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Paris

Jeu de Paume

Exhibition Detail
Une exposition parlée (A Spoken Word Exhibition)
Curated by: Mathieu Copeland
1, place de la Concorde
75008 Paris
France


February 26th, 2013 - May 12th, 2013
Opening: 
February 26th, 2013 11:00 AM - 9:00 PM
 
,
© Courtesy of Jeu de Paume
> ARTISTS
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.jeudepaume.org/
NEIGHBORHOOD:  
8th Arrondissement
EMAIL:  
carolebrianchon@jeudepaume.org
PHONE:  
+33 (0)01 47 03 13 22
OPEN HOURS:  
Tuesday from 11am to 9 pm. Wednesday to Sunday from 11h to 7pm. Closed Mondays including holidays.
> DESCRIPTION

La première exposition conçue par Mathieu Copeland dans le cadre de la programmation Satellite du Jeu de Paume envisage l’exposition du mot et la diffusion d’une œuvre dans sa globalité par l’oral. Entre écriture et image mentale, lecture et écoute, celle-ci interroge l’unicité de la lecture et de la parole, la place du mot dans l’exposition, la question de l’exposition et du catalogue – ou plutôt de l’exposition du catalogue…

Le texte – lu – permet son interprétation, et en devient ainsi autant sa partition que sa mémoire. "Une exposition à être lue" génère des figures à être dites, l’abstraction du langage permettant à une forme d’être et, naturellement, une fois dite, de se dissoudre. Parallèlement à cette exposition par le livre est présentée une série de "rétrospectives parlées". Gustav Metzger, qui fait de la destruction et de l’impermanence des motifs de son œuvre, David Medalla, au travers de l’éphémère et de l’impromptu, et d’autres sont invités à enregistrer par leur voix une rétrospective idéale de leur œuvre, soit leurs vies. Un engagement dont le motif et la matérialité ne peuvent exister — survivre — que par l’exposition non documentaire d’une œuvre radicale et qui échappe autant que possible à la présentation de la rétrospective classique. Chaque rétrospective n’existe qu’au travers des mots dits par les artistes — par la mémoire de ceux qui ont créé —, générant ainsi l’image mentale d’une exposition du temps (temps d’une œuvre dont la disparition affirme son existence, temps d’une vie passée) dans l’esprit de ceux qui écoutent.

Avec Vito Acconci, Delphine Coindet, Yona Friedman, Gilles Furtwängler, Kenneth Goldsmith, Idris Kahn, Alison Knowles, Loreto Martinez Troncoso, David Medalla, Gustav Metzger, Aki Sasamoto, Benjamin Seror, Cally Spooner...


> Une exposition à être lue

L’exposition à être lue prend forme avec la publication distribuée dans l’exposition, qui rassemble des œuvres constituant autant sa partition que sa mémoire. Ici l’œuvre se compose de textes écrits par les artistes pour être lus à haute(s) voix. L’exposition devient une forme vivante, intellectuelle, autant que corporelle. L’utilisation orale du mot questionne la gestuelle de la parole et son inscription dans l’espace d’exposition. L’interprétation des œuvres écrites révèle autant l’architecture sensible de l’espace qu’une réalité abstraite et éphémère portée par la voix.

> Les rétrospectives parlées

La rétrospective parlée permet à l’artiste de présenter, au travers de sa voix et ses mots, l’ensemble de son œuvre. Générant une exposition mentale, les éléments présentés constituent une accumulation d’œuvres et d’histoires qui n’existent que par le mot parlé. Le commissaire Mathieu Copeland présente les rétrospectives parlées de Gustav Metzger, David Medalla et d’autres. Pour reprendre une phrase de Gustav Metzger, "L’art autodestructif finit avec rien, ici nous commençons avec rien." Une rétrospective parlée commence avec tout, ne produit rien.

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The first exhibition conceived by Mathieu Copeland as part of the Jeu de Paume’s Satellite program envisages the exhibition of the word and the diffusion of an entire work orally.
Combining writing and mental image, reading and listening, it questions the uniqueness of reading and speech, the place of the word in the exhibition, the question of the exhibition and the catalogue – or rather of the exhibition of the catalogue...

The – read – text makes possible its interpretation, thus becoming its score as well as its memory. “An exhibition to be read” generates figures to be said, the abstraction of language enabling a form to come into being and, naturally, once uttered, to dissolve. In parallel with this exhibition through the book a series of “spoken retrospectives” is presented. Gustav Metzger, who uses destruction and impermanence as motifs in his work, David Medalla, through the ephemeral and the impromptu, and others are invited to record with their voices an ideal retrospective of their work, or their lives. The motive and materiality of this undertaking can only exist – survive – through the non-documentary exhibition of a radical work, one that avoids as far as is possible the classic presentation of the retrospective. Each retrospective exists only through the words spoken by artists – through the memory of those who have created – thus generating the mental image of an exhibition of time (time of a work whose disappearance affirms its existence, time of a past life) in the minds of those who are listening.

With Vito Acconci, Delphine Coindet, Yona Friedman, Gilles Furtwängler, Kenneth Goldsmith, Idris Kahn, Alison Knowles, Loreto Martinez Troncoso, David Medalla, Gustav Metzger, Aki Sasamoto, Benjamin Seror, Cally Spooner...


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