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Paris

Galerie Duboys

Exhibition Detail
Solo Exhibition
6, rue des Coutures St-Gervais
75003 Paris
France


January 26th, 2013 - March 16th, 2013
Opening: 
January 26th, 2013 5:00 PM - 9:00 PM
 
« Veilleur du temps », Bernard GuillotBernard Guillot, « Veilleur du temps »,
2012, , tempera sur papier, 100 x 70 cm
© Courtesy of the artist and Galerie Duboys
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galerieduboys.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
contact@galerieduboys.com
PHONE:  
+ 33 (0)1 4274 8505
OPEN HOURS:  
Wednesday to Saturday 11am to 1:30 and 2:30 pm to 7pm
TAGS:  
works on paper
> DESCRIPTION

Vernissage le samedi 26 janvier 2013 à partir de 17h. / Les gouaches de Bernard Guillot nous emmènent en Orient, dans un espace-temps souvent indéterminé et qui est pour beaucoup dans le charme qui s'en dégage. Parfois, à partir d'une ruine, d'un arbre, d'une rivière, l'artiste ajoute à l'encre ou à la gouache une barque, un personnage, une frise végétale, une lune...

C’est en 1992 au Grand Palais à Paris que j’ai croisé l’oeuvre de Bernard Guillot, la galerie François Mitaine présentait une série de ses gouaches, à quelques mètres, la galerie Diane Manière proposait mes toiles. Tous deux nous parlions d’Egypte, de silence, de racines.  Par la suite, j’ai découvert d’autres gouaches, photos et sculptures de Bernard Guillot chez Agathe Gaillard, François Mitaine, Serge Aboukrat et toujours ce même plaisir de me laisser envoûter.

Durant ce temps, deux de ses temperas m’accompagnaient tels des repères. J’imaginais son œuvre en cours, c’était au loin comme une lumière qui me rassurait dans le tourbillon d’une création contemporaine éloignée de son univers. Notre rencontre eu lieu chez Frédéric Moisan en 2008. 

Aujourd’hui, cette exposition est une halte qui me permet d’explorer la richesse de l’univers de Bernard Guillot.  C’est avec un immense plaisir que je veux vous faire partager cette œuvre unique hors du temps qui, comme un paradoxe, éclot dans notre monde du court terme à l’actualité permanente. 

 

Pour en parler, comme pour écouter une musique, il faut lâcher prise.

Il y a la matière, le papier et la couleur, on flotte et effleure l’image.  Le sujet interroge, les tons caressent l’esprit, tout est curiosité et nous enveloppe.  On désire connaître, tout savoir et pourtant laisser le silence ne pas déchirer le rêve.  Bernard nous offre un espace-temps, nous relie à des racines secrètes que l’on peut enfin apercevoir. Elles apparaissent, des instants et des moments connus, ce sont nos parents lointains ou nos doubles ?  Comme une onde parallèle, une histoire se prolonge.

Il y a de l’amour, de la sensualité et de l’affection.  L’homme est grandi, respecte l’autre, l’espace, le temps.  Nous sommes une chaîne et en se laissant abandonner, nous retrouvons l’oasis du Fayoum, une paix où des chevaux longent des bassins, croisent des hommes marchant sans hâte en longues tuniques blanches. 

Mélange de souvenirs d’Ancien Testament, de cahiers de catéchisme où je découvris le plaisir d’illustrer un monde qui parlait de beauté et de quiétude, d’hommes tranquilles qui chevauchaient des ânes, de visites des maisons charentaises de Pierre Loti.  Je pense à Zachée réfugié dans son arbre, aux grottes de papier de nos veillées de décembre, à la Sainte Famille traversant le Sinaï, au peuple juif à la recherche de la terre promise, au chant du Muezzin, à la felouque de l’Ile Eléphantine dans le silence d’une fin de journée sur le Nil.  Tout est là, instants fragiles de ces tempéras sur papier et images de l’hôtel Maffet Astoria où l’on croise les ombres aimantes d’un monde qui regarde courir le temps.

 

Thierry Diers, décembre 2012

Bernard Guillot est celui qui affirme le plus nettement ce droit à la dépendance, à la pérégrination  dans les marges, à une liberté sourcilleuse à ce point d’elle-même qu’elle ne semble pas connaître d’autre territoire que sa solitude. Mais qu’on ne s’y trompe pas : un oeil fixé sur les cheminements de la modernité, l’autre en retrait, comme pour mesurer la distance qui permet ce parcours intime, incessant et d’une telle discrétion que bien peu, en France, ont eu la chance ou le privilège de le rencontrer. Art ou plutôt pratique qui se refuse à tout effet, qui tente à travers la photographie en noir et blanc ou des dessins à peine coloriés d’inciter à une dimension intérieure qui semble si peu convaincre les tenants de la modernité d’aujourd’hui.

Bernard Guillot, qui a plusieurs fois séjourné en Egypte et qui en a ramené un album de photos qui l’a fait connaître comme l’un des meilleurs photographes de la jeune génération, peint comme il photographie : à peine, dans une sorte d’épure, presque élémentaire et qui semble toujours craindre d’en dire trop ou d’en montrer trop. Tout cela est simple, si simple même que le temps s’échappe, ou plutôt s’estompe et que l’oeuvre de Bernard Guillot me semble le repli, sous le prétexte de la plus extrême discrétion, d’une forme d’art qu’il faut aller rechercher du côté du Maître de Moulins et des Primitifs qui furent à l’origine de ce qu’on a appelé l’Ecole Française. L’économie des moyens, la discrétion descriptive en sont les vertus majeures auxquelles s’ajoute, chez Bernard Guillot, un pouvoir d’allusion qui ne va pas sans s’inspirer de quelque lanterne magique pas si éloignée non plus des « illusions dangereuses » dont la tradition islamique parle à propos de la représentation.

Claude Fournet

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We are pleased to invite you to our next opening for Bernard Guillot, on Saturday January 26, 2013, in the presence of the artist.

French artist, born in Bâle in 1950. He shares his time between France and Egypt. Nadar Price in 2003. He is represented in numerous public and private collections: the Paris Modern Art Museum, the Georges Pompidou Centre, the National Fund of Contemporary Art, the Nice Museum for Modern and Contemporary Art (MAMAC), FRAC Haute Normandie, the National Centre for Plastic Art, the National Library and the American University in Cairo.

"In order to speak about it, just like to listen to some music, you have to let go.
There is matter, the paper and the colour: we float and skim over the picture. The subject questions us, the shades stroke the mind, everything is curiosity and wraps us up. We are eager to know, to know everything and yet prevent the silence from tearing the dream. Bernard offers us a space, links us to secret roots that we can at last catch sight of. They appear, well-known instants and moments: are they our distant relatives or our doubles ? Just like a parallel wave, a story goes on."....
Thierry Diers

Bernard Guillot's watercolours take us to the East, in a space often undefined that explains a lot of its charm. Sometimes, to a ruin, a tree or a river, the artist manages with ink or watercolour to add a bark, a person, a plant wall, a moon...


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