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Paris

Jeu de Paume

Exhibition Detail
Vies en transit (Lives in Transit)
1, place de la Concorde
75008 Paris
France


February 26th, 2013 - May 12th, 2013
Opening: 
February 26th, 2013 11:00 AM - 9:00 PM
 
The Encounter (La Rencontre) , Adrian PaciAdrian Paci, The Encounter (La Rencontre) ,
2011
© Courtesy of the artist and Jeu de Paume
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.jeudepaume.org/
NEIGHBORHOOD:  
8th Arrondissement
EMAIL:  
carolebrianchon@jeudepaume.org
PHONE:  
+33 (0)01 47 03 13 22
OPEN HOURS:  
Tuesday from 11am to 9 pm. Wednesday to Sunday from 11h to 7pm. Closed Mondays including holidays.
TAGS:  
sculpture, video-art, installation, photography
> DESCRIPTION

Le travail d’Adrian Paci (né en 1969 en Albanie) met en exergue l’un des paradoxes de l’intelligence humaine, qui consiste à rendre compte de la réalité à travers l’irréalité. Souvent inspiré par des sujets qui lui sont proches, par des histoires issues de sa vie quotidienne, Adrian Paci les fait glisser poétiquement vers une fiction, qui, à son tour, produit une ou plusieurs réalités plus larges. L’exposition présentée au Jeu de Paume rassemble des œuvres très diverses (vidéos, installations, peintures, photographies et sculptures) réalisées depuis 1997 et montre les nombreux chassés croisés qu’il opère entre ces différents modes d’expression et médiums.

Son travail se caractérise également par sa capacité à mettre en tension ce qui est conflictuel et ce qui est merveilleux. Avec un certain romantisme, il est conscient des enjeux qui existent entre la création artistique contemporaine et de possibles formes de résistance.

En 1997, Adrian Paci fuit les violentes émeutes en Albanie pour se réfugier, avec sa famille, en Italie. À son arrivée dans ce pays, il abandonne temporairement la peinture et la sculpture, pour adopter la vidéo, explorant ainsi de nouveaux langages et les moyens d’expression cinématographiques. Son expérience de l’exil, le choc de la séparation et l’adaptation à un nouveau lieu définissent le contexte de ses premières vidéos, à travers lesquelles il tente de retrouver les racines de son passé.

“Le fait d’être à la croisée des chemins, à la frontière de deux identités séparées, se retrouve dans toutes mes productions cinématographiques.”

A. P.

Progressivement, Adrian Paci se détache de son vécu personnel pour traiter de l’histoire collective, dans des projets qui mettent l’accent sur les conséquences des conflits et des révolutions sociales, et qui révèlent comment l’identité est conditionnée par le contexte socioéconomique. Travaillant avec des acteurs non professionnels, des hommes et des femmes dans leurs difficultés, il explore la plupart des problèmes existentiels et sociaux de notre époque : migration, mobilité, perte, déplacement, mondialisation, identité culturelle, nostalgie, mémoire...

Après avoir représenté son pays à la Biennale de Venise en 1999 et avoir été exposé au MoMa PS1 à New York en 2005, son travail a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles : Moderna Museet de Stockholm, Kunstverein de Hanovre, Centre d’art contemporain de Tel Aviv, Bloomberg Space à Londres et Kunsthaus de Zurich... Il a également participé à de nombreuses expositions collectives : Manifesta3 à Ljubljana (2000), Biennale de Venise (2005), Tate Modern de Londres (2008), Maxxi de Rome, Biennales de Lyon et de La Havane (2011).

Sa formation de peintre transparaît dans ses vidéos et ses photographies, où la lumière et le clair-obscur tiennent une place symbolique, il existe aussi un attrait particulier d’Adrian Paci pour le portrait, dont il fait un usage magistral dans les vidéos Centro di Permanenza Temporanea (2007), et Electric Blue (2010).

La tension entre l’image en mouvement et l’image fixe est au cœur de sa démarche dont le principe fondateur est “le passage permanent du réel au métaphorique”. Conjointement à une sélection d’œuvres anciennes (Albanian Stories, 1997 ; Home to go, 2001 ; Piktori, 2002 ; Vajtojca, 2002...), Adrian Paci présente des œuvres récentes, telles que The Encounter (2011), Inside The Circle (2011), et The Column, une installation vidéo spécifiquement réalisée pour son exposition au Jeu de Paume, accompagnée par la colonne en marbre présentée à droite de l’entrée dans le jardin des Tuileries.

The Column est une réflexion sur la vitesse à laquelle l’offre et la demande doivent être satisfaites dans l’économie contemporaine. Prétexte à un voyage poétique entre l’Orient et l’Occident, The Column montre la transformation subie par un morceau de marbre depuis son extraction d’une carrière, jusqu’aux longues semaines de son transport en mer durant lesquelles des sculpteurs le façonnent en une colonne romaine.

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The work of Adrian Paci (born in 1969 in Albania) underlines one of the paradoxes of human intelligence, which consists of becoming aware of reality through irreality. Often inspired by subjects close to him, stories arising from his everyday life, Adrian Paci lets them slide poetically towards a fiction, which in its turn creates one or more wider realities. The exhibition at the Jeu de Paume gathers extremely diverse works (videos, installations, paintings, photographs and sculptures) made since 1997 and shows the numerous interconnections that operate between these different media and means of expression.

Paci’s work is characterised by its capacity to create a tension between the conflictual and the marvellous. With a certain romanticism, he is conscious of the stakes at play between contemporary artistic creation and possible forms of resistance.

In 1997, Adrian Paci escaped violent riots in Albania to take refuge, with his family, in Italy. On his arrival in the country, he temporarily abandoned painting and sculpture in favour of video, thus exploring new cinematic languages and means of expression. His experience of exile, the shock of separation and adaptation to a new place define the context of his first videos, through which he attempts to discover the roots of his past.

“The fact of being at a crossroads, at the frontier of two separate identities, underlies all my work on film.” (Adrian Paci)

Gradually, Adrian Paci has distanced himself from his personal experience to treat collective history, in projects that put the emphasis on the consequences of conflicts and social revolutions, revealing how identity is conditioned by the socio-economic context. Working with non-professional actors, men and women in difficulty, he explores many of the existential and social problems of our epoch: migration, mobility, loss, displacement, globalization, cultural identity, nostalgia, memory...

After representing Albania at the Venice Biennale in 1999 and exhibiting at the MoMa PS1 in New York in 2005, his work has been the subject of numerous solo exhibitions: Moderna Museet in Stockholm, Kunstverein, Hanover, Tel Aviv contemporary art centre, Bloomberg Space in London and Kunsthaus Zurich. Among numerous group shows, he has participated in Manifesta 3 in Ljubljana (2000), Venice Biennale (2005), Tate Modern, London (2008), Maxxi Rome, Lyon Biennial and Havana Biennial (2011).

His training as a painter permeates his videos and photographs, where light and chiaroscuro hold a symbolic role, Adrian Paci is also particularly attracted by portraiture, which he uses magnificently in the videos Centro di Permanenza Temporanea, 2007, and Electric Blue, 2010.

The tension between the moving image and the fixed image is at the heart of an approach founded on the principle of “the continual movement from reality to the metaphorical”. Along with a selection of early works (Albanian Stories, 1997; Home to go, 2001; Piktori, 2002; Vajtojca, 2002...), Adrian Paci presents recent pieces, including The Encounter, 2011, Inside the Circle, 2011, and The Column, a video installation created specifically for his exhibition at the Jeu de Paume, accompanied by the marble column presented in the Jardin des Tuileries to the right of the entrance.


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