriel et chimique d’électro-galvanisation, s’offrent directement au visiteur par l’expérience sensible, notamment par l’interaction qui s’opère lorsque le spectateur se place dans le champ de la toile, comme devant un miroir.

La surface unie et réfléchissante des peintures est d’une certaine façon temporairement modifiée par le passage du visiteur. cette altération est à prendre au sens musical du terme, il ne s’agit pas d’une dégradation, mais bien d’une modification de la hauteur et de la source de la lumière, comme un dièse ou un bémol modifie la hauteur d’une note sur une partition. La juxtaposition de l’ensemble des peintures est aussi importante que les reflets de la lumière ou le rendu opaque de l’environnement se réfléchissant à la surface du tableau. Les variations de la surface picturale sont des composantes inhérentes de l’expérience de ces œuvres. À ce titre, l’artiste contrôle soigneusement leur reproduction, afin de ne pas diffuser des images qui transformaient ces œuvres en de simples tableaux à la surface plate et argentée. il refuse donc toute prise de vue frontale et cadrée sur une seule peinture.

Les peintures de Kassay créent un espace, les reflets opaques et flous donnant l’illusion de la profondeur. Au-delà de l’impact de la lumière qui modifie la perception de n’importe quelle peinture, c’est davantage l’importance donnée à l’espace entre le spectateur et la planéité de la toile qui devient une mise en abîme de la part immatérielle et conceptuelle de la peinture.

S’agit-il d’une évocation de l’immatérialité telle qu’Yves Klein l’a révélée avec ses monochromes bleus iKB* ? l’artiste cherche-t-il à s’inscrire dans l’alignement de la tradition historique qui consiste à concevoir le tableau comme une fenêtre sur le monde et sa possible représentation? Serait-ce plutôt une référence à l’usage des miroirs dans les œuvres de l’arte povera ou de l’art minimal (Smithson, pistoletto ou morris) ?

Kassay cultive délibérément l’opacité du reflet. L’effet paradoxal de ces objets-peintures joue sur l’impossibilité de cette synthèse trans-historique et convoque en filigrane la volonté moderniste, peut-être absurde, de vouloir radicalement rompre avec la peinture classique par le biais du monochrome.

l’artiste est cependant venu à la peinture par le biais de la photographie. la durée, l’instantané
lié à la diffusion de la lumière, la fabrication d’une image en perpétuelle révélation et la profondeur de champ sont autant de termes qui permettent de mieux saisir son œuvre et qui sont empruntés au vocabulaire de la photographie.

le procédé technique de ces images argentées participe d’une forme de nostalgie, évoquant les techniques photographiques archaïques de la fin du 19ème siècle. Bien que ces peintures soient réalisées industriellement, Kassay a détourné la fonction première de la photographie.

Chaque peinture offre un résultat formel différent, il ne s’agit plus donc plus de reproduire. il a également délégué son geste à l’industrie. Une distance critique s’établit ainsi par rapport à
la nostalgie d’une technique devenue obsolète et aux interprétations de ces surfaces faussement expressionnistes. l’artiste opère donc par le transfert d’un médium à l’autre.


L’exposition articule de multiples réflexions sur l’illusion de la sérialité et l’impossible répétition, sur la perte liée au transfert comme à l’interprétation. Telle une extension de ces propositions visuelles, une collaboration entre rhys chatham, compositeur et musicien minimaliste expérimental, et Jacob Kassay, fera partie intégrante de l’exposition.

Caroline Soyez-Petithomme

* international Klein Blue: formule inventée par l’artiste pour nommer son bleu lumineux outremer


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