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Paris

GALERIE MARIA LUND La Galerie Danoise

Exhibition Detail
accrochage4
48 rue de Turenne
75003 Paris
France


December 6th, 2012 - January 8th, 2013
Opening: 
December 15th, 2012 6:00 PM - 9:00 PM
 
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© Courtesy of the artist and GALERIE MARIA LUND La Galerie Danoise
> ARTISTS
> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.marialund.com
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
galerie@marialund.com
PHONE:  
(+33) 01 42 76 00 33
OPEN HOURS:  
mardi - samedi 12h-19h
TAGS:  
cut outs
> DESCRIPTION

CATHERINE MARIA CHAPEL (née en 1968 en France)

Matière et expression font un pour Catherine Maria Chapel, qui connait intimement le papier et les couleurs fluides de l’aquarelle et de l’encre. Elle « laisse venir » des espaces sans nom ni repères précis, qui apparaissent sur le papier… ils suggèrent le monde sous-marin, le ciel, le végétal ou l’intensité lumineuse de la chaleur. Sur ces fonds, des figures, parfois fragmentaires, existent par un simple contour ou prennent la forme de silhouettes découpées. Les oeuvres de l’artiste évoquent un voyage dans l’inconscient, un rêve éveillé. Ses dessins et collages sont des réminiscences poétiques, des fragments de beauté juxtaposés… Ils réveillent en nous les souvenirs d’heures fraîches et bleues, le soleil d’été qui se couche, la caresse de la brise, la transparence de l’eau, des sensations, des sentiments oubliés… >L’artiste, fascinée par l’art du tournant du XIXe et XXe siècle – le mysticisme d’Odilon Redon notamment - diffuse dans ses oeuvres une douce et lascive mélancolie. Parallèlement, ses figures sont par leur expressivité, le sensoriel, ce en quoi elles s’inscrivent parfaitement dans notre époque.

LEE JIN-WOO (né en 1959 en Corée du Sud)

Lee Jin-Woo construit ses oeuvres en superposant des feuilles de papier traditionnel coréen, le Hanji. Sur ce papier diaphane, il dessine, peint, et dépose de la matière (pigments, encre de Chine, charbon de bois, terre etc.). Puis il recouvre et enterre son travail d’une nouvelle feuille, et recommence le processus de multiples fois… Le résultat final a la forme d’un tableau, un tableau entre deux et trois dimensions dont la surface cache d’autres images, d’autres couleurs, d’autres humeurs ensevelies dans les fibres du papier comme des strates de temps, de mémoire ou de rêve. Les éléments apparaissent parfois en transparence, et le regard se déplace dans un aller-retour entre surface et profondeur, passant d’un point de vue à un autre.

Il se dégage du travail de l’artiste un sentiment de calme, de temps arrêté. Comme une invitation à la contemplation.


PETER MARTENSEN (né en 1953 au Danemark)

Délire surréel, quotidien revisité… Depuis plusieurs années, Peter Martensen développe l’univers de personnages qu’il appelle les « spécialistes » - ces personnes qui ont choisi d’explorer un domaine extrêmement restreint, et dont l’activité reste impénétrable pour le commun des hommes. Ces figures en blouse blanche tournant le dos au monde ou errant, l’air pénétré, perdus dans leur réflexion semblent familiers. Pour autant, le contexte sous-jacent où l’on inscrirait normalement les situations que le peintre dépeint est totalement exclu. Ainsi, ces hommes déambulent dans la campagne, dans un espace non-défini, non-reconnaissable, comme des pauvres fous dans le jardin d’un asile. Il en résulte une image énigmatique, absurde, presque cocasse ; le spectateur, troublé, est obligé de voir et de vivre cette situation sans avoir la possibilité de se servir de son appareil conceptuel habituel…

Peter Martensen déploie dans son oeuvre de l’humour, une douce ironie, et l’on sent dans cette série des « spécialistes » une observation tendre et pointue de l’humanité, ainsi qu’une critique à peine voilée de l’époque. Mais toute tentative pour déterminer les sujets et les thèmes dans les oeuvres de l’artiste a ses limites. Ce sont des propositions ouvertes à de multiples interprétations... Ajoutons que les composants figuratifs de ses toiles et dessins ne sont pas uniquement choisis pour leur charge narrative, mais aussi pour leur potentiel visuel, plastique. Ainsi, les oeuvres de Peter Martensen résultent aussi d’un jeu formel. C’est là une dimension essentielle à l’appréciation et à l’interprétation de son oeuvre, qui se situe entre narration et propos purement plastique.

MIN JUNG YEON (née en 1979 en Corée du Sud)

Dans les oeuvres de Min Jung-Yeon les lignes droites et les formes géométriques côtoient les lignes fluides. L’artiste évoque des formes féminines qui incarnent la douceur et des structures masculines porteuses d’énergie… Ces composants, aux qualités contraires et complémentaires, constituent l’univers de Min Jung-Yeon. Un monde étrange ou l’air matérialisé, léger comme une bulle de savon, évolue lentement, et se brise comme du verre au contact du monde (L’air fragile, 2011) . Un monde figuratif, minutieusement décrit, si prosaïque que cet air fragile n’y résiste pas, se fêle, s’ébrèche, se brise, laissant sur le sol des débris acérés… Ainsi s’exprime l’éternel processus de création, construction, évolution et destruction qui nous entoure dans un perpétuel mouvement.

