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Paris

Jeu de Paume

Exhibition Detail
l’enjeu classique (The Question of Classicism)
1, place de la Concorde
75008 Paris
France


February 26th, 2013 - May 12th, 2013
Opening: 
February 26th, 2013 11:00 AM - 9:00 PM
 
Sans titre , Laure Albin GuillotLaure Albin Guillot, Sans titre , vers 1937
© Courtesy of Jeu de Paume
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.jeudepaume.org/
NEIGHBORHOOD:  
8th Arrondissement
EMAIL:  
carolebrianchon@jeudepaume.org
PHONE:  
+33 (0)01 47 03 13 22
OPEN HOURS:  
Tuesday from 11am to 9 pm. Wednesday to Sunday from 11h to 7pm. Closed Mondays including holidays.
TAGS:  
photography
> DESCRIPTION

Laure Albin Guillot, un ”nom sonore qui devait devenir fameux”, peut-on lire au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Le paysage photographique français de ce milieu de siècle est en effet singulièrement marqué par la signature et par l’aura de cette artiste qui, de son vivant, fut certainement la plus exposée et reconnue, non seulement pour son talent et sa virtuosité mais aussi pour son engagement professionnel. Organisée en quatre sections, l’exposition de Laure Albin Guillot permet de découvrir son art du portrait et du nu, son rôle actif dans le domaine de la publicité, son œuvre imprimée et enfin un ensemble conséquent de ses “micrographies décoratives”, stupéfiantes photographies de préparations microscopiques qui firent sa renommée en 1931.

L’exposition présentée par le Jeu de Paume réunit un ensemble conséquent de 200 épreuves et de livres originaux de Laure Albin Guillot (Paris, 1879–1962), ainsi que des magazines et documents d’époque issus de collections privées et publiques comme la Parisienne de Photographie, le Musée national d’Art moderne, la Bibliothèque nationale de France, le musée Nicéphore Niépce (Chalon-sur-Saône), le musée français de la Photographie (Bièvres), etc.
Une grande partie des tirages originaux et documents exposés proviennent des collections de l’agence Roger-Viollet qui fit l’acquisition du fonds d’atelier Laure Albin Guillot en 1964. Ce fonds, appartenant aujourd’hui à la Ville de Paris, a été récemment rendu accessible après un long travail d’inventaire. Composée de 52 000 négatifs et 20 000 épreuves, cette source a permis de questionner l’œuvre et la place que la photographe occupe réellement dans l’histoire.

Dans le paysage artistique français des années 1920 à 1940, où la modernité et la production d’avant-garde connaissent les faveurs de notre regard et de notre goût contemporains, la photographie de l’artiste pourrait sembler relever d’une tradition à contre–courant. C’est pourtant cette photographie, incarnant le classicisme et un certain ”style français”, qui fut largement célébrée à l’époque.
Si la photographie de Laure Albin Guillot est incontestablement l’une des plus en vogue dans l’entre-deux-guerres, sa personnalité reste aujourd’hui une énigme. Car, paradoxalement, peu d’études ont été consacrées à l’œuvre et à la carrière de cette artiste. Ses premières œuvres apparaissent dans les salons et les publications au début des années 1920, mais c’est essentiellement au cours des années 1930 et 1940 que Laure Albin Guillot, artiste, professionnelle et figure institutionnelle, occupe et domine la scène photographique. Photographe indépendante, elle se consacre à des genres variés comme le portrait, le nu, le paysage, la nature morte et, dans une moindre mesure, le reportage. Technicienne hors pair, elle élève la pratique jusqu’à un certain élitisme. Photographe de son temps, elle utilise les nouveaux modes de diffusion de l’image et fournit à la presse et à l’édition des illustrations et des créations publicitaires.

Elle est notamment l’une des premières en France à envisager l’application décorative de la photographie par ses recherches formelles avec l’infiniment petit. Avec la photomicrographie, qu’elle renomme “micrographie”, Laure Albin Guillot offre ainsi de nouvelles perspectives créatrices combinant science et arts plastiques.

Enfin, à la fois membre de la Société des artistes décorateurs, de la Société Française de Photographie, directrice des archives photographiques de la Direction générale des Beaux-Arts (ancêtre du ministère de la Culture) et premier conservateur de la Cinémathèque nationale, présidente de l’Union Féminine des Carrières Libérales, elle apparaît comme l’une des personnalités les plus actives et les plus conscientes des enjeux photographiques et culturels de son époque.

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Laure Albin Guillot (Paris, 1879–1962), a “resounding name that should become famous”, one could read just after World War II. Indeed, the French photographic scene in the middle of the century was particularly marked by the signature and aura of this artist, who during her lifetime was certainly the most exhibited and recognized, not only for her talent and virtuosity but also for her professional engagement.

Organised in four parts, the exhibition, “Laure Albin Guillot: The Question of Classicism” allows one to discover her art of portraiture and the nude, her active role in the advertising world, her printed work and, at last, a significant gathering of her “micrographies décoratives”, stupefying photographs of microscopic preparations that made her renown in 1931.

The exhibition presented at the Jeu de Paume gathers a significant collection of 200 original prints and books by Laure Albin Guillot, as well as magazines and documents of the period from public and private collections, such as the Parisienne de Photographie, the Musée National d’Art Moderne, the Bibliothèque Nationale de France, the Musée Nicéphore Niépce (Chalon-sur-Saône) and the Musée Français de la Photographie (Bièvres).

A large number of the original prints and documents on show come from the collections of the Agence Roger-Viollet, which acquired Laure Albin Guillot’s studio stock in 1964. This archive, which now belongs to the City of Paris, recently became accessible after a long inventory process. Made up of 52,000 negatives and 20,000 prints, this source has made it possible to question the œuvre and the place that the photographer really occupies in history.

The photographer’s work could appear as a counter-current to the French artistic scene of the 1920s to 40s, whose modernity and avant-garde production attract our attention and appeal to current tastes. It is however this photography, incarnating classicism and a certain “French style” that was widely celebrated at the time.

If Laure Albin Guillot’s photography was undeniably in vogue between the wars, her personality remains an enigma. Paradoxically, very little research has been carried out into the work and career of this artist. Her first works were seen in the salons and publications of the early 1920s, but it was essentially during the 1930s and 40s that Laure Albin Guillot, artist, professional and institutional figure, dominated the photographic arena. As an independent photographer, she practised several genres, including portraiture, the nude, landscape, still life and, to a lesser degree, documentary photography.

Technically unrivalled, she raised the practice to a certain elitism. A photographer of her epoch, she used the new means of distribution of the image to provide illustrations and advertising images for thepress and publishing industry.

She was notably one of the first in France to consider the decorative use of photography through her formal research into the infinitely tiny. With photomicrography, which she renamed “micrographie”, Laure Albin Guillot thus offfered new creative perspectives in the combination of art and science.
Finally, as member of the Société des artistes décorateurs, the Société Française de Photographie, director of photographic archives for the Direction générale des Beaux-Arts (forerunner of the Ministry of Culture) and first curator of the Cinémathèque nationale, president of the Union Féminine des Carrières Libérales, she emerges as one of the most active personalities and most aware of the photographic and cultural stakes of the period.


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