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Paris

Art:Concept

Exhibition Detail
Les Filtres Harmoniques (Harmonic Filters)
13 rue des Arquebusiers
75003 Paris
France


December 1st, 2012 - January 5th, 2013
Opening: 
December 1st, 2012 6:00 PM - 9:00 PM
 
Dynamique de groupe (group dynamic), Andrew LewisAndrew Lewis,
Dynamique de groupe (group dynamic),
2012, Huile sur toile , 90 x 90 x 3,5 cm
© Courtesy of the artist and Art:Concept
Raisonnement par induction (Induction reasoning), Andrew LewisAndrew Lewis,
Raisonnement par induction (Induction reasoning),
2012, oil on canvas, 43,5 x 124 x 3,5 cm
© Courtesy of the artist and Art:Concept
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> QUICK FACTS
WEBSITE:  
http://www.galerieartconcept.com/2012
NEIGHBORHOOD:  
3rd Arrondissement
EMAIL:  
olivier@galerieartconcept.com
PHONE:  
+33 1 53 60 90 30
OPEN HOURS:  
Tues-Sat 11-7
> DESCRIPTION

“We’re all electrical generators. it’s thank to electro chemistry that we’re able to think”. Andrew Lewis
Networks stimulate Andrew Lewis in all their aspects; be they electric, sociologic or genetic. Their inter-alliance has triggered off a new series of paintings, which will be shown on occasion of his third personal exhibition at Art:Concept. Andrew Lewis, an architect by training, is an enigmatic and surprising person who hardly ever separates from a heavy back pack which, Hans Ulrich Obrist underlined during an interview with the artist as a “real portable workshop”. He develops a hybrid and poetic architectural form of art, halfway between reality and science fiction. He focuses on social and technological evolutions but also on the evolution of time as fully-fledged element. An element that turns into a common thread linking artistic narrative works and epochs to each other; while at the same time warning that this connection will inevitably cause some sort of time-compression. epochs interpenetrate, the advent of technical evolutions meeting each other and fostering progress make way for a universe perceived as a harmonious yet manifold space.

This exhibition is built on allegories of new relations built between Time and History. Andrew Lewis conjugates history with evolution along parallel lines. For instance the painting called “With Elizabeth Wydeville” shows us a young woman, representing a descendant of the first commoner ever who have married an English monarch (Edward IV of the House of York), comfortably installed inside a bucolic landscape. From her new Arcadia, the young woman observes a kind of anachronic if not strange sculpture with a little window in it. The anecdote does not stop at the mere parallel between the moral evolution of monarchy and evolving social mores, partly fostered by technology, it is also intended as an exploration of history with the purpose of showing a universal evolution while at the same time insisting on the invariable quality of certain virtues and episodes of history.

In his softly naïf, sometimes even slightly mannerist paintings, Andrew Lewis develops the idea of interaction between characters both human or sculpted and their immediate environment, which tends to create a group dynamic. His works show all the innovation and ingenuity that we’ve had to use to develop within the bosom of society which in turn has begun to function like an organism abolishing its own privileges, thus breaking the codes that it had eagerly created not so long before.

Andrew Lewis attends to make an original synthesis between the painterly transposition of calm and hieratic characters and time in its most fleeing, mobile and evolving aspects. His figures evoke Robert Musil’s ones. They are men and woman without evident “qualities” who, once freed of the sediments of their own milieu and epoch, become extremely sensitive to all experiments and act as a sort of trans-historic multiple conscience.

Floating in the gallery’s space, these paintings, or harmonic filters, turn into as many “vessels of tought”, as Andrew Lewis explains; they distill thought and reflection, they compress time. These harmonic filters are, as it were, tabernacles of history that becomes the container of continuity, adaptation and connection.

Aurélia Bourquard
Traduction / Translation : Frieda Schumann


“Nous sommes tous des générateurs électriques. C’est grâce à la chimie électrique que nous pouvons penser”. Andrew Lewis

Qu’ils soient électriques, génétiques ou sociologiques, tous les réseaux stimulent Andrew Lewis ; l’alliance de tous ces réseaux a déclenché cette nouvelle série de peintures présentées à l’occasion de sa troisième exposition personnelle à la galerie Art : Concept. Personnage énigmatique et surprenant, Andrew Lewis, architecte de formation, ne se sépare jamais de sa lourde besace, « véritable atelier portatif » comme le soulignait Hans Ulrich Obrist dans un entretien avec l’artiste. Il développe un art hybride, poétiquement architectural, à mi-chemin entre réalité et science fiction. Il s’attarde sur les évolutions sociales et technologiques mais aussi sur l’évolution du temps en tant qu’élément à part entière. Le temps devient une sorte de fil conducteur dans la narration artistique, il navigue et connecte les oeuvres et les époques entre elles, mais en rappelant que cette connexion va inévitablement amener une compression du temps. Les époques s’interpénètrent, les différentes évolutions techniques et l’avènement du progrès se rencontrent, l’univers devient un espace temps à la fois multiple et harmonieux.

Cette exposition repose sur des allégories qui sont le fruit de nouvelles relations entretenues entre le Temps et l’Histoire. Andrew Lewis conjugue l’histoire et l’évolution au même temps. Prenons par exemple la peinture « Chez Elizabeth Wydville », la jeune femme, une descendante de la première femme roturière à avoir épousé un monarque anglais (Edward IV de la Maison d’York), est confortablement assise dans un paysage aux allures bucoliques, sorte de nouvelle Arcadie ; elle regarde une sculpture pour le moins étrange voire anachronique, sculpture dans laquelle se trouve une petite fenêtre. L’anecdote ne s‘arrête pas à la simple mise en parallèle de l’évolution morale de la monarchie anglaise, de l’évolution des moeurs, de la technologie, c’est une sorte de mise en abîme de l’histoire qui sert à nous montrer l’évolution universelle tout en insistant sur le caractère invariable de certaines qualités, certains épisodes.

Dans ses peintures aux traits doucement naïfs voire maniéristes, Andrew Lewis développe cette idée de l’interaction entre les personnages aussi bien humains que sculptés et leur environnement immédiat créant ainsi une dynamique de groupe. Ses oeuvres montrent les innovations et l’ingéniosité que nous avons mises en place pour nous adapter et croître au sein de notre société, qui de fait s’est mise à fonctionner comme un organisme abolissant les privilèges, cassant les codes qu’elle avait aimé créer peu de temps auparavant.

Andrew Lewis tente de réaliser une synthèse originale : transposer en peinture des personnages calmes et hiératiques interagissant avec le temps qui, lui, passe, bouge, évolue. Ses personnages rappellent ceux de Robert Musil, ces hommes et ces femmes sans « qualités » évidentes, qui débarrassés des scories de leur milieu et de leur époque deviennent réceptifs aux expérimentations et agissent comme une sorte de polyconscience transhistorique.

En flottant dans l’espace de la galerie, ces peintures, ces filtres harmoniques deviennent des « vaisseaux de pensée » comme l’explique Andrew Lewis ; ils distillent pensée et réflexion et contractent le temps. Chacun de ces filtres harmoniques est en quelque sorte un tabernacle de l’histoire qui devient le récipient de la continuité, de l’adaptabilité et de la connectivité.

Aurélia Bourquard


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