LYNDI SALES (née en 1973 en Afrique du Sud)

C’est après qu’on lui ait détecté un trouble de la vision que Lyndi Sales a développé une interrogation sur la perception : ce que nous choisissons de croire que nous voyons, ce que nous ne voulons pas voir ou ce que nous souhaitons voir sans y arriver. Dans cette quête de vision intensifiée, comparable à la méditation, l’hypnose, les hallucinogènes ou la psycho-analyse, l’artiste transforme des images dérangeantes ou banales de la réalité – notices d’enfants disparus, tabloïds, nuanciers etc. – en découpant dans la matière même de ces papiers pour en créer des visions délicates, d’immenses dentelles maintenues par des simples aiguilles. D’un scan de son oeil vu sous microscope par exemple, elle redessine le contour de sa cornée qu’elle déforme pour créer une image abstraite.

Aussi concret que puisse être le point de départ d’une oeuvre, Lyndi Sales se l’approprie pour le modifier avec un désir d’évasion, d’utopie, de déformation et de transformation devant une réalité parfois laide et douloureuse.

MAIBRITT ULVEDAL BJELKE (née en 1967 au Danemark)

Maibritt Ulvedal Bjelke pratique depuis vingt ans une peinture où seuls comptent le processus, la couleur, la matière ainsi que l’engagement corporel et intellectuel de sa personne. Depuis 2009, l’artiste a abandonné la peinture gestuelle qui caractérisait son oeuvre jusqu’alors pour des compositions plus graphiques, plus géométriques - la couleur et la lumière restant des composantes essentielles de son travail. La série étude-de-stella représente une évolution de sa série tangram-suite d'étude (2010) qui s’inspirait du Tangram, jeu solitaire de « casse-tête » chinois, composé de sept formes géométriques. L’artiste réalise ainsi des collages carrés de petit format, chacun constitué de huit triangles découpés dans des surfaces rayées de fines coulures de peinture. La combinaison de couleurs vives, de juxtapositions et ruptures de coulures donne une impression de mouvement éclaté, de vibration lumineuse. Ces peintures-objets à la surface légèrement bombée font songer au minimalisme américain. Le fameux mot de Frank Stella, « Light is Life » trouve ici un écho particulier. Cependant, ces étoiles de papier ne sont pas dépourvues de la substance émotive que Stella voulait éliminer de l’art puisque l’oeuvre de Maibritt Ulvedal Bjelke est depuis toujours subtilement imprégnée d’émotions…

YOO HYE-SOOK (née en 1964 en Corée du Sud)

Le sentiment qui sous-tend l’ensemble de l’oeuvre de Yoo Hye-Sook est le désir. Jusqu’à présent, ce désir animal, fondamental, elle le révélait dans chacun des objets du quotidien qu’elle choisissait d’étudier avec la minutie troublante qui caractérise son travail. Une chevelure anonyme, des sous-vêtements, un manteau de fourrure dépassaient leur simple forme physique pour devenir des specimens sensuels, intrigants, parfois même quasi-angoissants.

Avec cette nouvelle série, c’est un autre corps auquel s’attaque l’artiste. Dans ces oeuvres plus abstraites, plus en matière, le désir devient pulsion destructrice. C’est à coup de mine de plomb qu’elle transperce le Hanji, ce papier traditionnel coréen extrêmement fin, qu’elle a marouflé sur une toile ronde et noire. Le résultat est étonnant : Vue cosmique ou infiniment petit ? Fragment ou Grand Tout ? Le cercle intrigue, attire, entraîne et ces objets de curiosité sans titre troublent en ce qu’ils semblent familiers, mais demeurent impossibles à définir.

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CATHERINE MARIA CHAPEL (born in France in 1968)

For Catherine Maria Chapel, matter and expression are one. She knows paper intimately as well as the fluidity in watercolours and ink. Spaces without names or specific references emerge. : The underwater world, the sky, vegetation or heat’s intense luminosity are suggested. Figures or fragments of figures come to life on these backgrounds, out of a basic contour or as cut-out silhouettes. Chapel’s work evokes journeys into the unconscious or an awakened dream. Her drawings and collages are poetic reminiscences, juxtaposed fragments of beauty… Reviving memories of crisp blue hours when the summer sun is setting, a breeze travelling past, the transparency of water, sensations and forgotten feelings…

The artist is fascinated by art at the turn of the XXth Century, particularly the mysticism of Odilon Redon. She disperses a gentle melancholy, a lasciviousness that invites contemplation. At the same time however, the expressiveness and sensuality of her figures are perfectly contemporary.

LEE JIN-WOO (born in South Korea in 1959)

Lee Jin-Woo builds his works by layering sheets of traditional Korean Hanji paper. He draws, paints and deposits matter (pigments, Indian ink, charcoal, earth…) on the multiple layers of translucent paper. Progressively elements are covered and buried and the process is started over with each new sheet of Hanji. The final result is shaped like a painting yet between two and three dimensions. The pictorial surface hides other images, colours and moods which have been buried in the paper fibers like strata of time, memory or dream. Sometimes elements are visible through the translucent layering and our gaze travels in an incessant go between surface and depth, alternating between one point of view and another.

A feeling of calm, of time held still emanates from Lee’s work. It is like an invitation for contemplation.

PETER MARTENSEN (born in Denmark in 1953)

Surreal delirium, everyday life revisited… Over the past few years, the artist has been developing the world of “specialists” and “experts” – people who have chosen to explore a very small field and whose work is almost impenetrable to the rest of us. Peter Martensen paints people in familiar scenes: men in white overcoats with their backs to the world, wandering, looking bewildered, lost in their reflection. Yet, these seemingly ordinary situations have been decontextualized. Thus, men wander in the countryside, in an undefined, unrecognizable space, like poor mad men in an asylum garden. As a result, images are enigmatic, absurd, almost comical; the unsettled spectator observes and lives the situations, unable to access his usual panel of references.

Martensen deploys humor and mild irony, a gentle yet fine observation of humanity as well as a barely dissimulated criticism of our times. However, any attempt to determine the subject matter and themes in Martensen’s work has its limits. His propositions are open to multiple interpretations… Additionally, the figurative components in his paintings and drawings are not only chosen for their narrative load, but also for their visual and plastic potential. Thus, Martensen’s works are the result of a formal game too. This dimension is fundamental in understanding and interpreting his work which lies between narrative discourse and a purely plastic approach.

MIN JUNG YEON (born in South Korea in 1979)

Min Jun-Yeon's work mingles straight lines and geometric shapes with fluid outlines. The artist evokes soft feminine silhouettes as well as energetic, masculine structures. These contradictory and complementary elements are at the core of her world. A strange world where materialized air, like a soap bubble, slowly moves and shatters like glass when it meets reality (L'air fragile, 2011). Her universe is figurative, minutely described, so prosaic that her fragile air cannot withstand it, splinters, shatters, finally becoming sharp shards on the ground...Thus is described the eternal process of creation, construction, evolution and destruction, which surrounds us with its perpetual motion.

LYNDI SALES (born in South Africa in 1973)

After being diagnosed with a visual impairment, artist Lyndi Sales started questioning the idea of perception; what we choose to believe we are seeing, what we do not want to see or what we want to see without success; In this quest for enhanced vision, similar to meditation, hypnosis, hallucinogenic drugs or psychoanalysis, she transforms disturbing or mundane images taken from everyday life (missing children notices, tabloids, color atlases etc.) through decoupage to create delicate and large lace designs merely held together by pins. Using a scan of her eye as seen through a microscope for instance, she reshapes the outline of her cornea to create an abstract image. No matter how concrete her starting point might be, Lyndi Sales reclaims it to state her desire to escape, to find utopia, to shape and transform a sometimes ugly and painful reality.

MAIBRITT ULVEDAL BJELKE (born in Denmark in 1967)

For the past twenty years, Maibritt Ulvedal Bjelke has been exploring painting, focusing solely on the process, colour and matter, as well as her physical and intellectual involvement. Since 2009, the artist has left behind the gesture painting that had until then been her trademark for more geometric and graphic compositions, with colour and light remaining at the centre of her work. The series étude-de-stella shows the follow-up to her series tangram-suite d'étude (2010) which was inspired by the Tangram, a solitary Chinese puzzle, constituted by seven geometric shapes. The artist creates small-scaled collages, each using eight triangles cut out of surfaces striped with fine lines of paint. All combined, the bright colours, the juxtaposition and break of lines, give a feeling of exploding movement, of vibrating light. These painting-objects with their slightly curved surface are reminiscent of American minimalism. Frank Stella 's famous quote "Light is Life" is particularly apposite here. However, despite Stella's manifesto, these paper stars are not devoid of all emotional content as Maibritt Ulvedal Bjelke 's work has always been tinged with emotional depth.

YOO HYE-SOOK (born in South Korea in 1964)

Desire is the underlying theme of all of Yoo Hye-Sook's work. Until today, she revealed this fundamental and animal-like desire in each of the mundane objects she chose to study with the painstaking attention to detail that is her trademark. Someone's hair, underwear, a fur coat became more than their physical incarnation to become sensuous and intriguing specimens, even veering toward eeriness.

With this new series, the artist studies another kind of body. In these more abstract works, more focused on matter, desire turns into a destructive force. She uses pencil like a dagger to pierce through Hanji, the extremely thin traditional Korean paper she marouflages on a black round canvas. Bewilderment ensues: cosmic system or microscopic view? Fragment or Grand All? The circle intrigues, beguiles, attracts the viewer; and these untitled curiosities remain tantalizingly familiar yet impossible to define.


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